‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 75 sur 144 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DBAVEIL, VAMWNB8 HT JARCY, COJIBS-LA-YILIB, LIEUSAIKT, MOISSY, CRAIfAYEL, POCIUT-LE-FORT, VOISBHON ET Lf IARD, LE VIVIBB-EN-BRIR, LA CRANCE-BLK.NBAC.

$ I.— BH-avell.

Village situé près de la rive droite de la Seine, à deux lieues et demie de Boissy-Saint-Léger, et à cinq un quart de Paris. , Ce lieu est indiqué dans le testament de Dagobert, sous le nom de Dravernum, ce qui l'a fait appeler anciennement Dravern, puis Dravel, et enfin Draveil. Dagobert avait donné la terre à la basilique de Saint-Pierre, dans laquelle avait été déposé le corps de sainte Geneviève.

L'église devait, comme on volt, être fort ancienne; mais les bâiimcnts actuels ont, pour la plupart, été renouvelés, et sont modernes. Vers le vin* siècle, Frotbaldus, abbé de Sainte - Geneviève, y avait apporté des reliques de saint Ililairç, évêque de Poitiers, qu'il plaça sous l'autel. Ces reliques eurent assez de vertu pour expulser deux serpents qui vivaient en cet endroit, et qui, an dire d'un contemporain, cherchèrent aussitôt à sortir de l'église par la piscine, c'est-à-dire par les fonts. On célébra longtemps avec solennité la fête du saint, le 13 janvier; mais, dans la suite, il arriva que saint Hilaire fut oublié, que saint Remi, archevêque de Reims, se trouva à sa place, et devint par conséquent le patron du lien; on ne fit plus mention

du précédent.

Il y avait dans la forêt de Sénart, à peu de distiince de Drat veil, un prieuré, dit Notre-Dame-de-)'Ermitage, dont il est fai-

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

mention, nu un- siècle, dans un Mouillé. Il y est nommé firiovalut de Drartlh, et appartenait à l'abbaye d'Hiverneau. Au xvi* siècle, la communauté d'Hiverneau ayant cessé d'exister, il n'y eut plu» de prieur A l'Ermitage : la chapelle fut abandonnée. Quelques ermites, après l'avoir arquis, en prirent possession. Ces ermites menèrent d'abord une vie tres-édiflante ; mai*, au commencement du xvii' siècle, ils se livrèrent A tous les désordres. Kn IG27. l'archevêque de Paris les expulsa de leur asile L'Ermitage, alors appelé ftotr»-Dame-de- Consolation, resta à peu près vide. En 1710, le cardinal de Noaillesy plaça <'es ermites du Mont-Valérien. Ces ermites n'y furent pas tranquilles Les chartreux leur disputèrent le droit de porter une chape notre, assez semblable à celle dont ils se vêtaient : grande affaire pour des moines ! Les ermites obtinrent un arrêt favorable à leur froc.

Plusieurs hameaux dépendent de Draveil. Les plus considérables sont Champ Rotay, Mainritle et Vlltrmitage, dont on vient de parler. On remarque, dans ses environs, plusieurs châteaux et maisons de campagne fort agréables, notamment l'ancien château seigneurial, hAli par l<- financier Marin-Delahaye, et la maison de Mouceau», appart* nnnt à la famille Poligna\ où furent ensevelies quelques personnes de la maison de Sully, etc.

On compte à Draveil, en y comprenant les bameaux qui en dépendent, environ t ,300 habitants.

fj II — v/areaam et jmre y

Varcnnes, village peu considérable, e*t situé sur la rivière d'Hières, à deux lieues au sud-est de Corbeil, et A six an sudest de Paris.

Ce Heu n'ot remarquable que par l'abbaye de Jarcy ou Garey, nommé Gitrrica, (iarrteia, UTriacum. mol qui, dans la basse lat'nité. si^niile pays tm-ulie. Klle fut fondée au mois l'août IJB9, par Alphonse, frère de snint l ouis, et par son épouse Jeanne, comtesse <!e Toulouse. L'église paroissiale devint celle du' nouveau monastère; et le curé vint s'élablir à Varcnms. Pour le dédommager, on lui accorda vint livres par an : c'était alors le revenu annuel d'un curé.

Ce couvent de filles offrit, comme tous les couvents, des alt'-rnntives de lègularité et de desordres; on fut obligé de réformer l'abbaye de Jarcy. Le 22 juillet 1615, l'abbé de Cluny y introduisit douze religieuses de Montmartre pour y mettre la sainte reformation et traie obierrance régulière. On y plaça une nouvelle abbesse, Martine du Moulin. L'abbaye fut triennale, et passa de l'ordre de saint Augustin en celui de saint Benoit.

L'église de cette abbaye était dédiée à la vierge Marie ; elle contenait, entre autres reliques, le bras île saint Rarthélemi, apôtre, enchâssé dans un reliquaire de vermeil. Louis XII établit à Jarcy une foire, qui se tenait le jour d<- la féle de son patron. Alors ou offrait la sainte relique à la vénération des fidèles croyants.

Dans l'église de ce couvent se vo\ aient les épitaphcN de la fondatrice Oda, première abbesse, et d^ plusieurs autres abbcssi s, épitaphes que h s auteurs du Hallîn Chrintiana ont recueillies : elles ne valent pas la peine d'être transcrite».

Près du grand autel était celle d'un chevalier de la Brie, du temps de Charles V. qui exigea, pnr son testament, qu'a ses funérailles assisteraient, dans l'églhe, des ravalirr* mont-* wr leurs rhrvaux, portant ses armoiries.

Celte communauté a été détruite par la Révolution. Elle est actuellement rempheée par une belle habitation que possède le maire du lieu.

Varcnnes et Jarcy appartiennent à l'arrondissement de Corbcil. U population y est très-faible.

«•Si

Village situé sur la pente d une colline qui borde la rivière d'Hièrc», à une lieue au sud-Oue*t de Ikie-t-oroto-llobcrt et à six at demie au sud-e»t de Paris.

[je mot de Coinbs vient d'un mot latin qui signifie profondeur entre deux coteaux : il a été. douoé à quoique* autres lieux. Celui-ci est ancien : il en est question dans le testament de Dacohi-rt. Ce prince y déclare qu'il donne à l'église de Saint-Vin-

" le m liage de 6omow.au pays

de Paris 1. Le livre des revenus de cette église, rédigé par l'abbé Irminon, dit que le monastère y avait une mense selgneari île. avec des dépendances de trois lieues de circuit, deux moulins qui produisaient annorw mo,lio» centum n<jinti, deux églises bien bâties et bien munies d'ornements, un hospice des affranchis,des serfs et environ soixante-seize meiz ou maisons. A l'époque où les Normands ravagèrent la hïaiice, les moines de Saint-Germain vinrent déposer ii Combs le corps de ce patron.

L'église est sous le titre de saint Vincent. Celle qui existe n'est pas la chapelle primitivement construite : elle n'offre rien de remarquable.

La possession de la seigneurie passa, au x* siècle, à la maison de France; Hugues Capet et Robert en furent maîtres. Dans la suite, elle revint à l'abbaye de Saint-Germain. Divers chevaliers en possédèrent quelques portions.

A peu de distance de ce village était une terre royale avec un chAleau, où plusieurs princesses firent leur séjour; on l'appelait Vaus-la-Comteue ou Vaux-la- Rein». On n'a que des

conjectures à donner sur la comtesse et la reine qui ont fourni leurs qualifications au nom de ce lieu.

Au xiv* siècle, cette terre appartenait à la branche royale d'Orléans. La fameuse lsabeau de Bavière l'acquit du duc, en lui donnant en échange un hôtel à Paris. Cette princesse y fit divers embellissements. Vaux-la-Reine n'est plus aujourd'hui qu'un hameau.

Combs-la- Ville appartient au déparlement de Seine-et-Marne» arrondissement de Melun. On y compte environ 400 habitants

g tf.— Me— tmt •«■ IJrunuUtet.

Village situé sar la grande route de Paris A Melun, A sept

lieues au sud-est de la première ville.

Deux pièces de monnaie de la première race des rots, et portant l'inscription loro saneto, ont fait penser que ce lien eUH primitivement une terre royale. Quant an saint qui loi a lalsié son titre, l'abbé Lebenf conjecture que c'est un prêtre appelé Quentin, patron et, peut-être, fondateur de l'église*. Au xh' siècle, l'évêque de Paris donna cette église A l'abbaye d'Hières; aussi l'abbesse ent-elte le droit de présentation a la cure. On trouve dans les titres quelques seigneurs de Lara Samto. ! Au xv* siècle, les possesseurs de la seigneurie y appelèrent et ! y établirent trois chartreux ; les religieux y pullulèrent avec le temps ; et finalement Lieusaint ne fut plus qu'une de leurs communautés. L'abbaye d'Hières n'y conservait plus que quelques terres.

Le nom de ce village, mal A propos écrit Lieur saint, est devenu fameux par la comédie de Collé, intitulé : La Partie it chaste de Henri IV. Il est le Heu de la scène. L'aventure qui en fait le fond est au reste fort douteuse : ni Sully, ni VBstmlt n'en tont mention , et Collé avoue lui-même que sa pièce est une Imitation de celle de l'imprimeur anglais Dodsley, Jouée i Londres au commencement du siècle. L'auteur d'un ouvrage récent* a fourni un nouvel appui A cette opinion, par des recherches faites sur les lieux. On m'a fait voir sur la route, « dit-il, plusieurs bornes en grès adossées aux dernières mai- « sons de l'endroit, en allant A Melon, et portant encore un « relief assez fruste d'anciens écossons, où se trouvaient scalper tées, dit-on. les armes de France, provenant de la ferme du a meunier Michau, dont il avait obtenu la permission de la a décorer depuis sa mémorable aventure. J'ai vu avee soin ces « différent* reliefs; je n'y ai pu découvrir aucune trace de « fletirs-de-lv». »

Dans les environs de Lieusaint était l'ancienne seigneurie de Villepesque < habitèrent ferme.

Lieusaint présente une population d'environ

et appartient à l'arrondissement de Melun.

: ou V illepectc. dont les rois Charles V et Charles VI quelquelois le château. Ce lieu n'est plus qu'une

■ 1 1 >li> 4dW<^

présente une population d'environ 600 habitants.

g T -tJolaay-rr

.,rl

Village situé dans une plaine A une lieue et demie au sud de Brie Comte-Robert, A gauche, et A une lieue et demie de Licu-

i J). twl, uim tu, p. i SS.

1 L*b«it. «i.l(Hr« du *ot*t*it Péril, tMmt MU. p. IS».

« rromtnod* A- Por,. à r«*ti,» tmMeom 6* Jurt, la-IS, IHI, p. IT».

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

«.«Int. d'un on nrri\e par une avenue, et à sept et demie au sudest dé Pari».

Ce village était anciennement appelé Moissy-rF.vèque. parce qup les prélats du diocèse de Paris y possédaient une roniHon, ou. longue la cour se trouvait à Mol un, ils faisaient leur résidence. Le premier écrivain qui pnrle de ce lieu est Sugcr; et l'apelle Motalcum ou Motiaeum. Le roi Louis-le-Gros y eut une conférence avec Thlbnud, comte de Champagne et de Brie, pour la possession de Corhctl. Au xiil» siècle, le château de Moissy était la demeure champêtre de l'évéque de Paris. Ce chAteau, garni de créneaux et de four. Iles, et où Louis X lit quelques séjours en 1314, fut ruiné pendant les pierres civiles du xrv* siècle. On le répara au xv'; il n'existe plus.

Dans les environs est le chât-ati fort ancien de Cramayel, flanqué de quatre tours et entouré de fossés; les jardins en sout remarquables. On y arrive par de fort belles avenues. Le château de Lugny rl quelques hnmenux en font aussi partie.

Le sol «le cette commune produit principalement des grains.

On y compte environ âoo habitants.

% ¥l.-f»oulll>.|«-»»r1

Villnge peu considérable, situé sur la route de Melun, à bult ou neuf lieues de Paris.

C'est près de cp lieu, dans une place appelée le Ponttau ou le Pnnrtau, que, le 14 juillet 1410, fut conclu, entre le dauphin Charles et le duc de Bourgogne, Jean-saus-Pcur, un traité d<pnlx, où les princes contractants s'engagèrent A en maintenir les articles, sous peine d'excommunication, d'interdiction; d'aggrn vation et réaggravation. Mais, le 10 septembre suivant, ce trnité fut cruellement violé A Moutereau, comme on le verra dans la suite.

On volt encore des ruines du château de PoulHy-le-Fort. Des ponts-levls, des fossés, des tourelles attestent ion ancienne puissance. Delille a célébré ces nobles débris :

L'a long respect enror consacre ces ruines.

Id c'est un vieui tort qui, du haut (1rs collines,

tyran de la contrée, effroi de ses vaSMUt,

Portait Jusques an ciel l'orgueil de ses rrcnraui ;

Qui, dans ces lemps affreui de discorde el d'alarmes.

Vil le* grands coups de lance et le* nobles faits d'arme*.

Pouilly appartient à l'arrondissement de Melun.

|TII-UJar<

Village situé A une lieue au nord de Melun, et a une dcmilicue de Pouilly-le-Fort.

lue ermite nomme Fulbert, fonda, en 1 1 7 1 , à Pacy un prieure s'Uis 1c titre de Miséricordc-de-Dieu. L'archevêque de Sens, puis le pape Alexandre III approuvèrent cette fondation. Ce prieuré fut, en 1 170. érige m abbaye; mais Pacy était un lien «ride et désert qui ne plaisait plus aux moines. Alix ou Adèle de Champagne, troisième épouse de Louis VII, avait somptueusement fait réparer son château du Jnrd ; elle y attira la communauté des moines; et son château fut bientôt converti en un monastère : ce fut en !2o4 que le pape Innocent III approuva la translation de cette abbaye. Celte princesse avait logé les moines; en 1206, peu de temps avant sa mort, elle leur Ht don de tous les tiAiiments de sou château du Jard et de plusieurs autres propriétés qui en dépendaient ; de sorte qu'elle fut considérée comme la principale fondatrice de l'abbaye.

On dit que cette reine Adèle se trouvait au château du Jard, lor.-qu elle donna le jour nu prince qui devint roi de France sous le nom de Philippe-Auguste. Cette tradition est probable, mais n'est pas prouvée.

Au xiv'gièele, eu I36£, les troupes du roi de Navarre dévastèrent, pillèrent entièrement cette abbaye, et mirent les moines en fuite. L'abbé Guillaume fut obligé de se réfuuier â Pans.

En I6ft4. fut nommé abbé du Jard, I <t. < Dufour de Longuerur, un des hommes les plus -avants du xvir* siècle, fameux par sa vaste érudition, étonnant par sa mémoire prodigieuse. « t'n jour, disait-il. mes moines de l'abbave du Jard. chei « qui j'étais depuis trois ou quatre mois, me demandèrent qui

• était ro<m confesseur. Je tous le dirai, leur i epoiidis-je, quand « nom m'aurez dit qui était celui de votre p«r« saint I u m.<-

• fin '. •

1 N**««»i ?• W H Mf.

Ce savant, qui, comme on le voit, n'était pas très-créJulc. mourut en 1733. Il rut pour successeur à l'abbaye du Jard M . t .hatiiiionl de la Gah zières , à celui-ci succéda Cluude-llctn i Fusée Âc. rotjMoft.doul le chAteau nvoisinnila l'abbaye du Jnrd. Ce nouvel abbé s'illustra dans les coulisses, dans les boudoirs et pirmi les littérateurs. Galant, jovial, épicurien, il ne manquait pas de goût, d'Imagination, de vivacité dans l'esprit. Tout le monde connaît tes liaisons intimes avec Favart et son épouse. Il comp isa des coules et des opéras-comiques, il fut nommé membre de l'Académie française.

L'abbaye du Jard subit le sort des autres monastères de France : M. de Verges en fut le premier acquéreur. Eu lit»3, il vendit cette propriété à M. R. Rouillé-d'Orfeuille, qui se plut à l'embellir, et parvint â produis e, sur un terrain jadis monotone, les paysages les plus variés, les plus gracieux '.

Le Jard est de l 'arrondissement de Melun. On y compte environ 400 habitants. ■

g vin Le vivier tm-m te.

Village et ancien château situé entre Chaume et Fontcnay, sur la route de Meaut â Melun, à quatre lieues de cette dernière ville, et â trois lieue, de Tournait.

Le nom du Vivier, commun a plusieurs autres lieux en France, indique la préseuce d'un étang ou v Ivler ; et cette indication est Ici très-juste, car on y voit plus d'un étang. Deux frères. Gilles et Guillaume, habitaient nu possédaient, au commencement du xtit* siècle, le château du Vivier. Le comte de Champagne el de Brie composait avec Guillaume ce qu'on nommai' ah n un >'««p trti. On sait que ce genre de poésie consiste en des questions d'un poète et en des réponses d'un autre. Guillaume qui était ecclésiastique, puisqu'il est qualifié de maître, adresse une question plus que galante à son frère, qui lui fait sa réponse ; ils prennent pour juge de ce joyeux débat le comte Tbibaud IV, surnomme le L huntoiuiirr ■ Min de donner une idée du style de celte époque, je citerai la demande de Guillaume à son frère :

Sire ne nie celés mie * Liquict «vus lert (serait) nies à gré, S'il iM.ni que votre amie Tous ait parlement (par parole) mandé fia à nu lè« son rosi*

Par nuit ke n'en verres mie (mm la voir), Ou de jour vous bais* tt rie

Kn un beau pre El en broil , moi» ne di nue Qu'il i ail de plus parlé ?•

Je ne tra'luis point ce couplet *. on en devine le motif. Je me borne à dire : telles étaient la langue, la délicatesse et les mœurs de ces poètes du bon vieux temps, de ces troubadours ou trovères, tant vantés par ceux qui ne connaissent pas leurs œuvres; tels étaient aussi les plus anciens seigneurs connus du château du Vivier.

Dans In *uite, un des seigneurs de ce château le vendit, on ne sait a quelle époque, â un roi de France. Il est certain que Philippe-le- Long en était propriétaire, et qu'en Util il y rendit une ordonnance relative à la chambre des comptes1.

Le roi qui montra le plus de prédilection pour ce chAteau l'ut Charles Y . Lorsqu'il n'était eucore que Dauphin, il entreprit ' e donner de l'importance a ce lieu. Ne trouvant dans la cha..« I e que deux prêtres qui lui parurent insuffisants, Il y fonda, en i3-.ï. une collégiale sous l'invocation de Notre-Dame, la composa de quatorze ecclésiastiques et d'un trésorier, lequel devait être curé et principal dignitaire du chapitre : de ces qualor/e

ecclésiastiques, six portaient le liitre de chanoines el net v .t

quinze livres de rente par an; quatre étaient vicaires et recevaient dix llvrts; rl les quatre autres étaient servants, dont le traitement annuel ne s'élevait pour chacun d'eux qu'à soixante sous. Ce prince fondateur statua, pour le maintien de la discipline et du bon ordre», qu'aucuns de ees chanoines, vicaires et clercs n'entretinssent dans hur maison collégiale nulle femme, pas même «les femmes leurs alliées ou parentes/.

Cette précaution dépose contre les mœurs ecclésiastiques, et fait douter de la moralité des chanoines de cette époque.

I Prnmtnndt Ht Parit aa fUlMH du Sard, p. SOI.

i du roi ilt Manrrt, chanson 17. p. H a.

t OrifnSMiii'fi d«i mil Ht Frmnrt. t I, p. T«S.

• Hntmit àt ïeftitt deaftetur, H p |»0: t. », p. |tg.

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

Ce prince organisa la chapelle du Vivier à l'instar des autres | saintes chapelles, et lui accorda >le grands privilétics: en 1357, il exempta le chapitre du ilroit de prit», exaction odieuse, souvent , mentionnée et réprouvée dans cet ouvrage ; il lui accorda des i lettres de sauve garde qui furent, en 13C0, confirmées parle roi Jean, son père1; e nfin il rendit ce chapitre indépendant des seigneurs séculiers et des évéques.

Il parait qu'il fit reconstruire le bâtiment de lachapelle d'une manière dipne de sa nouvelle illustration : on sait que ce prince était aussi passionné pour les constructions que pour les établissements religieux.

Charles VI , son fils, lors deses trop fréquents accès de démence, fut souvent relégué au château du Vivier. L'auteur de la vieille histoire de Melun, Sébastien Rouillard, parle ainsi de ce malheureux roi et de son séjour au Vivier: a J'ai oui dire qu'à « l'endroit des deux viviers ou estants qui sont là, on avait int terposé un grand mur au devant, avec force treillis et balus- « 1res, afin qu'il ne se pût faire du mal, si, par adventure, étant « là, lui fusl survenu quelques symptômes d'insanic, quelques a troubles d'esprit ou esvanouissement». »

Les rois cessèrent d'habiter le château du Vivier, qui resta sans réparations, sans doute par suite des longues puerres qui, sous les règnes de Charles VI et de Charte VII, désolèrent la France. Les chanoines de la Sainte-Chapelle, oubliant la recommandation de leur fondateur, profitèrent de l'absence des rois, et se livrèrent au relâchement et aux désordres. Plusieurs d'entre eux néglige dent de se Taire ordonner prêtres et ne résidaient plus sur les lieux.

Le Vivier était dans cet état de dégradation, lorsqu'au xvii* siècle on proposa la réunion de ses chanoines à ceux de la Sainle-Chapelle de Vincennes. Louis XIV envoya au Vivier des commissaires, dont l'un, M. de Harlay-Boneuil, rappo-ta que le château du Vivier et sa Sainte-Chapelle «étaient situés « dans un désert écarté du monde, des bourgs et des villages; «' que l'édifice de la chapelle ne répondait nullement à la di- « gnilé d'une sainte chapelle royale ; qu'elle était dans un état « indécent, sitaée dans un château ruiné, au milieu des bois et « dans un lieu où il n'y avait aucun habitant...» En conséquence de ce rapport, Louis XIV, par lettres de 1694, ordonna la réunion proposée1.

Alors le trésorier du Vivier, Etienne Fauvelat, transporta à Vincennes les reliques de sa chapelle, et notamment un reliquaire recouvert de lames d'or et de pierres précieuses, contenant du bois de la vraie croix, extrait de celui de la Sainte- Chapelle du Palais de Paris. Suivant une inscription placée au bas de oe reliquaire, c'était un présent fait, en 1368, à la chapelle du Vivier par le roi Charles V».

Depuis Louis XIV et surtout depuis la Révolution, tout a changé de face au Vivier. Son sol, longtemps confié aux mains nonchalantes et routinières des chanoines, a passé dans celles de propriétaires industrieux, actifs et plus qu'eux intéressés à le rendre productif. Celte solitude et ce château ruiné au milieu des bois, éloigné de toute demeure, ont éprouvé la plus heureuse métamorphose. Le désert a été remplacé par des champs en culture ; les bois ont disparu; et sur leur sol s'élèvent des habitations champêtres, dont l'ensemble offre un paysage riant et animé.

Les restes de l'ancien château et de la chapelle sont encore imposants, et contrastent avec ce qui les environne, comme un cadavre au milieu de la nature vivante. La chapelle, privée de sa toiture, ne consiste qu'en ses murs latéraux, où se remarque l'élégance de l'architecture du xiv* siècle. En examinant 1rs murs à l'intérieur, on acquiert la conviction que cette ehapel e fut la proje d'un iucendie. Leur surface est calcinée par le fru; le mortier en est rougi ; et des pièces de bois, qui pénétraient les murs et soutenaient la toiture, sont réduites en charbon. Ce n'est point aux guerres civiles qu'il faut attribuer ce désastre : cetlechapelle était en mauvais étal, mais entière sous Louis XIV, en 1694 ; elle a doue été brûlée dans la suite, sans doute par un accident.

Cette ehap 'lle, comme la Sainte-Chapelle du Parais à Paris, ëta't double, et formait deux nefs, l'une au-dessous de l'autre.

Au milieu de la chapelle se voit un tojnbiau bien conservé, long de huit pieds, large de quatre. Due inscription latine annonce que, dans ce tombeau, est renfermé le corps de très-noble, trèseminent en science et en prudence, le seigneur de Don (de Dono), trésorier et chanoine de la Sainte -Chapelle royale du Vivier. Après trois mots illisibles, on apprend qu'il mourut le 10 septembre 1 536.

M. Parquin, un des avocats dont s'honore le barreau de Paris, propriétaire du château de Vivier, ainsi que de ses dépendances, en faisant élever en face de ce vieux château une habitation moderne, a mis en parallèle la maison de campagne d'un jurisconsulte du xix* siècle, avec une maison royale du xiv. Ami des arts, curieux de notre vieille architecture, il s'est occupé de la conservation de ces restes échappés aux ravages du temps; ils peuvent servir de terme de comparaison et nous instruire sur les arts du passé.

L'objet le plus imposant de ces ruines, et qui attire prin Ipalement les regards, est une tour encore debout. Elle est d une hauteur considérable, et semble avoir, du haut en bas, été partagée. On croirait qu'une moitié s'en est détachée, tandis que l'autre est restée intacte ; mais, en examinant de près, on reconnaît que ce qui subsiste était un accessoire, et contenait l e»entier d'une tour beaucoup plus volumineuse qui ne subsiste plus. Les tours ou donjons des vieux châteaux se composaient ordinairement de deux tours accouplées, l'une plus forte que l'autre; la plus déliée et la plus élevée contenait l'escalier, et souvent était engagée dans le mur de la plus grosse tour: telles étaieiit les fonctions de la tour qui reste au Vivier.

M. Parquin, dans le dessein de découvrir quelques monuments utiles, a fait exécuter plusieurs fouilles aux environs du château et dans lachapelle : voici ce qu'elles ont produit : ~

DM pierre tumulaire d'un duc d'Orléans: l'inscription fruste n'indique ni le prénom de ce duc, ni l'époque de sa mort ;

La téte d'un roi de France, où se voit une partie du manteau royal, de couleur bleue en dehors, et doublé de rouge a\ec des dorures assez bien consen ées ;

Une tétede statue de femme, lètc couronnée, et dont lesbandeh lies offrent des traces de dorures.

Je dois dire que, sur l'entrée de tous les édifices religieux mi civils que fit construire Charles V, étaient ordinairement placées les statues en pied de sa personne, de celle de la reine, son épouse, et de son filsatné. Il est vraisemblable qu'ayant fait construire la chapelle du Vivier, il a iopta cet usage dans 1* construction de celte chapelle Ain-i, celte tète de roi appartiendrait à une statue de Charles V ; et celle d'une reine, à JeaaM de Bourbon, son épouse.

On a aussi découvert une épitaphe digne d'être rapportée, parce qu'elle est historique :

A. D T P. (• Dieu Coul puissant).

« Passant, ce tombeau est drille à la mémoire de Médéric de Donin, « conseiller et roni rool leur -gène n I des Mitaient des trésrhresticti*

• rojs Henri It, Charles IX, Henri 111 et Henri IV ; rbèrl de ce premier « pour sa fidélité reconnue, et eymé, du dernier pour avoir, sous soc « régne, couru fortune de la vie, pour son nom royal ; esehspé d'unr < longue prison de la Bastille à Paris, où les fureurs de la Liane IV

• vaicoi confiné; réfugié en ce royal séjour en l'aage de 69 ans, ua« a ses pénible» Jours le 18" Jour de mars 1390, laissant dix eofasi» « virants de luy et de demoiselle Je hanne IH-Uropyc, son espouse, net . laquelle il avoit veseu suus un saint mariage par 34 années.

« Jehan, son Ois aisné, successeur de la fidélité paternelle et de relie « honorable charge, sou us le régne de l'inrincible Henri IV, peur « marque de sa filiale piété, posa ce monument en laime». letss», i « deux de «es ftèrw, l'un trésorier, l'autre chantre de cette royale eba . pelle ... Des prières ordinaires pour un père tant génèrent!. ■

Sous le chàtc-au du Vivier sont des souterrains fort étendus cl voûtes avec élégance. L'entrée eu est facile ; on y a pénètre irés-avant ; il {«trait qu'ils étaient destinés à des caves et à do priions. , pff

* On trouve dan» le Journal de Henri IV, par l'HsCofie, (t. im, p. 41 S,1 «• i Ordmnamcu !,■< roii de fnmte, tome m, p. ÏÏO el C6J ; 1. 1», p. ||5. Francol» Donan. nomme Improprement Douon, lr**niier de France, qui, tf » Uiitnire de la t </« JfWna, p. *9»- «février 1«07, fui, avec plusieurs aulrr», charge de faire de, eonienl on» »•-<

» Uittnin finirait <U Parti, par FL-libicn et Lobiueau, pU-tts juMilîralivr». Ir« Augualina, pour ouvrir une ru* en (ace du Ponl-Vj-if, sur «ne parlif il< lomei'i. |>. SOI i'cnrlo»dt ce» iehRieiii. Celle rue, ouverte, fat nemm*e ru. !>.. Ut,'

«6Wfiara.riiCMj.tf, I t,m, rel «ta | pr.b.ihl« que ce Fiancoia Douta était H ««» ffére* de Jean.

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

8 IX -La Craaae-Blearaa.

Château situé à treiie lieues de Paris et à trois quarts de lieue et au sud de Rosay.

Le nom de ce lieu iodique son origine : c'était une grange pi-os de laquelle le propriétaire, on ne sait à quelle époque, construisit un château qui porta, dans son origine, le nom de la (, rang* -en- BrU. Thibaud, seigneur de la Grappe— en-Brie, maria, en lï»9, son fils Guillaume à Marie de Courteniiy, lille de Jean de Court enay, seigneur de Bleneau ; elle n'eut que trois filles de ce mariage. \jt terre de la Grange passa ainsi à la branche de Courteoay-Blenrau, et lui laissa le surnom de Bleneau. En liCfi. Frauçoise de Gourtenay, dame de la Grange, lille de FrançoisdeCourtcnay, premier du nom, épousa Antoine, seigneur de l.inières. Ils n'eurent de ce mariage que des tilles, dont la troisième, Jacqueline, dame de la Grande-Meneau, en épousant, en IM», Georges d'Aubusson. eomle de la Fcuilladc, porta, dans cette dernière famille, la seigneurie de la Grangc- Bleneau.

Ce Georges d'Aubus&ou fut le grand-père de François d'Aubusson de la Feuillade, qui lit, a grands frais, construire à Paris la place des Victoires, puis élever au centre, en 1686, la statue de l-ouis XIV, et poussa sa servile admiration pour ce monarque jusqu'à I idolâtrie. Il affecta à l'entretien de ce monument van i eux une grande panic de ses immeiues propriétés, et notamment sa terre de la Grange- Bleneau, dont le revenu annuel fut alors évalué à neuf mille livres.

Son fil*, Louis, vicomte d'Aubmson, duc du Rouanais, mourut, sans enfant, le 39 janvier 1735.

Alors la terre de la Grange devint la propriété de Louis Dupré, magistrat estimé, dont la Bile unique, Anne-Louise Dupre, épousa J.-B. d'Aguesseau ; elle mourut en menant au jour lienrîetle d'Ague.«seau, laquelle épousa le duc de Noaillcs-d Ayen, et lui apporta les terres de Fontenay, de la Grange, etc.

Pendant le régime de In Terreur, époque affreuse où souvent les extrêmes se louchaient inv lisiblement, et où des mains mystérieuse désignaient les victimes, madame d'Aven, helle-mére d'Henriette d Aguesseau, la marquise de Moaillcs, et sa fille, madame de Noailles, périrent sur l'échafauri. Leurs, biens restèrent longtemps séquestrés. Le décret qui ordouna que les biens non vendus serait nt restitués aux héntieis des victimes, fit revenir la Grange et autres propriétés de madame d'Aven à ses cinq filles, dont l'une, madame de La Fayette, eut pour sa part la terre de la Grange.

La Grange était anciennement pourvue d une église paroissiale, dont le curé n'avait pour paroissiens que les habitants du château et ceux de la ferme. Le bâtiment de i'egli»c existe encore près du château ; il offre les épitaphes de trois jeunes seigneurs de la famille d'Aubusson, dont les cœurs y furent déposés : Léon, comte de la F« uillade, lieutenant-général des armées du roi, seigneur de la Grange-Bleneau. tué, en i647, i l'âge de 33 ans, a la bataille de Lens; Gabriel, marquis de Monlargis, tué au siège de Saint-Omer, en 1038, a l'âge de 24 ans; et Paul, chevalier de Malte, tué au siège de Marcbik.

La construction de cette église est fort simple ; la porte d'entrée offre pour tout ornement trois écussons aux armoiries de la maison de Gourtenay : «Ile sert aux exploitations.

Cet antique château conserve encore un aspect imposant : trois corps de bâtiment, flanqués de cinq grosses tours bâtie* en gres, bordent de trois cotés une vaste cour, qui laisse voir du quatrième coté le magnifique et riant tableau que présente le parc, dont la vue est très pittoresque. De belles masses de peupliers, de saules et d'arbres verts de plusieurs espèces, habilement distribuées et plantées par le général La Fayette, offrent â chaque pas des points de vue gracieux et nouveaux. On parcourt avec délices ces paysages variés, qu'aucune clôture ne limite, qu'aucune muraille n'attriste.

L'entrée du château est remarquable. Après le pont, construit sur le fossé, on rencontre une porte el une fortification flanquée de deux fortes tours. La façade de cette vieille fortification est aujourd'hui rajeunie par la verdure d'un lierre qui la tapisse entièrement. Cette décoration parait d'abord étrange; mais elle inspire un vif intérêt, io. squ'on apprend que ce lierre vigoureux fut planté par le célèbre Fox, lorsqu'avec le général Fitz-Patrik, après la paix d'Amiens, il vint â la Grange, visiter son ami le général U Fayette.

Dés que ce général fut propriétaire de la terre et du château • de la Grange, il s'occupa de les convertir en ferme ornée : il parvint, par des échanges, à se faire un arrondissement de sept cents arpents d'un seul gazon , dont quatre cents arpents en terres labourables, et le reste en bois, pâtures, vergers, étangs, etc.

On y voit un beau troupeau de mille mérinos importés ou croisés des meilleures races d'Europe. On y élève des hoccos du Mexique; quelques autres volailles de l'bémi>phère américain s'y naturalisent. Des soins continuels, la propreté et un ordre admirable feront prospérer ces animaux domotiques.

Conformément aux principes des agriculteurs éclairés, le général La Fayette a supprime l 'usage des jachères. Par une bonne rotatiou de culture el l'introduction de divers instruments agricoles, la plupart venant des Etats-Unis, il a obtenu des produits bien supérieurs à ceux que retirent les partisans des vieilles routines.

Les curieux et les amateurs d'une sage liberté verront avec le plus vif intérêt, dans l'intérieur du château, deux salons et les objets qui les décorent : l'un situe dans la tour du parc, celle que représente la gravure, est orné des portraits de tous les présidents des Etats-Unis de l'Amérique septentrionale, de ceux de Bailly, si probe, si savant, si cruellement assassiné par les agents des ennemis de la Révolution; de celui du «iuc de La Rochefoueaud, que les mêmes agents firent égorger a Gisors. On y voit aussi le portrait et le buste de Washington, les portraits de Francklin, de Kosciusko, etc.

Mais on éprouve un nouveau sentiment de vénération en voyant, parmi les augustes images de ces fondateurs de la liberté publique dans le cont lient de l'Amérique, de ces amis de l'humanité, le drapeau ou pavillon des Etats-Unis, que, au nom de ces Etats les ofliciers du bâtiment que montait le général La Fayette lui offrirent en le ramenant dans sa pa rie, lors i e son dernier voyage en Amérique, Ce drapeau est le prix de la valeur et des services éminents du général La Fayette; il est une récompense d'autant plus glorieuse qu'elle est nationale.

On remarque dans cette même pièce deux tableaux peints par Robert : l'un représente In Bastille au second jour de sa démo'i ■ lion, et l'autre In vue du Chrimp-de-Mars, lors de l'imposante cérémonie de la fédération française; le texte de la decla ation d indépendance des États-Unis, avec le fac-t»mite des signatures; le discours d'adieu que le général W ashington adressa au peuple américain en quittant le pouvoir.

Une autre tour de la Grange contient la bibliothèque du général ; elle est nombreuse et magnifique. On y voit plusieurs ouvrages publiés en Amérique, qui, pour l'impression, la beauté des caractères et de» gravures, rivalisent avec ce que ln typographie européenne a produit de plus beau. On y trouve aus«i une collection île divers objets de curiosité et d'histoire naturelle de l'Amérique.

Le Ion a de la pièce d'eau qui borde une partie do ehâteau, est déposé on canot américain qui, en 1834, gagna le prix de la course contre un canot apporté exprès par une frégate anglaise. Les bateliers de New- York, après avoir refusé une forte somme de ce canot vainqueur, le donnèrent en présent au général La Favette.

Âpres avoir décrit la Grange et les objets précieux, utiles et agréables que présente ce séjour. Il faudrait parler de l'ordre admirable qui y règne. Cet ordre bannit le loxe, la paresse, la prodigalité, el umene l'abonlance. Ce que la Grange offre de plus intéressant, c'est son propriétaire; mais il est vivant, mais il e>t modeste; mais, chez toutes les nations civilisées, Il n'est point d'âmes généreuses, de partisans de la liberté qui se le vénèrent. U n'a pas besoin d'éloges : je dois me taire.

Page 1