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Lettres à firrginrc, p. aa

3. Gabriei-, Compayré Charles hcmia et les origines de l'enseU gnement primaire, p. i5.

des Re montrances oùil demandait la multiplication d'écoles populaires avec section professionnelle et bureau de placement gratuit. « L'établissement des écoles, leur disait-il, est de telle importance et d'une si grande utilité, qu'il n'est rien dans la police qui soit plus digne des soins et de la vigilance des magistrats, puisque de là dépend le bonheur et la tranquillité publique^. » Grâce à Démia, une première école fut ouverte, le 9 janvier 1667, sur la paroisse Saint-Georges; Lyon en avait 16, tant de filles que de garçons, en 1679, et 26 en 1689, année de sa mort. Elles furent administrées par un bureau dont il fut le premier directeur. « Ce fut l'origine de la Caisse des petites Ecoles de Lyon, qui finit par disposer de grandes ressources en rentes, immeubles, dîmes, propriétés, provenant de dons, d'acquisitions ou de legs. Avec les ressources dont il disposait, le Bureau faisait donner des vêtements, du pain, des récompenses aux enfants pauvres et pourvoyait à tous les besoins des écoles^. » Enfin, Démia voulut assurer le bon recrutement et la formation morale, intellectuelle et pédagogique des maîtres et des maîtresses. Il institua, pour cela, une école normale, le séminaire Saint- Charles, « pour y élever et entretenir des maîtres d'école et des pauvres ecclésiastiques destinés aux dits emplois d'instituteurs et institatrices. »

L'archevêque de Lyon et Démia étaient hostiles à la coéducation des sexes. Aussi firent-ils tous leurs efforts pour assurer aux filles des écoles distinctes de celles des garçons. Ils créèrent, à côté du séminaire Saint-Charles, la communauté Saint-Charles, pour les femmes. « Moitié laïques, moitié religieuses, les sœurs de Saint-Charles, à

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