CHAPITRE I".— COUP D'OEIL GENERAL
L'étendue du pays qui se présente devant nous mérite sons plus d'un rapport de fixer l'attention; il offre au géologue, an botaniste, a l'artiste, à l'ami d'une nature variée et brillante,
* t>'apr*« ■■ mémoire niaucrilda lempi d« Leiii XIV, imti pu I* lia d« «lui qoi • allié de li tuptriturf .... nêfaciê aupré* de la reine mite » l'treompluement de toa | rdjtt. 1rs biiimenu du coulent roûlfrtnl a Lool» XIV, qui as pcM U prnalfrt pierre, »S,«1S U». 10 i l 4.
et jusqu'au peintre de mœurs, matière a une riche moisson d'observations. Il renferme cette riche tallit de Montmorency, digne de figurer à coté des cantons les plus renommes par leur fertilité et par leurs agréments; peu de lieux en effet offrent des campagnes plus riantes, des points de vues plus agréables, et surtout des habitations plus délicieuses ; on reconnaît a ce dernier caractère un pays voisin d'une grande cité où abondent les richesses, le luxe, les arts et le gout.
MM. Cuvieret Brongniard 1 s'expriment ainsi sur le pays dont une extrémité touches Beaumont-sur-Oisc , l'autre/» Argenteuil, formant une bande presque demi-i irculaire qui borde à l'ouest an bassin de terrain d'eau douce, « Nous avons cherché à sai- « sir le point de contact de ces deux terrains, et nous les avons ■ c examinés avec attention : 1" du côté de la pointe occidentale • de la longue colline gypseuse et sablonneuse de Montmorency, c c'est-à-dire en allant de Frépillon à Mézy et de Villiers-Adam; c 3° de Moisselles à Beaumont-sur-Oise. » Cette seconde division sort de nos limites actuelles.
Dans le premier lieu, ces savants naturalistes n'ont pu saisir clairement la superposition des terrains, ni s'assurer si le calcaire marin passe sous le gypse et sous le terraiu d'eau douce
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de ce canton, comme cela parait probable, ou s'il se termine à la ligne où commence la vaste plaine d'eau douce de Gonesse, etc.
Du côté de Pontoise, le calcaire exploitable finit à Pierrelalc. A Conflans-Sainte-Honorinc « la bande calcaire apparente est très-étroite, mais elle n'en est pas moins épaisse; elle renferme de nombreuses carrières de très-belles pierres de taille. Cette bande s'étend depuis Conflans jusqu'à Sartrouv ille, en bordant 1» rive droite de la Seine de coteaux escarpés qui la serrent de très-près dans quelques points, et qui descendent même jusque dans son lit.
« Ce plateau , que nous avons comparé a un demi -cercle, porte dans son milieu une plaine assez élevée où sont situés les bois de Pierrelaie, les villages de Margency , Soissy, Deuil, Saint -Gratien , etc. Elle est bordée au sud-ouest par les coteaux deCormeil et de Sanois, et au nord -est par celui de la forêt de Montmorency.
Celle plaine forme ce que l'on nomme vallée de Montmorency , espèce de grande vallée, sans col, sans rivière dans son milieu, enfin très- différente des vraies vallées des pays de montagnes ; mais, si elle en diffère par sa forme, elle en est aussi trèsdifférente par sa structure géologique : le fond «t les deux extrémitésde cette espèce de vallée sont d'une autre nature que ses bords. Ce sont deux collines gypseuses qui forment ceuxci, tandis que le
fond de la vallée a pour sol le terrain d'eau douce ttlea couckes supérieures du plateau de calcaire marin que nous décrivons. En effet, de qu elque point qu'on arrive dans cette vallée, soit de Lo nvres, soit de Pontoise, soit d'Uerblay, ou de tout autre bord du plateau calcaire, il faut monter et s'élever au-dessus des dernières assises de ce plateau. Le terrain qui constitue le sol de cette vallée n'a été entamé que dans peu de points , et encore très-peu profondément. Cependant on peut en connaître les premières couches en les examinant dans les carrières de grès de Beauchamp , situées dans les bois de Pierrelaie, entre ce village et Franconville. > Le résultat de cet examen a été :
1* Fragments de marne d'eau douce compacte et dure dans
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ChMeau de la Rochc-Guyon.
un sable calcaire. Il y a aussi des fragments de silex corné, semblable à celui qu'on voit dans les gypses; environs 0,3 mètres ;
3* Sable verdâtre agglutiné, renfermant an grand nombre de coquilles turblnées du genre des mélanies ou un genre très-voisin. 11 est comme divisé en deux assises, 0,16;
3* Sable fin renfermant les mêmes mélanies que le blanc précédent, avec des limnées et des cyclos tomes très-bien conservés , et quelquefois un Ht mince de pierre calcaire sableuse rempli de ces petites mélanies, 0,00;
4* Grès dur, même luisant, renfermant une Immense quantité de coquilles marines très-bien conservées, et di posées généralement par lits horizontaux.
On y remarque en outre , mais trèslarement, quelques limnées absolument semblables a ceux du sable précédent. Cef bancs sont quelquefois au nombre de deux, sépares par une couche de sable contenant une prodigieuse quantité de coquilles marines.
MM. Cuvler et Brongniard font observer ici un fait très-singulier dont ils attribuent la première observation à M. Beudan, c'est le mélange réel des coquilles d'eau douce avec les coquilles marines :
ils font remarquer 1* que ce mélange a lieu dans un sol marin et non dans un calcaire on silex d'eau douée, constituant ce qu'ils appellent proprement terrain d'eau doute; 3* que ce singulier mélange s'offre dans un terrain marin meuble et pour ainsi dire d'alluvion , placé immédiatement au-dessous du calcaire d'eau douce bien caractérisé; 3* qu'ils croient en avoir aperçu des indications dans quelques autres points des environs de Paris.
Sous le rapport botanique, la vallée de Montmorency offre sujet à des observations non moins intéressantes. C'est là que se dirigent le plus souvent dans leurs excursions scientifiques ces savants infatigables auxquels la médecine est redevable de tant d'observations lumineuses et d'utiles découvertes, et leurs jeunes élèves des connaissances qu'ils iront bientôt eux-mêmes propager ou faire servir au soulagement de l' humanité.. Mais des ouvrages spéciaux peuvent seuls donner des détails qui seraient déplacés ici, et ces ouvrages sont en grand nombre.
La richesse, l'agrément de la vallée de Montmorency, les coteaux riante qui la bordent, son lac, ses belles maisons de
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rampnnne. se* nombreux villages, ne peuvent èï.e décrit» ■. $4 M de ce» cUo» qu i» faut v«r et sentir. U f-ut n^oir pnrcouru «m bcux charmant», avoir respire la I alcneur du lac sê re repose a us l'ombrage * a arbre* touffus de Montmorency, avoir visité ses nombreuse* maisons depldtance, leurs pure» «I ri. br*. »i variés. pour s e» faire une juste i lée ; irj |e pin eau du peiutre pourrait peut-être plus que la plume de l'écrivain Taire passer dans I iroe toutes les impressions causées par la vue de ce slie enchanteur ; et le pinceau du peintre serait encore loin de la realité. .
Q'u" aulre côté. lécrivaln, peintre privilège des meeur*. pourrait «u.n> doute tracer ici des tab'eaux cent fois p lu* p»ïi..U rt I*» varie, que ceux qu'il est permis à l'artiste de ronfl-r à la toile, O Montmorency, si, reprenant, de plus loin. In série A s crime», des scandales, de» aventures de tou.e espace dont tu (us le th. àtre. nous deroul.ons ce tableau vivant sous les yeui du le leur, >i nous pénétrions ''ans ces élégantes habita ion», dan* ces bols touffus dans ces pa es enchanteurs, nous aurions sm* doute un profil bien piquant des mreurs de la capitale; plusieurs paragraphes de ce livre icpro luiront sans do .le quelques-uns de c s traits qui caractérisent une pnpulaton et une époque , en passant sucrcs>iv*winit en revue la ChevieUe.i'ejinitagede Rousseau, Eaubonie, Saint Leu.ctc.
la maison de M Mlnel est rmnrqwa'roV par se* beaux I omis de vue, et par la distribution de se* jatdins.
De..il Vpparti.nt «i canton de Montmwwwy ;«* relation est de 1 1«8 habitants, y compris les hameau» de la Barre et
d'Ormes*on.
Dans les environs de Deuil, sont le* deux village* de Ville- Taneuse et de Saint-Gratfen.
Ville- Tantuee, qu'on trouve nommée, au xu siecie, r Tituaea. était une cure des le lill'