Histoire pittoresque des voyages dans les cinq parties du monde
ceu.ci toute science; i. L Z ' ™ S S V ■'; T10 '"™Mfcseconde, d'un intérêt universel. Le pùi l"t , , °" ™"°ml' '"
ranls du nouveau monde à travers Clô ?'" P°l'SSilil l0S ™,11"5-
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colles et semant parlent sur cur passage lesarts et la civilisation ; Tvr e, s,don , ces belle» souveratnes de la mer, s'élevaient au plus haut point de splen-
,1™ , et alhuenl porto leur commerce jusque SU1. ta, c,-lk, dl! h Gaill, ,., ,, n»ù * I Espagne. Ce serait une curieuse étude, sans doute eu,- celle des pramers pas de ces premiers navigateurs ; malheureusement aucun de l'„,r ■-'(.'i'iis n est ]i;nvomi jusqu'à nous.
■-s Grecs firent Paire un pas i„„„01Br ;, ta scimcc g(-.ogr „; , ^
- l"l par leurs expédions m.luaires que par leurs voyages, car à peine si lé ,
«anales, tout eraprcinles, d'ailleurs, de ce fabuleux dont aimait à s'entourer ce peuple à la vive imagination, nous ont laissé les noms ,1e quelques voyageurs. Le prenne,, le pins célèbre, c'est Homère, le grand poêle, l'historien le géographe, le genic universel. Homère parcourut la Grèce et ses lies P isifr Mineure, la Méditerranée, l'Egypte, l'Espagne, les cotes du Pélopouèsr /o,,,. *»* ,os pays et les peuples, prép,,,,,,,, ;, m„,,,.imiv ...,. :v,.-rMc, ^ . crip lions qud a prodiguées dans ses poèmes; puis il traçât sur le bouclier tlAcbdle, celle première et impérissable carie, toute la cosmographie de ces siècles recules, encadrant dans d'ingénieuses fiel ions les dcscriplions les plus précises, les notions les plus positives.
On peut regarder l'cxpédilion des Argonautes, qui cul lien au oommoucrmonl du 1J. siècle avant J.-C. , connue la première expédition maritime ,1c, Grecs cl ,1 est :, rcgrclier qu'Hésiode, leur historien, ail entremêlé de lantde lahles le reçu des exploite ,1c ces célèbres navigateurs , car il csl dil.icile debien smsir a vente sous le vernis brillant duehanlredes Oarre,,, et de, Jours. Pouran .1 parmi a peu près certain que les Argonautes s'avancèrent, à travers la Bithyme, la rhraceetla mer Notre, jusqu'au pied du Caucase; mais l'on ignore absolument par quelle rouie ils retournèrent dans leur pairie
Cinq siècles environ après Homère, Hérodote vint Jeter „„ grand jour sur histoire encore s, confuse ,1e ces temps reculés. Il parcourut les cèles du 1 onl-tusm, d„ Bosphore au Phases, explora les régions enta l'ilvpanis cl le ..«•yslhoue; ,1 venta Tyr, ta, et Babylone, s'avança jusqu'à l'exlrémilc ,1e tgypio , et s arrêta enfin dans le midi de l'Italie, où il composa son admirable histoire. A peu près dans le même temps , Carthago , alors à l'apogée de sa puissance, envoyait Hannon fonder des colonies au delà du délroil des Colonnes
La Grèce ot Rome semèrent des colonies sur tous les rivages connus • leurs marchands et leurs généraux reculèrent de quelques pas les bornes du monde au nord de l'Europe, ot dans lo centre de l'Asie et do l'Afrique; mais il ,„, parait pas que ces peuples ainbhieux aient jamais soupçonné l'cxislcice ,|e terres nouvelles, ou ,1„ moins ||s „•„, eurent que des idées bien values qu ils ne songèrent point à éclaircir.
Les commencements de l'ère chrétienne furenl d'un intérêt presque nul pour la géographie, et ce n'est guère que vers lo 7> siècle que l'on vit s'évcil-
1er reprit d'observation aux recils des nombreux pèleriw qui visitaient le
Sainl-Sépulcrc. Les croisades vinrent ensuite et durent nécessairement agrandir le cercle des connaissances. C'est à la religion fine nous devons les progrès des sciences dans ces siècles de barbarie , c'est à sa voix que les Asceliu, lesCarpin, les Ritbruquis , allaient, sans guide, sans arme, à travers des contrées barbares, au devant du féroce Tcîiinghiz-Khan , dont le nom seul faisait trembler les plus braves, pour Lâcher de détourner de nos pays ce terrible fléau. Sous devons à ces intrépides ambassadeurs on pape et de saint Louis nu lableau curieux et Adèle (.les mœurs des Mongols. Rttbruqnis prit sa roule à travers la Crimée et les provinces situées sur les bords du Volga et de In nier Caspienne; il traversa les déserts qui s'étendaient entre: le Don elle Volga, et parvint jusqu'à Karakoroum, la céièlire capitale duCaihay, L'épouvantai) de l'Asie. Le soin avec lequel Rnbruquis étudia les mœurs, les usages, les produits des pays qu'il parcourut, l'exactitude qu'il mil à on déterminer la position, rendirent sa relation extrêmement précieuse pour fKurope du moyen âge , en renversant de nombreuses erreurs et propageant une rouie de connaissances nouvelles.
Tandis que l'Europe s'en remettait ainsi à quelques moines, à quelques pé lerius, du soin de conserver le (lambeau delà science, un peuple aujourd'hui relégué parmi les barbares, et chez lequel à cette époque semblait s'être retirée la civilisation, relevait dans l'antique Asie le culte des arts elles implantai! sut' cette terre d'Afrique devenue depuis le repaire de la barbarie : .je veux parler des Arabes. Dès le 9° siècle, on vit se manifester la passion de ces conquérants pour les découvertes et. les courses aventureuses, et jusqu'au iae ils élargirent dans tous les sens le monde connu des anciens. Leurs voyages dissipèrent l'obscurité qui enveloppait encore le nord de l'Asie ; mais leurs travaux sur l'Afrique, surtout, ont une grande importance : car les courageuses lentalives qui ont signalé le commencement de ce siècle ont à peine ajouté quelques renseignements à ceux qu'ils nous ont laissés sur ces contrées inbospilaliéres.
Pendant que les Arabes portaient leur commerce de Samarkande à Carfbu , de l'Egypte au détroit de Gibraltar d'un côté, et au cap Corrienles de l'autre , et du détroit de Gibraltar aux cotes de la Guinée ; pendant qu'Us pamnuaienl les rives du Niger, qu'ils allaient trafiquer jusqu'à Boraou elTimbouctou, villes florissantes alors par leur commerce et leurs richesses, et qui furent depuis l'objet de tant de recherches , un autre peuple , non moins fanatique et tout aussi brave que les enfants de Mahomet , les Normands se signalaient par leurs exploits sur les mers du Nord. Dès le 7< siècle ils visitèrent l'Irlande et y fondèrent plusieurs villes; 'vers le milieu du 8e, ils abordèrent les îles Feroë et l'Islande , et , cent ans plus tard , ils atteignirent le Groenland. Il paraît même
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