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L INSTRUCTION POPULAIRE AVANT LA RÉVOLUTION

en a partout, écrit-il, dans les villes, les villages, les annexes des doyennés; j'en ai compté G06 ^ »

M. Fayet est arrivé aux mêmes conclusions pour la Haute-Marne. Il a relevé les noms de 5.535 maîtres ayant enseigné, avant 1789, dans les communes qui ont formé ce département^; ce qui suppose un nombre d'écoles considérable, puisque M. Fayet n'a guère fait porter ses recherches que sur la un du xvii*^ siècle et sur le xviii«. Il a d'ailleurs dressé la statistique des écoles pendant cette période et a constaté que le nombre des communes de la Haute- Marne qui possédaient des écoles était, en 1680, de 235, en 1700 de 394, en 1750 de 500, en 1790 de 527 sur les 550 que comprend aujourd'hui ce département.

Dans les Ardennes, nous dit le Dictionnaire de pédagogie de M. Buisson, « les archives départementales et les manuscrits de bibliothèques particulières permettent de retrouver, à une date très éloignée, la trace de l'instruction primaire... Au xvii^ siècle, on remarque surtout de nombreuses fondations pour l'instruction gratuite des filles, celles de Louise de Malval à Sedan (1652), d'Idette de Morel à Charleville (1679); d'autres àGraudpré (1662), Mouzon (1079), Château-Porcieu (17:21), Létanne (1730), ïrugny (1735), celle du curé Loupot qui donne une maison et une rente à la commune d'Yoncq pour instruire gratuitement quinze enfants (17i20). Les constructions de maisons d'école et les fondations, surtout dans les bourgs et les petites villes, se continuent et se multiplient jusqu'à la veille de la Révolution"'. »

Lorraine. — Sur la région de l'Est de la France, comprenant la Lorraine et la Franche-Comté, nous avons un témoignage de la plus haute importance. Il ne saurait

I. Buisso.x, Dictionnaire, art. Champagne, par M. Maggiolo. a. Fayet. Recherches historiques et artistiques sur les écoles de la Haute-Marne, p. aa.

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