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HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
condition de ne faire aucune qw'le. ni rien qui ftt ÉNjéHjht aux chanoine».' < < s moines M fixèrent dans MM petit*- muson du canton de Roquemnnt , dont le seigneur leur lit présent ; et ti furent nommés religieux de R iqunnont.
L'église collégiale se trouvait renfermée dans l'encr iule Ju château seigneurial construit pobableincnl sur les ruines mêmes de l'ancienne résidence des rois Finucs dont nous avons pari • plus haut. Ce château était assez important vers la fin du x* siècle ; et l'on \ oit Louis VI, après l'avoir repris sur un usurpnfeurde la seigneurie, le livrer au possesseur légitime, eu y laissant une fone garnison. Les seigneurs, dont plusieurs ont porté le nom de Beaumont. ne méritent pa« d'être cité» : ils étaient vassaux, du moins pour une partie de leur seigneurie, dit évéques de Paris, tandis qu'ils relevaient, pour une autre portion, du comté de Clennont. Ce comté ayant été réuni a la couronne, en i j . i. par l'extinction de la maison qui le possédait, le seigneur de Luxa relies tenta de devenir vaval immédiat du roi de France, en offrant de faire hommnge de la seigneurie entière A la couronne; mais le mi L»uis IX refusa cette oITrc. de crainte d'être obligé de faire hommage à sou tour au titulaire légitime du tlef, et rtese constituer ainM va»sal île l'orque de Paris , h»ino e/'t— »ropi parùitnti»', étrange résultat de la loi féodale, par lequel on eût vu le sujet devenir seigneur de son souverain, en vertu d'un titre qui émanait originairement de ce même souverain.
Cette seigneurie se composait, vers le milieu du xvu' siècle , de deux terres, échues à l'une des branches de la maison régnante, et à la famille parlementaire de Motè. L'hommage à 1 archevêché de Paris avait encore lieu. Le château seigneurial était depuis longtemps en mine. Néanmoins, vers le milieu du siècle s .ivanl. quelques chanoines pouvaient encore avoir leurs logements dans l'étage inférieur *. A la même époque on retrouvait aussi quelque» débris de la mui aille dont la petite cité avait été autrefois enceinte: on donnait à la ville une population de 1.000 habitants. Aujourd'hui celte population, y compris celle de quelques hameau* voisins, est de t.floo individus.
Un seul nom mérite de trouver place ici entre ceux des personnages désignés comme natifs de Luzarches; c'est celui d'un architecte contemporain de Philippe-Auguste, et nui commença, vers l'an 1220, la construction <ie la cathédrale d Amiens. Il se nommait Robert de Luzarches'.
Luzarches appartient au département de Seine-el-OI$e, arrondissement de Pontolse, et au diocèse de Parts : c'est un chef lieu de canton; il y a une justice de paix, une brigade de gendarmerie et un bureau de poste. Des voitures publiques partent tousjcs jours de ce lieu pour Paris. On y fabrique toues sori>s de d* ntellcs. Trois foires de bestiaux s'y tiennent le jeudi de la Passion, les 28 septembre ri 2K octobre: elles durent chacune trois jours. Il y a un marché tous les vendredis.
Parmi les hameaux ou anciennes seigneuries qui entourent Luzarches, il faut distinguer llêrirau.r, remarquable par son ancienne abbaye située à une lieue à I est de la ville.
L'origine de celte abbaye remonte au xn« siècle : elle fut fondée par un Asselin, seigneur de Marly-la- Ville, qui, dégoûte des vanités du munde, et aspirant à la vie solitaire, vint s'établir avec quelques autres dévots dans ce lieu alors lrès-»auvage.
En M 60, le fondateur, de concert avec l'évéquc de Paris, introduisit dans son institut la règle des chanoines de l'ordre de Saint-Augustin. Vers la fin du même siècle, cette rènle fut rempla ée par celle de l'abbaye de Saint-Victor, qui n en était qu'une simp'e modification. Plusieurs seigneurs des environ- se plurent dans la suite à doter cette abbaye, qui devint ainsi de quelque, importance. Elle ne subit aucune réforme jusqu'au xvi* siècle, r.n I5BI . par arrêt du parti ment, un conseiller fut désigné pour travailler, conjointement avec l'évéquc de l'aris, à la répression des desordres qui s'étalent manifestés dans cette maison; et, environ un siècle apiés , la reforme des chanoines réguliers de Sainte-Geneviève y fut introduite.
L'éghte d llérivaux n'était qu'une chapelle sans ailes, dont la construction pamlt être du commencement du xiu* siècle. On y remarquait, outre les sépultures des abbés, relies de plusieurs personnes de la famille de l'uiscuv entre autres
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d'une dame Agnit de Puieeux, laquelle, comme le portait son épitaplie. govrerna le roi Châtie* Vi à l'dge de sept ant.
Le vallon solitaire où était situé cette abbave est couvert par une haute montagne au midi, et presque entouré par une forêt qui tait partie de la forêt de Halate : il n'est découvei t quedu coté de Lu/arches, point vers lequel la vue peut s'étendre agréablement. L'église et une par ne des bâtiments qui en dépendaient ont été vendus pendant la Révolution. Dans le même emplacement est une mai on de cara, agne dont le propriétaire actuel est M. IUi lin de Vaux, député du département de Seino-et-Oisr.