‹ Histoire partialeChapitre 183 sur 214 · I . Ihifl., p · texte numérisé non relu

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3. Ibid. d'après les Archives de la préfecttirc de l'Yonne, (vjlle d'Auxcrrc.)

sort des maîtres et renseignement gratuit aux pauvres^ » Ley savantes recherches du recteur Fayet, sur l'enseignement dans le diocèse de Langres, nous renseignent sur le Tomierrois, qui faisait partie de ce diocèse avant 1789. Les documents qu'il a recueillis nous prouvent que, vers 1740, « les paroisses les plus petites, comme les plus grandes, étaient pourvues de maîtres d'école. » Quant aux pays de Joigny et d'Avallon, ils étaient compris, presque en totalité, dans l'ancien diocèse d'Autun et nous avons publié plus haut, d'après M. de Charmasse, la statistique par archiprêtré des écoles qu'ils possédaient avant

Nivernais, Bourbonnais. — On a encore peu étudié l'état de l'enseignement primaire dans ces provinces avant 1789. Toutefois, comme une partie du département de l'Allier, et en particulier Moulins, appartenait au diocèse d'Autun, nous sommes renseignés sur le Bourbonnais par les savantes recherches de M. de Charmasse. C'est en s'appuyant sur les documents publiés par cet érudit que le Dictionnaire de pédagogie de M. Buisson nous dit: « En résumé, il y avait, avant 1789, des écoles déjà nombreuses et en voie d'accroissement dans le Bourbonnais, quand les lois de 1792 et 1793, en voulant tout renouveler,

I. QuANTiN. op. cit., p. i6. Le mémoire qu'il résume est conservé aux Archives de l'Yonne, C 72. Les écoles qu'il mentionne dans l'arrondissement actuel de Sens étaient à Bagneaux, Brunnay, Champigny, Chigy, Courgenay, Gourion, Guy, Dixmont, Evry, Foissy, Fontaine-la-Gaillardc, Gizy, La Gapelle-sur-Oreuse, Lailly, Les Sièges, Maillot, Malay-le-Vicomte, Michery, Molinons, Monlacher, Pont-sur- Yonne, Saint-GIcmcnt, Saint-Martin du-Tertre, Saint-Martin-sur-Oreuse, Saint-Maurice-aux-Riches- Hommes, Serbonnes, Theil, Thorigny, Vallery, Vareilles, Villeblevin, Ville bougis, Villemanoche, Villeneuve-l'Archcvêque, Villeneuve-la- GuyarfJ, le hameau de Bichain, Villethierry, Villiers-Louis, Vin neuf, Voisines (Quanti:^, ibid. Appendice 16).

l/iNSTRUCTION POPULAIRE AVANT LA RÉVOLUTION 375

vinreiil à peu près tout détruire*. » Remarquons toutefois que le nombre des époux sacliant signer était faible dans les pays du Bourbonnais et du Nivernais; ce qui est une preuve que, dans cette partie de la France, l'enseignement populaire avait encore de grands progrès à faire On peut en dire autant d'une partie de la Bresse, des Dombes et du Bugey, qui ont formé le département de l'Ain. Le nombre des illettrés y était, en 1789, de 75% et les correspondants de Grégoire signalaient dans ces régions peu d'écoles^.

Lyonnais et Forez. — Tout autre était la situation du diocèse de Lyon, qui s'étendait sur le Lyonnais, le Forez et une partie des départements de l'Ain et du Jura ; de sérieux efforts y avaient été faits, au xvii^ et au xviii^ siècle, pour propager l'instruction dans le peuple et multiplier les écoles. Ils furent dûs surtout à un prêtre, originaire de Bourg, généreux précurseur de saint Jean- Baptiste de la Salle, Démia. « De 1665 à 1689, date de sa mort, il n'eut pas d'autre souci que de travailler au progrès de l'éducation, soit en ouvrant des écoles nouvelles, soit en réglementant celles qui existaient déjà, et encore en essayant de leur préparer des maîtres capables de leur fournir de bonnes méthodes d'enseignement. Nommé directeur des écoles du diocèse, par l'archevêque Camille de Neuville, armé, à ce titre, de pleins pouvoirs pour administrer l'instruction dans toute l'étendue du diocèse de Lyon, Démia fut, pendant vingt ans, une sorte de directeur régional de l'enseignementprimaircun ministre de l'Instruction publique au petit pied^. » Aidé par la ('ompagnie du Saint-Sacrement, appuyé par l'autorité épiscopale, il écrivit aux pouvoirs municipaux de I.yon

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