Ibidem
LA RÉVOCANION DE l'ÉDIT DE NANTES 47
que je fusse huguenot et pensait me faire plaisir^. » Grâce à ces intrigues avec Gaston d'Orléans et avec l'étranger, le parti protestant avait relevé la tête et, l'occasion que lui avait fournie Cinq-Mars, ayant été manquée, il restait à l'atlut de celles qui pourraient se présenter à l'avenir'^. Ils crurent en trouver une à la mort de Louis Xltl, avec régence d'Anne d'Autriche. Le cardinal de Richelieu, cet intrépide défenseur de l'intégrité et de l'unité de la Patrie, n'était plus là pourdémasquerlesconjurationsavec l'étranger et briser l'etfort des factions ; sa place était occupée par un autre cardinal dont on escomptait — à tort d'ailleurs — la faiblesse. Le duc d'Orléans semblait influent auprès d'Anne d'Autriche et avait une part importante dans le gouvernement; les protestants ayant depuis longtemps partie liée avec lui, comptaient sur lui comme sur la faiblesse de la reine. Aussi, dès les premiers jours de la Régence, les huguenots commencèrent-ils à s'agiter de nouveau. Dès juin 1043, l'ambassadeur de Venise à Paris signalait à son gouvernement ces agitations {li moti che approchiano gli Ugonoti)^. Les mêmes renseignements étaient envoyés à la Cour de Suède ^ par son ambassadeur