‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 36 sur 144 · I16*«\IT · texte numérisé non relu

I16*«\IT

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HISTOIRE UF.S ENVIRONS DE PAMS

c que couplet, qui fiait reoé<e en eliau' par le* devra. Nspv- « tcun ticenrda quelque attention à mis c nns.ms. «

INnpol.on s'occupa bientôt âpre- de l or^ane-a ion générale d'Écouen. Par un dévr>t rendu le 3» mars lin», une pei sonne de «a famille, la reine de Hollande, eut le titre d.» pr.tecuicc des maisons d'éducation des lilles de la Légion d Honneur ; le tilre .le dirrcirice fut chanté en relui de »mrimtndanlt. Une maison semhlaUe a celle d'Ecouen Tut établie a .Saint-Denis: les Meurs, les fille», le* nièces des membres de la l^«tun «l'Honneur, qui n'étaient pas élèves gratuit», purent être ad ni es comme pensionnaires en payant une •icmi-pç.u.-iori do 400 francs j:ar an, ou la pension entière de loon f:ancx

On a beaucoup pa:le fn bien comme en m.vl de In maison d'Écouen : ce qu'il y a de certain, c*e*t que cette belle iiiNi i tu— tion fut de beaucoup supérieure à celle de Saint-Cvr, tant l >uée dans son temps. Nimi* n'établirons pas ici de eom, araisun : il su ni l de («ire remarquer que l'une était destinée à récompenser le mérite duns tonsle< ran^s ou il «e trouvait : l'uulre a alimenter l'orgueil it'une clas-c Inutile « la société.

Quelques dout«S se sont élevés cepemlant sur h modalité des prr-oniics chargées c"e la dirre ien de la maton d'Écouen : nous aimons à croire qu'ils n'avaient d'autre fondement que la méchanceté ou l'envie de ceux qui ont pu les concevoir.

Quoi qu'il en soit, en 1814 le mi l ouis XV III, par ordonnance du 10 juillet, réunit h maison d'É ouen à ci lle de Saint Dents, et ordonm qu'elles sciaient dose; v i> s par l.i co'igi cgution religieuse connue cous le nom de C on<jrtg\\tio<i de ta mèrt dt Dieu. Ksl-il convenable que de.> jeunes tilles q«a iloiveui un jour figurer dans le monde soient élevées pur des personnes tout à lait étrangères aux bienséances, aux usa^r» qu'on exig<( d;ms la société, par des personnes qui h ur p çscntennit sou* un jour sb>ol unent fiiux d' s -choses qu'elles ne peuvent connaître, qui leur in-pi eront le froid égotsme dent elo s«>nt uecc-seir. ro<ni pénétrées, et le mépris qu'elles affee eut pour les doux noms d'épouse et de mère? L'cxpenciice est In pour répondre.

Village situé 4 une lieue au sud-ouest de luzarches, a >i\ lieues et demie eu nord de l'aris et à peu de distance de la iouIc de cette ville a Beau««is.

Ce lieu, nomme spécialement BtUoy en Frunte. était possédé en 539, par l'abbay** de Saint DrnU- Un sommé Lantfrcdt, »citineur Franc, qui occupait un rang distingué a la cour de Louisle-Debonnalre, tit, à eetie époque, avec les moines, rechange de quelques terres qu'il possédait au diocèse de Beau vais . pour d'autres situées i ilulloy, nommé, ilau- 1 acte d échange, Bidolidmm. Ou ne connaît point i'«l>molog:e de ce mot. Les domaines que i abbaye posté ait eucre dans ce lieu furent compris parmi «tua «uni les revenus étaient affectés aux vêlements et à la chaussure des religieux. <:es deux actes qui nous ont été coii-ervé»' prouvent que le territoire était a loi s tel qu'aujourd'hui, et qu'une égii>e y existait déjà sous l'invocation de saint George.

L enlise actuelle, qui reconnaît le même pnlmn, parait dater d u x i v siècle ; mais le grand porta i I est d'une époque p lu » récen te . t e te église m deux ailes eotupiète». La cure émit à la nomination de l'éveq><e de Parie.

Le litre de la seigneurie de Oelloy a été porte par un Iresgrand nombre de personnages; entre lesquels on peut regarder cornue le plus distingué un Jacques de Belloy , qui commandait, eu 1434, un des coi p< principaux de l'a>uice française, à bi bataille de Verneuik . ou il fut tue. Le château des aociens sei • giieurstst aujourd'hui »ccui>é par un-- lilature de colon.

Le sol consi le en tern s iBiiourables , et tes habitants fabriquent de la » enlelle. Lu population est de 687 habitant*. Dellny lait partie de larrouduaruient de Pontoise.

g V.-Lwarrkvra

Celle petite ville e>t siluéo sur la pente d'une colline, et traversée par la grande route qui conduit de Pans à Amieu . A peu de uistam-e ou rencontre la limite du département de Seine et Oise Luzarches cet a six lieue* et demie au uoid-e-t de l'ontoise, et a un é.al éioignement »e Paris.

Des titrts parvenu» jusqu a nous rapportent à une époque

• NiMllaa, IhmUmti^m, m. tS« «I «M.

assez recuire l'origine de Luzarchea. L'emplaeetnr-nt actuel de cette v ille semb'e a\ oir d'alior i été occupe par un palais coouu sous le uoui de Lmurrra ou Ltwrca . habite par quelques-uns des princes de la première race, et ou l'on voit notamment Govis II et Clovts III tenir leurs plaids en G80 et en VUS '.

Charlemaune possé lait quelques terres dans ce lieu ; et. par une charte de I an 7*fi, il en fit don à 1 é^lse de Saint-Denis •: VtlUi A«*ir«« munempalas Ltitarehu, «u« poMilur ia ;«f|o pari-

«aeo *u,>tr /lut» un« mm Ma tcettêia i» hamon S. Cota»»

rl Daminni. [je ruisseau qui coule au >• idi de Uuarchi s, va se jeter dans une rivière appelée Uxitu, qui vient de Belle- t'on- Uitne.

Une bulle du pipe Lucius III, qui date de l'année 1 1 83, constate l'existence du chapitre de Lutarches à cetic époque, fculre autres droits, cette bulle as -ure aux chanoines celui de prendre dans la forêt voisine du bois piur brûler ou pour bâtir. Ces chanoines étaient au nombre de sept ; ils élisait ni eui-mémcs le prévôt qui les présidait.

Quant à la tradition sur laquelle Luzarches fondait ses prétentions à posséder les reliques de saint Corne et de >ainl liant ien, elle est plus que douteuse. L'abbé Lrbeuf pense que les ossement> de saint Elem, evéque d Évr>ux. mns acré vers Qia, qui furent postérieurement déposés dans cette église, ont donné lieu à une méprise. Saint bern n était même pas tout entier dans cette rkdut toil<ft*U d* «mat Ctmt tt dt taint Damtn; sa téle avait été t anspo lèr au village, de Vtllie>s-le-Bel ; et quelques autres parties d« son corps avaient élé généreusement données, en I6aj, au ch-pilred F.vreux, par les chanoines de * Lutarches, di>n qui valut a ces derniers, de la part du chapitre I reconnaissant, le titre de cbauoin s Ivouorairi s d' F.vreux '.

Cette petite ville possédait deux églises situées aux deux extrémités de suo enceinte. Celle de l'est a\ ait été p:ia>i i>eracol, comme l'étilise collégiale, placée sou» le patrouage des d-ux saints Corne et llamien; miit.avec le temps, par une sorte de pailage de cette dénomination commune, la première fut simplement de-innée sous le quoi do salut Damieo, et oit donna le titre de saint Corne à la collégiale

L'éJise collégiale semblait olïïir les caractères de l'architecture du xii* siècle ou du commencement du xiim. Sur la porlt étaient trois ligures en pierre, du même terni s. qu'on disait traditionnellement représenter saint Eito, saint tome et saint Darnien; chacune d'elles elaient surmontée d'une seconde Usure représentant un bourr<au s'appreiant a leur donner la mort. I^a châsse qui contenait les os>«iuents des saints élait d'argent; et c'est Jeanne de Bourgogne, femme de Philippe- e- Loiik, roi de r'raner, qui, venant houoi er ces reliqu< s, et les trouvant ilép >s cs dans de» lK>ii< s peu décentes, en avaiifait don au chapilie. Cette reine, si I on en croit div. rs témoignages, ttait un monstre de luxure et de cruauté ; el e « rut expier ses crimes par ce p èsent. A cette occasion, les médecins de Paris furent appelés à Lux >rclu-s. pour examiner, suivant l'usage, 1. s Ossements, alln de reconnaître s'il n'y avuit point eu jusque-là de supercherie; et c'est ainsi que s'éunlit la relation qui exista depuis entre cette église placée sous l'invocation de deux martyrs médecins et les «en» exerçant l'art chirurgical à Paris. Par une fondation faite vers t»ao, sur la drman e des chanoines. I ancienne confrérie des chirurgiens de Paris fut associée à une cunfrérie qui existait -«puis longtemps a Luzarches, et qui y dirigeait une léproserie ou maladrerie, qui passait pourl une des plus con&idi'iables , même des le rè^ue de Philippe- Augusie*. Les chiru' glens de Paris y députèrent alors quatre membres de leur associati ni, pour visiter l'hApîlal et opérer les malades qui s'y rendaient de divers points. Cet u âge s est perpétué jusqu'à la Révolution; il avait heu deux foi» par in, le jour de saint Corne, et le jour de saint Simon et saint Jude. ludepeiidauimeol de cet asile pour les malades. Lutarches possédait encore uji Uditl-Diru pour les pauvres. Cet établissement existe encore.

L'église paroissiale présente plusieurs genres de sculpture Quelques parties, le sanctuaire, cuire autre*, semblent appartenir au xiii* siècle, et le porai «t la tour nu xvi*.

Vers i «in, les p nitents du tiers ordre de salut François (Picl'uces) re.-urent l'aotorisatmn de s'établira Luzarches, tout ta

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