Blisso. Diclionnaire de pédagogie, article Orléanais
les paroisses où l'on ne peut établir de maîtres d'école, nous exhortons les curés de suppléer à leur défaut, soit par eux, soit par d'autres ecclésiastiques^. »
Champagne. — Les statuts synodaux du diocèse de Troyes prescrivent, dès le Moyen- Age, aux curés d'avoir auprès d'eux un clerc qui puisse tenir une école pour le peuple; aussi l'instruction primaire fut-elle de bonne heure développée dans ce diocèse. Au xvi® siècle, l'Aumône générale ou Bureau de bienfaisance de Troyes ouvrait des écoles gratuites ; au xv!!!", les Frères des Ecoles chrétiennes tenaient six écoles gratuites dans la ville. « C'est surtout à partir du xvii® siècle qu'on peut signaler dans les campagnesun nombre toujours croissantd'écoles. Grâce aux recherches faites par les instituteurs en 1860, sur la demande de M. Rattier, alors inspecteur d'Académie, nous avons pu établir l'existence de 225 écoles au xvii« siècle dans le département; en 179011 en existait dans 420 localités (sur 446). Des hameaux même avaient leur maître et leur maison d'école^. »
Nous retrouvons les mêmes proportions dans le département de la Marne. Les procès-verbaux des visites de Saulx-Tavannes, évêque de Châlons, nous indiquent, de 1724 à 1732, 235 écoles pour 319 paroisses rurales'. Ce nombre s'élevait à plus de 300 en 1789; ce qui revient à dire qu'à la veille de la Révolution presque toutes les paroisses du diocèse de Châlons étaient pourvues d'écoles.
M. de Barthélémy affirme que, dans le diocèse de Reims, des écoles de garçons existaient dans la plupart des paroisses et M. Maggiolo en a eu la preuve en étudiant, dans le registre de l'écolâtre de la cathédrale, les formules de nomination des maîtres et maîtresses. « Il y