BouRGAin, op. cit., p. 8a
BISTOIRC PARTIALE, HISTOIRE VRAIK. — III. 19
les frais de perception (Serbat, p. 22, note. Bibl. Maz. ms. 2.633, p. 63).
1517 : Une décime (Bourgain, p. 83. Archiv. Nat. J. 939, 6).
1518 : Une décime {Ibid., p. 83, Arch. Nat. K. 81, 26)« 1521 : Trois décimes devant fournir environ 1 .200.000 livres (soit plus de 30 millions de francs d'aujourd'hui) pour l'armée d'Italie. Outre cela, le roi demanda aux églises « de faire bailler leurs joyaux » ; et ainsi, un grand nombre d'objets précieux, appartenant aux trésors des cathédrales, furent aliénés au profit de l'État. La grille d'argent qui entourait le tombeau de saint Martin de Tours fut fondue, convertie en pièces de monnaie pour une valeur de 400.000 écus, représentant 20 millions de nos jours. Par ce cas particulier à une église, on peut se faire une idée des sommes colossales que durent rapporter au trésor la vente des objets précieux des églises, s'ajoutant au prélèvement des trois décimes. (Bourgain, p. 85, Bibl. Nat., ms. fr. 20.940, 3,093. Arch. Nat., K. 82, 25).
1523-1524 : Trois décimes devant rapporter un million de livres (environ 30 millions). (Bourgain, p. 86. Bibl. Nat. ms. fr. 3.903).
1526 : Une décime qui rapporta 363.648 livres, 17 sous, 2 deniers (environ 9 millions). (Bibl. Nat., ms. fr., 3.903),
1527 : Au nom du clergé, le cardinal de Bourbon offrit au roi tenant lit de justice au Parlement, la somme de 1.300.000 livres (près de 35 millions). Outre cela, « François I^'' se sert de 1 argent des prélats comme du sien ; il envoie en ambassades évoques et abbés, quelquefois sans appointements et leur fait construire à leurs frais des vaisseaux, bâtir des maisons et des palais dont il hérite ; il loge lui-même ou envoie loger chez eux qui lui plaît ^. » Enfin, il prélève sur le clergé 4 décimes (près de 40 millions) pour la rançon de son fils. On peut donc dire que
I. Ceci est tiré d'une relation des ambassadeurs Vénitiens à la Cour de François 1er. Belazioni II, 3oi.
LE CLERGÉ PAYAIT-IL l/l.VIPOT SOUS L'aNCIEN RÉGIME 179
cette aanée-là le clergé versa près décent millions à l'État. (Bourgain, p. 88) ^
1532 : Trois décimes (env. 30 millions). {Ibid., Vaissète, tlist. du Languedoc, VU, 71).
1533 : Deux décimes (env. 20 millions). {Ibid., Bibl. Nat., ms.fr., 20.937. Arch. Nat., J. 939, 14).
1534 : Trois décimes (env. 30 millions). {Ibid., Arch. Nat., J. 939, 16).
1536 : Trois décimes (env. 30 millions). {Ibid., p. 89; Procès-verbaux du Clergé, VII, 71).
1537 ; Trois décimes (env. ?M millions). Ibid. ; Bibl. Nat,, ms. fr., 3.803).
En même temps, on faisait une nouvelle saisie et une nouvelle vente, au profit du Trésor, des objets précieux des églises.
1538 : Trois décimes (eav. 30 millions). {Ibid., p. 90.; Bibl. Nat., ms. fr., 20.936).
1541 : Deux décimes (eiiv. 20 millions). {Ibid. ; Arch. Nat., K. 87, 18).
1542 : Quatre décimes (env. 40 millions). {Ibid., p. 91 ; Arch. de l'Indre, H. 314).
I.'j43 : Quatre décimes (env. 40 raillions). {Ibid, ; Arch Nat., K. 87, 31).
1544 : Une décime (env. 10 millions). {Ibid.)
4545 : Quatre décimes (env. 40 millions). {Ibid.; Bibl. Nat., ms. fr.,:20.939).
En résumé, sans tenir compte des emprunts forcés, des ventes de joyaux et objets précieux enlevés aux églises, François 1*=% en 32 ans de règne (1515-1517), a prélevé 49 décimes, soit une moyenne par an de une décime et demie, ce qui représente un impôt annuel de 15 % sur les revenus du clergé pendant toute la durée de son règne.
Henri II imposa aux revenus ecclésiastiques des taxes encore plus lourdes.