CHAPITRE II
LBS AJULU*TS-Lg-SOI, TSJUX, MKUUJS' MAITTES H UMiT.
g. I — S*» AMajeaa le KM
Le village des Alluets-le-Roi, peu con>idérable. e>! situe sur l i gauche et à quelque dislance de la Seine et de lu n ule de l'an* à Caen, 6 sept lieue» vers l'ouest de Paris, à deux à l'ouest de Poissy.
Cet:e commune porte, depuis un temps immémorial, le nom <!es AllueMe-Roi, AHodia rryas, nom qu'elle tire s us. doute •J » privilèges accordés par les rois à ses habitants dès le mi* siè- «•.<>. et peut-être longtemps avant. Il parait que Ircs-ancieureuk'uI il existait dans la plaine des Alluets une exploitation de meule*, c- qui souvent a fait donner au village, dans les anciens actes , le nom de Molerùu dt Allodu$l.
Cette exploitation put donner au village beaucoup d'importance dans un temps où les communications entre Paris et la Champagne ou la Normandie, d'où viennent nujourd hui le» pierres meulières, étaient souvent impossibles; aussi reconnaîton encore t«ut autour du vi lage les vestiges d'une ancienne enceinte, cunsistont en un mur accompagné de tourelles; aussi les anciennes chartes nous foul-cllcs eonnaltre et l'antiquité du lieu et l'importance qu'il obtint <ic bonne heure: la plus ancienne que nous connaissions est de l'an 1174. C'est une charte de l-ouits Vif, portant, « nous et Gazon de Poissy qui tient Uc nous « comme partie de son fief la moitié de la ville dite aux « MtuUriu-lu-MUux, et lu garde de la fbttcresse dudit lieu , « axons cotitédc a perpétuité aux hommes dudit lieu les pri\i- « lé;;eN suivants; savoir: qu'ils soient à perpétuité libres et « exempts de toute tô e et taille , d'ost et de cUwiuchcc \ de « concis et de toutes autres taxes rt impôts par toutes nus « terres, exerpté ce qu'on nomme pltna lu. qui sera r, chetable u en une amende de 12 deniers seulement, etc. »
Il était aussi accorde aux habitants des AHui ts de ne pouvoir être cités en Justice que dans le lieu même ou à Poissy.
Un nuire acte de là 80 prouve non-seulement que les habitâtes des Alluets avaient toujours conservé ces privilèges, mais encore qu'ils se faisaient délivrer par leur greflirr seigneurial des espèces de certillcals au moven desquels Ils prétendaient jouir dans tout le royaume d'immunités fort étendues *,
On doit penser que des longtemps les rois che. clia'cnt a attirer ;iux Alluets une population considérable, et. relativement a la position de ce lieu sur un plateau , à en faire pour leurs domaines, de ce côté, un boulevart qui arrêtât au besoin lescn-
' Vi>}« Mrwu>\rn ii Ui Sotiiti ici ÀHttqvairet, lame lit, pai ^4jr« et
> Ce»4-d-d»r« de wrric» militaire è pied et à eaetal. » Cri anc cit eioit caaon • ... Par de»enl Moqua» Bertrand, «retler an la « prl<e»*d*» «Hutte- le-Roi. pear M-'tmn fa* ,1 eeieeeara i*HU
• iteai, taiiu'i* à l«ue qu'il appeiticadra, que Jtm Tàurrt ml uunaiil el habi-
• KHI drmcuiam xu\ «llaeii-lc-Ro.1. kqqcl teul jouir cl uacr iU-+ druii» air u francliue. prérogative», librilc» tju'il a plu au* ku» roi* de Franco, avoir « donné* rt orlroyé* auidilt habitante ; qui roui lH«, go'il» «not paw* .|inlie»
• al exeaipt de toute» latlke et trapoiitioit», pmae-poct», Luc*, pe«^i»* pa*-
• tige, atnuraçr. miaefe, rouan r, Uarrear, cakellc, pour elter quérir k tel t on bon leur semblera : franc» d'archer», pH>nwcr», ebereut d'artillerie, ban, f h»yi-tao. artiere-ben ; de jrrw >>agi terne, huitième, qm.lncmi' «1 «eueret Icroeul de tout autre* witnidr* du» au roi noire tire, mu ou * nieiur par - Kiui le r«j.iuroe de Franee, comme II appert par le» Mire» de franchi,,' qu'il
• a plu autdii» lea» roi» de France leur aïoir donaert el oeirojee» ; mCme
• par le» lettre» de caalrmatkaa et relief qu'il a plu au roi à préaaal nigaaat
• rat de Franc» et de Pologae, leur avoir eonSnnee». ,fai Je prie ton» l a caax qo'll appanieiMlra de ae ooaaer aacux Uoaak m , .. . i.i meal audit
> Jtaa Tblani, pert&Al k» tre.cBie», a et qu'Ut a'eu . .cuadenl cauta 1 « d'Iiaaraaes» •
treprises des dues de Normandie cl des comtes de Meulan, pos- ■esseurs de tous h-s environs des Alluets, et dont les terres ne lurent réunies à la couronne qu'en 1 304.
Tous tes privilèges furent confirmés sous vingt-quatre rois ; car ou trouve encore, du temps de Louis XIII, un acte qui ne laisse aucun doute à cet égard- Dans cet acte, le sieur I-e Guey prend le titre de prévôt des Alluets pour les habitants, seigneurs el dame» de ce village: il est de 1655.
Aussi nous dirons avec l'auteur précité : « Les habitants des • Alluets des deux sexes étaient donc reconnus, sous le minis- » tére même du cardinal de Richelieu, comme étant tous sci- « (tueurs rt dames de leur > ill.>ge, et ayant autorité pour faire « et rendre en leur nom, et par leurs officiers , Injustice mo> . une « et basse '. «
Cependant la communauté, se trouvant épuisée, avait enya^é une première fois, en 1618, à un sieur Rerthier de Clan bois, habitant, rtuitme tel eo-teigneur dudil litu, la moyenne «l basse justice de» Alluets, pour la somme de 1,200 livres; a.sa mort les habitants des Alluets rentrèrent dans leurs droits eu remboursant aux héritiers le prix de la concession. C «st sur ces eutrefaiies que fut fait l acté prérelaté; l'année suivautc , 1636, h s habitants des Alluets engagèrent une seconde foi» leur seigneurie.
Quant à la haute justice de ce vidage , le domaine royal l'avait engagée suecessi tentent à différents seigneurs ; à l'époque de la «évolution , elle appartenait au vlcotstede Boisse , seigneur de Maulle.
Le village des Alluets est situé, comme nous l'avons dit, aur un plateau assez élevé. Le clocher de sou église tst l'une des stations qui ont servi « dresser la grauae carte de France dite de Ca>siui.
Ce wtlage appartient au département de Scine-et-Oisc, arrondiss. meut de Versailles, canton de Poissy. Sa population est de i3» habitants.
Dans le voisinage des Alluets sont:
i* Orgttal, qui forme, avec plusieurs hameaux, une commune de t ,635 habitants: l ancienne abbaye d'Abbecourt e.i f.ul partie. L'église de ecl e abbaye fut consacrée, en 1191, par le fameux archevêque de Canloibéry, Thomas kVket, qui fuyait alors en France les persécutions du roi d Angleterre Henri II. Près tic c< tte abbaye on trouva, nu commencement du dernier siècle, une fontaine d'eau minérale ;
2* MorainvUliert , près de la forêt des Alluets, et a di ux lieues à i'O. de Poissy; sa population est de 520 bal i ants;
3* Crtpit'm , qui , avei- le hameau des Flamberlins , forme une commune de 681 habitants. Le château de W ideville en fait partie ;
4* Mareit-tur Mandrt*, village situé dans une vallée traversée par la petite rivière de Maudres ; sa population est de
353 habitants;
S» HtrbetUh, avec le chàteou de Baulemont, formant uue commune de 237 habitants;
6» MauXU U-Buat, sur la même rivière; bourg autrefois considérable, avec le litre de marquisat, et qui forme aujourd'hui, avec les hameaux de Salot-Léonard-du-Coudray et du Val Durand, uue commune de 1.164 habitants. Ou y voit un château appartenant au comte de Caraman et plusieurs maisons de campagne ;
;« Hait m on/* près de la forêt des Alluets, qui n'ist remarquable que par son château ; sa population est de 399 habitants.
S H -Trie*.
Triel est un bourg peu considérable situé sur la rive droite de la Seine, a une lieue el demie au nord-ouest de Poissy , et à sept ikui-s au nord-ouest de Paris, sur la roule de Caen, aux d.-ux cotés de laquelle est bâti ce bourg.
On ne toit pas que Triel ait joué un grand rôle dans l'histoire du moyeu-àge; son nom est à peine mentionné dans les chroniques, quoique, par sa position, il eût pu devenir un point important, surtout à l'époque ou la Fiam e, encore héii>sée de tours rt de châteaux, offrait plutôt l'aspect d'un pays livré à toutes les horreurs de la burbaiie que celui d'une contrée civilisée. Peut-être le voisinage de Poissy et de Meulan sont-ils
1 afraufrat de la UtUté aVt Ànlif vif, tassa m, sac* 4 St.
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
cause du peu d'accroissement et d'importau» ■ du bourg de Triel.
Quoi qu'il en soit, nvant la lt>-vqlulion ce bourg faisait partie de l' éjection de Parti ; mais il était du tlineése de Ruueo et du grand vicariat de Punloise: la justice y était a munstrée par na pre ol dont les sentences ressortissai" nt au cliàii l< t de Pari». 11 y avait A Triel une église paroissiale, la seule du bourg, dont plusieurs chapelles eouU naient des reliqui s de «aiuU («rticuliers au pays , tels que saint Kgobille , premier disciple de saint Nicaise, et sainte Mille. Il y avait eu outre, sur la hauteur et dans une position très-agréitble , un beau château qui appartenait A madame la princesse de Conti
Aujourd'hui . le bourg de Triel n'offre plus neu de remarquable; son château est démoli, et quelques maisons de campagne seulement embellissent se» environs. Il y a à Triel un hospice civil desservi par les sœurs de la charité ; ou y passe la Seine sur un bac.
Le bourg de Triel appartient a l'arrondissement de >crsailles et au canton de Poissy; sa population, en y comprenant les hameaux de Pise-Fontaine et de Obeverclieraont, est de t."l« habitants.
I uns le voisinage de Triel, il ne faut pas omettre Verncuil, Veriionillet , Équevilly , situés tous trois sur la rive gauche de la Seine, eu face de ce bourg : et mu tout Andresls , sur la rive droite de la même rivière et A quelque dialaoce A l'est de T ici.
Vtrnruil est remarqué fcteau, dont In position,
sur l'une des collines qui bordent la rive gauche de la Seine, est des plus agréables ; il est entouré de belles avenues et de bois considérables. On trouve en outre A Verncuil deux jolies maisons de campagne, dont l'une est l'ancien tiefdu Petit Bazinrul. Sa population est de 683 habitants.
Vernouillet , situé sur une coltine , renferme une maison de ramingne charmante: la distribution des jardins et du parc, et les eaux superbes qui les arrosent, en font un séjour très-agréable.; la population de Vernouillet est de 9«u habitants.
Equevilly ou f VesiM , a une certaine distance de la Seine, avait , avant la Révolution , un beau château , détruit aujourd'hui. Ce village , qui appartient au canton de Meu'an , a use population de 48f. habitait s.
André tu est un graud wllugc forme <l rue d env non
trois quarts de lieue de longut ur. \< • > du confluant de la Seine et de I Oise: c'était autrefois une Uuounie avec une maison scigneuralr dont le chapitre de Notre Dam, de Tans fut propriétaire : on y remarque aujourd'hui un grand uouil.re <:c maisons de campagne; quelques-unes sont tre.« agréables. On en distinguait surtout une très-be le. assise prés la rive droite de la Seine, et dont les jardins s'étendaient jusque sur une des Iles de cette rivière: celte maison a appartenu à une princesse de* France, dont le boudoir, ainsi que je l'ai vu de mes propres yeux, était orne de peintures obscènes.
La population d'Andresis c»l de 896 habitants.
fi III - M
La ville de Meulan est placée sur la rive droite de la Seine, et dans,une lie de ce fleuve, à peu pri s a égale distance de Poissy et de Mantes, à huit lit in s de Paris.
L'histoire n'offre pas un grand nombre de particularités remarquables sur cette ville pendant le moyen -Age.
Vers l'an 880, Guillaume de Juraièges qualifie ce lieu de Munitiftium Alaltenti; en l'an !M8, Charles-lc- Simple donna au monastère de Saint-Cet mnln-des-Prés, entre autres biens, cinq niant dan» le territoire de Mêlant-
\ < rs 1. milieu du XJ' siècle, Caleran, comte de Meulan, se révolta contre Henri 1" : sou comte fut confisqué au profit du monarque et r< uni à la couronne.
Kn t .un, La » die de Meulan, prise par les Anglais, fut encore, en IJUO, inquiétée par le roi de Navarre, Charles-ie-Mauvais, qui v lit plusieurs incursions; elle fut prise, en 1303, par Dugui scLn, et, en 1 4 1 7 . par le duc de Bourgogne.
Dans les guerres civiles et étrangères, sous le règne et pendant la démence de Charles VI, la ville de Meulan fut, comme toutes celles des env irons de Paris, ravagée, pillée, ensanglantée tour-à-tour par les Anglais, les Armagnacs, les Bourguignons, et par des brigands étrangers à tous les partis. Le premier jour de l'an 1-122, le parti des Armagnacs s'empara du pont de Meu-
lan et se livra A tous les crimes de la guerre. Cette place fut reprise par les Bourguignons. Les Armagnacs ou ceux du parti du dauphin Charles, après avoir conclu une trêve, le 24 septembre 1436, reprirent Meulan lu nuit suivante; cette prise fit renchérir les denrées dans Paris. Enfin cette ville fut définitivement réduite sous l'obéissance de Charles VII de même que tout le reste de la France ; elle fut, comme Mantes, donuée par Henri II A Catherine de Médiels.
Les anciens comtes de Meulan étaient en même temps seigneurs de Mantes. Cette dernière ville dépendait de la première ; mais dans la suite on dit: Comtetd* Mante» tt tU Meulan, parce que Mantes devint plus considérable.
Vers l'an 1 189, Robert, comte de Meulan, accorda une commune à cette ville ; celle commune fut gouvernée par un maire et douie pairs, élus tous les ans. En 1330, la commune fut supprimée; et le prévit acquit le droit de gouverner seul les affaires delà ville; en IG3T, il fut crééa Meulan un corps-de-ville composé d'un maire, de trois éc<>evins élus de deux ans en deux jws, d'un procureur du roi et d'un greffier ; mais ordinairement les charges de lieutenant-général, de prévôt et de maire étaient réunies dans In mPme personne ; de même les offices de procureur du roi et de greffier ctaiejtixerrés par le procureur du roi et le greffier do bailliage '.
Il y eut de bonne heure à Mflulan, dans une petite lie que forme la-Seine »ii-A-vis de cet:e ville, un fort avec une église paroissiale et un couvent de I os de la congrégation île
Saint-Maur, tous le titre de Soiut-Nicaise. Il fut ainsi nomme, dit-on, parée qu'après que ce saint évéque de Rouen rut souffert le martyre a IWim'ar ou Gany-tur-BpU, son corps fut transporté d iiis I église de Meulan, ou, depuis, l'on fonda ce prieuré i.oavrutucl de l'ordre de Saiut-Benoit ; mais plus tard, l'un de ses abbés trouva le lieu si agréable, qu'il voulut en avoir la prop n le pour y bâtir une maison de plaisance. Il obtint ce qu'il désirait, et le titre de prieuré fut transféré A une église de la ville. Le fort fut assiège inutilement par Mayenne pendant cinq semaines..
Sous Louis XIV, un couvent de religieuses de l'Annonci a 'e «'établit aussi à Meulan. Voici comme on raconte la chose : Sœur Charlotte du Puy de Jésus-Mario, supérieure d'un petit couvent de l'Annonciade de Montdidier, abandonne des religieuses en 1036, taut à cause de sa pauvreté qu'à cause des guerres qui désolaient toute la Picardie, vint chercher un asile a Paris. La réputation de sa vertu étant parvenue jusqu'à la reine Anne d'Autriche, femme de Louis XIII, cette princesse eut envie de l'entretenir en particulier. Charlotte du Puy fut engagée, par les larmes et les prières de la reine, A faire des vœux pour qu'il plût a Dieu de donner un dauphin A la France; elle demeura longtemps en oraison aux pieds d'un crucifix qu'elle tint toujours dans, ses bras et qu'elle ne quitta que pour dire A la reine : a Madame, parce que vous avez pleuré devaut
■ Dieu, les semaines d'affliction et les années de larmes seront « abrégées; vos soupirs ont avance le temps; il est arrêté dans c le ciel que le priucc quf doit vous rendre la plus heureuse des « mères, et faire de la France la plus glorieuse des nations, a paraîtra bientôt. Dieu vous donnera un lils avant la nu de « cette année; et votre joie surpassera vos v«?ux et vg4jpeeepé-
■ rance. » La reine le crut, dit l'abbé Exptlly ', et sa foi fut récompensée, car peu de temps après elle devint grosse '.
Cependant voulant témoigner sa reconnaissance à la> bonne • religieuse, la reine résolut de fonder un couvent de tilles de l'Annonciade, et laissa A la mère Charlotte du Puy le choix de l'endroit le plus convenable pour y bétir ce couvent : la religieuse choisit Mculap.
Aussitôt Louis Mil accorda des lettres-patentes pour l'établissement de cette communauté, des le 18 mai 1638, quatre mois avant la naissance du prince. Les premières retires que donna Louis XIV, parvenu an trône, furent pour l'entier accomplissement du vu'u de sa mère. Il y est dit qu'eu action de grâces pour son heureuse et désirée naissance, il accorda au monastère de Meulan les privilèges, franchises et prérogatives accordés au premier monastère des Annonciades établi
< lui Plnlil : fli-i. r,rfi..n ,ir In Hnutr- Vnrmanéir. UNS» II, pige SIS.
• hirtiemntirt fofropAifur dut Kmuln tt d* U frwn, «rticis Km/as.
• On tut qa(i peu* rWnr drmistfiiH »lor» an AU è touto kt *flt»M, A tout tel moi», k toute* l« MlalM.
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
dans la ville de Bourges ; les guerres civiles qui signalèrent la minorité du roi suspendirent l'exécution du bâtiment de ce monastère jusqu'en 1670; et il ne fut même achevé qu'en i oh 3, par les soins de Colbert ■■ An-dessus du grand portail de l'église on grava cette inscription latine :
Ob $p*m, ditinitiu faetam, optai* ptr vigintiet tru annoe
profit t n(um à maire êusceplvm Ludoririu Yagnut mlrit
La ville de Meulan avait, outre son couvent des Annonciades et son prieuré de Saint-Nicaise, deux paroisses : celle de Saint- Nicolas et celle de Notre-Dame, un couvent de Pénittntt et ud H '.tel- Dira; on y voyait un pont de pierre sur la Seine.
Aujourd'hui, Meulan, bâti en amphithéâtre sur cette rivière, ne renferme plus que la paroisse de Saint-Nicolas. Celle de Notre-Dame a été convertie en une halle pour le marché au grain ; celle de Saint-Jacques est entièrement détruite. Sur l'emplacement du couvent des Annonciades sont deux jolies maisons qui offrent des points de vue charmants : l'Hdlel-DIeu a été conservé. Des deux ponts, l'un est remarquable par les travaux qu'y a fait faire le marquis de Roy», Ingénieur des ponts et chaussées.
Malniaison.
La population de Meulan, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Versailles, est de 1,749 habitants, y compris la maison de campagne de Thu* et celle de VJU-BtlU.
Les environs de Meulan offrent plusieurs villages agréables; tels tout Vaux, Évequemonl, Tessancour, Hardricourt, Mcxy, Juxiers-le-Bourg, sur la rive droite de la Seine, «tlesMureaux, sur la gauche.