‹ Histoire philosophique de l'hypochondrie et de l'hystérieChapitre 22 sur 22 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

$ XX. Ici se terminent les examens successifs que nous avions à faire des opinions émises par les auteurs sur nos deux maladies, et les réflexions que nous avions nous-mêmes à exposer sur les diverses parties de la question. Malgré l’état encore incertain et peu avancé de Ja thérapeutique, nous avons vu que la variété des opinions relatives à cette partie résultait presque uniquement des différences qui existent entre lhypochondrie et l’hystérie. Nous avons donc trouvé les différences de ces deux affections marquées avec plus ou moins de force et plus ou moins d’évidence, mais toujours constantes, dans l’étiologie, dans la symptomatologie , dans les terminaisons, dans la nature essentielle, et enfin dans le traitement.

Nous avons donné beaucoup d'attention aux différences de leur siége et de leurs causes prochaines, parce que ee point nous avait été spé cialement indiqué par la Société royale de médeeine de Bordeaux. Après avoir heureusement trouvé le lien systématique qui unit entre eux les

symptômes de ces maladies, nous avons coordonné leur histoire symptômatique sur des idées positives et très-simples , parce que la Société nous avait fait remarquer, avec juste raison, que « ce point surtout jetait les praticiens dans l’em- « barras lorsqu'ils voulaient combattre les symp- « tômes qui les accompagnent. (Programme de la Société.) |

Peut-être avons-nous traité avec quelque sévérité les opinions de quelques auteurs contemporains ; mais cette sévérité, impartiale comme elle l’est, nous avait été commandée par le texte même de la question proposée par la Société; on ne nous avait demandé ni éloge ni critique des opinions diverses, mais bien d’en faire un examen comparatif; c’est ce que nous avons fait; et, tout en respectant personnellement les auteurs, nous avons cru devoir réfuter sans ménagement ce qu'il y avait d’erroné dans quelques-unes de leurs opinions. É

Si ce travail remplit réellement le vœu de la Société royale de médecine de Bordeaux, c’esta-dire , s’il fixe enfin les idées des médecins sur la question tant controversée de l’hypochondrie et de l’hystérie, je croirai avoir obtenu , selon les désirs de cette compagnie savante , les résultats les plus utiles, puisque le traitement de ces deux

maladies devra nécessairement se ressentir de la précision et de l’ordre que j'aurai peut-être apportés dans les idées des praticiens sur ce point de doctrine.

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