‹ Histoire pittoresque des voyages dans les cinq parties du mondeChapitre 2 sur 22 · MM · texte numérisé non relu

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Mais bientôt lé monde entier rctanffl •!.. !„.„;, h ,•

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Les récits de Marco Polo, comme «ions l'avons dir .„•■■ , ••■

avec avidité : a„ssi vi,-0„ s(. ,„.,,,„,,. „„,. „„,.' ' ''" ' Jv"""1 * ™.o,IIis

avalisée, et pendant les ^ é es n ants'hTi" " '"' !" """**

Jusqu'ici les progrès ont été lents «difficiles, les résultais i„„,„m, , uiaintenanlnno nouvelle carrière vi ,'™,™- ■ . Is ">™mplels ;

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nés aux ventes d'or et de pierres précieuses : Christophe c Ion h ptatet d «-cas.dla„s,u.,a,erredesA„,i,,es,yase„deCaP.naad„ K l'ap de Bonnc-Esperanee et ouvert les portes des royaumes du soleil. P

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Pendant que les Portugais poursuivent leurs exploits à l'orient , Colomb explore les eûtes de l'Amérique, à laquelle Amérieo Vcspuec. donne son non. ; Pinson et Cabrai découvrent le Brésil, Cortex envahit le Mexique , Pizarre pan ienl à travers des flots de sang à la conquête du Pérou ; chaque jour de nouvelles côtes sont abordées par de nouveaux, conquérants.

Cependant les connaissances en géographie étaient dès lors assez avancées pour qu'on sût qu'une grande partie du globe restait encore à découvrir -, mais une pensée surtout dominait les esprits et stimulait nu plus haut point les ambitions rivales : il s'agissait de trouver un chemin plus court pour arriver aux Indes et aux lies que parfument les épiées. Aussi la recherché d'un passage au nord et au sud détermina de nombreuses expéditions qui furent fécondes en heureux résultais.

En 1 520, Magellan franchit le détroit redoutable qui porte son nom , et conduit le premier vaisseau européen dans l'Océan Pacifique, dont , sept ans auparavant, Vasco Nunez de Iialboa avait pris possession au nom du roi d'Espagne. An nord, d'intrépides marins, parmi lesquels Jacques Cartier, Walter Raleigh, John Davis, Uudsuii , Baflin , s'avancent, à travers des mers de glace , à la recherche d'une route au Grand-Océan , et si leurs courageux efforts n'ont pu atteindre le but qu'ils se proposaient, ils n'en ont pas moins été pour la science d'un immense intérêt, cl les noms de ces hardis navigateurs sont inscrits en caractères impérissables sur les glaces éternelles delà Nouvelle-Zemble , du Groenland et du Spitzberg.

Maintenant, si nous quittons ces froides et inhospitalières régions pour porter nos regards sur cet immense océan qui s'étend entre l'Amérique et l'Asie , et que, jusque alors, on avait cru désert, nous verrons un cinquième monde sortir de ses Ilots comme par enchantement.

Vers la fin du 16" siècle , Mendana s'élance sur ce vaste théâtre , et, dans une course de quinze cents lieues, il aborde une foule de ferres nouvelles, entre autres les fameuses îles de Salonion, qu'il ne put retrouver lui-même dans un second voyage, et qui , pendant plus d'un siècle , Turent l'objet de tant de recherches, On avait cru reconnaître, à la description qu'il eu avait laite, des . Iles d'or dont on avait rêvé l'existence dans ces mers inconnues.

Les Hollandais descendent à leur tour dans la lice , et veulent eux aussi s'essayer à la solution du problème qui depuis si long-temps occupe les navigateurs : ne peut-on arriver aux Moluques sans doubler le cap de Bonne-Espcrance? C'est dans le but de résoudre, celle question qu'est préparée la célèbre expédition de Leroure et Schouien, Ces braves marins s'avancent à travers

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mule dangers jusqu'à roWSHlé mérfaie-raïé de l'Amérique, et on 1818 !o cap Itorn es, fane,,, , „ nouvelle route te ,„„„, K[ ^ ^.;™ 1M5> '" Los découvert,.» alor» se succédera,, rapidement sur cet océan inexploré où lo ne p„„ï3l[ »„ „„ ,„s m ï0i,, ^ P c"

Schouten ava.eul découvert h mer Mauvaise, et avaient pénétre en re à cl i ne! de» Anus et celm de» Navigateurs. - En lafâ, ÏKmL „ ,,-/',,:

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iollande. -En 1700, Da,„p,er, géographe habile anlantqu'inlrcn marin

poursud la reconnaissance de» terres an»lrale» , et donne on non au J

«re ,a Nouvo,le-Bro,ag„c de ta NouveUcGuinéc , ,,,'il a franchi Î"Z

Une nouvelle période commence avec le 18- siècle; de plus glorieuses nen »e« amment les peuples de l'Europe; le génie du commerce thi place ; , gé o ^ la m,hsa„o„ ; ,'espri, d'examen succède à ,'espri. mercantile Et q, va champ est ouvert à la science! quelle noble carrière à la généreuse àmb lion o» navigateur»! Que de mondes nouveau, à explorer! queT le 1 sa étudier! Les expéditions dés .ors son. dirigée» dans un bu, d'obsTvalion plutôt que de découvertes.

Cependant deux questions immenses restent encore à décider : - Existe-! il es .orresaustracs,- Le continent septentrional de l'Amérique es.-il eonUm ' « hommes de ,'occden, ne peuvent-ils aborderle détroitdc Bering q„ p 0

L'honneur de résoudre la première de ces questions était réservé au plus cclehre.au plus populaire des navigateurs, a l'immortel Cook , e, V ne Z

un de se» pin» ndrépides compagnons , devaittrancher la seconde Zr,' 1res s, Haicnlessajés avant eux, bien d'autres le» suivirent avec h„„ ne r dan» cette camère si féconde. Nommons les plus illustres, traçons ™ <|uos,„o,s„marche rapide de la géographie pendant ces c'en, ZieZn-

Tandis que Byron , Wallis et Carteret se succèdent sur l'Océan Pacifique Couga,„vdle aborde la délicieuse Taï.i, objet de tant de récit» morve eux'

Surv,Uoonl769, retrouve dans les Arsaeidesce, fameuses îles de Salon»,, découvertes un s écle auparavant par Mendana. Cook, dans 1™™ success,r», de 1700 à 1TO> ach,ve entièremen l'explora oûïh

c,nq„,e,ue parue du monde. Outre de halles reconnaissance» ! on lui doi a découverte de la Nouvelle - Calédouie , de» Nouvelles- Hébr des « de» I

Sandwich , dont il traça un tableau si brillanï , sans pouvoir, hélas ! se douter qu'il chantait son tombeau.

i La (in tragique deCook ne put arrêtes l'élan des navigateurs. En 178G, La ■ Permise fut envoyé par le gouvernement français pour explorer la cote nordouest de l'Amérique , et reconnaître les mers du Japon. Déjà il avait accompli d'importants travaux dans le nord , et , coupant la ligne , il s'était élancé sur les mers du sud, quand le génie des tempêtes l'arrêta dans sa course, eLle brisa sur les tristes écueils de Vanikoro.— D'Entrecasteaux, envoyé à la recherche de son infortuné compatriote , s'immortalisa par ses explorations dans l'Océan Pacifique. —Après lui, les Ring, les Duperrey, les d'Urville, les Laplace, les Bougatnville, sillonnèrent dans tous les sens cette vaste étendue de mers , et en complétèrent la reconnaissance.

Malgré les hardies investigations de Vancouverl, et de Kotzebue après lui, qui semblaient avoir démontré l'impossibilité d'un passage nord-ouest , quelques habiles marins avaient encore conservé l'espoir de pénétrer dans les mers polaires par la baie de Badin. Ross et Parry s'élancent audacieusement dans ces mers inhospitalières, et, puissamment aidés par Franklin , chargé de les seconder par terre, ils reconnaissent les anciennes découvertes de Bylot, de Raffm, etc. , pénètrent dans le goulet du Prince-Régent et s'avaiteen t. jusqu'à l'entrée du détroit de l'Hécla et de la Furie. Mais là doivent s'arrêter leurs citons, loin* audace doit reculer devant ces niasses de glaces accumulées parles courants , et qui menacent à chaque instant do briser leurs navires. Dés lors , si l'on put croire que le passage nord-ouest n'était point absolument une chimère, au moins on fut force d'avouer qu'il serait inutile, qu'il n'y a point de roule praticable pour les vaisseaux à travers ces Ilots éternellement glacés. A ces explorations de la mer du Nord se rattache le nom d'un de nos infortunés compatriotes, Jules de Blosscville, marin aussi savant qu'intrépide, qui, chargé parle gouvernement, en 1833, de reconnaître le cotes du Groenland , paraît s'être perdu dans ces dangereux parages. Long-temps on conserva; l'espoir de le retrouver sur quelque Ile sauvage : l'Europe savante déplorait depuis plus de deux ans la mort de Ross quand Humphrey le recueillit dans la baie du Prince-Régcni.; mais depuis la dispariLion delà Lilloise, plusieurs expéditions ont été envoyées à sa recherche sans produire le moindre résultai , et personne, hélas ! n'ose plus espérer.

Pour compléter cette esquisse, il nous resterait bien des noms à citer : resserré dans les étroites limites d'une introduction , nous, n'avons pu qu'indiquer les points culminants , poser pour aiusi dire quelques jalons qui pussent guider l'explora leur dans cette immense étude des conquêtes de l'homme sur la nature; il nous resterait^ nommer une foule d'intrépides voyageurs rçui , pour

n'avoir poim affronté 1,-s uimum de ta mur, n'en onl pas moins acquis dos droits sacrés à la reconnaissance (In momie savant par leurs courageuses explorations dans l'intérieur des continents, de l'AMque surtout, si peu connue encore, et dont les immenses déserts, avec leurs sables mouvants et leurs féroces triltus , ne sont pas moins terribles que l'océan avec tous ses dangers. Qui ne connaît les noms dis Bruce , des Miingo-Park , des Cailliaud , des Clapperton , des Caillé, des frères Lancier , et tant d'autres non moins illustres ? Il faudrait des volumes pour analyser les travaux des infatigables voyageurs qui se sont succédé sans relâche depuis le 13' siècle. En traçant cette rapide esquisse nous avons voulu seulement mettre le lecteur à même d'embrasser d'un coup d'œil l'ensemble des progrès do la géographie , lui placer dans la main, si je puis m'exprimai ainsi, le 111 qui doit le gnider dans le vasto champ des découvertes.

Maintenant disons nu mot du but que noos nous sommes proposé dans la publication de cet ouvrage.

I.e tableau que nous venons de présenter, tout imparfait qu'il est suffit

pour feire voir .lequel intérêt doit être le sujet que nous traitons II est peu de

livres, en effet, qui puissent présenter un attrait aussi puissant, aussi varié

que les recueils (le voyages, «cependant à peine en possédons-nous deux ou

Irms , et encore tellement volumineux qu'ils ne peuvent trouver accès dans

''s les MM'C-thèques. C'est que les matériaux sont immenses et que l'on est

entraîne malgré soi par la fécondité du sujet.

Il y a dans les voyages deux parties : l'une technique , scientifique : l'antre ilescnplivo, pittoresque. C'est à cette dernière que nous nous attacherons principalement, sans négliger toutefois Cc que la première partie pourra nous offrir d attrayant et de facile. Ainsi nous ne prendrons point le navigateur a, port pour le suivre degré à degré , l'œil sur la boussole et la sonde i la main A moins de quelque événement remarquable qui mérite d'arrêter „„ iustam non c course, nous franchirons à toutes voiles les immensités de l'océan sans jus mqnietcr des variations de l'aiguille ni du caprice des vents , pour nous hâter d aborder la terre et de marcher à la découverte

Alors nous raconterons les pays et les peuples tels qu'il., ont apparu aux , .entiers voyageurs, avec leur belle nature et leurs mœurs si naïves isan. ;| ™ origm ee qu'elles om,nt de c„,,o„x, les suivant dans^-

Ic pu 2 ,„™ , r "',*' *",S 'e"rS "•""'"•S °l "a"s '""* ■*» ■ ™ a plac publique L, sur les champs ,1e bataille. La forme de leur gouverne-

unis piquants. Tins, avec los voyageurs moj.

dm»®, nous 1rs reverrûns phi&eivaiséB , mais non plus heureux ; nous admirerons les changements prodigieux survenus eu si peu d'années dans leur manière d'êlrc, sans toutefois suivre cette transformation dans toutes ses phases : car nous ne voulons Taire ni un cours d'histoire , ni un cours de géographie.

L'ordre que nous avons suivi est celui qui nous a paru le plus logique , le

plus rationnel. Quand on parle de voyages , de découvertes , les premiers noms gui s'offrent à la pensée, c'est Christophe Colomb, c'est l'Amérique. C'est donc par l'Amérique que nous commencerons. C'est de là d'ailleurs que se sont répandus parmi les Européens ces récits merveilleux qui devaient les entraîner sur les mers et changer la face du globe.

Quelques années après la découverte des Antilles, Vasco de Gama franchit le cap de Bonne-Espérance, et l'Asie , à peine connue jusque là par les vagues relations de quelques commerçants , s'ouvre immense aux conquêtes des Portugais avec ses puissants royaumes et. ses trésors merveilleux.

Bien qu'une partie des cotes de l'Afrique ail été de tout temps visitée , nous ne l'avons placée qu'en troisième ligne , parce que , malgré sa proximité , l'intérieur en est resté long-temps inconnu. C'est depuis la lin du siècle dernier seulemenl qu'il s'est présenté des voyageurs assez courageux pour affronter les sables brûlants île ses déserts , et tandis que l'intérêt qui s'attache aux découvertes va s'ulïaiblissuril pour les autres pays , à mesure qu'ils passent sous le. niveau de la civilisation , c'est avec une sympathie de plus en plus vive que nous suivons les pas des intrépides explorateurs de l'Afrique.

Viendront ensuite les voyages autour du monde , auxquels nous avons réservé la plus large place dans notre recueil, parce qu'ils sont les plus nombreux , qu'ils touchent à tous les points du globe , et qu'aujourd'hui encore de savants et infatigables marins travaillent avec une admirable ardeur à cette mine inépuisable.

En publiant celte Histoire des voyages, nous n'avons point eu la prétention de faire un ouvrage savant , mais simplement un recueil d'un intérêt facile cl universel , qui restât sous tous les rapports à la portée du plus grand nombre , qui pût. être lu par tous avec fruit, sans fatigue cl sans ennui.

Pour cela , nous avons puisé à toutes les sources , nous avons mis à contribution les nombreux écrivains qui ont enrichi la bibliographie des voyages, élaguant de leurs récits la partie purement nautique, comme aussi les détails scientifiques qui ne se rattachent, qu'indirectement aux voyages, et qui, bien placés dans une relation particulière, ne pourraient trouver place dans une collection sans la grossir démesurément. Ainsi débarrassé d'accessoires sou-

ïïiïTTÏÏf:

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vent oiseux, presque toujours fatigants, notre reeudl offrira une suite non interrompue de descriptions pittoresques, de curieux récite, de scènes variées à

l'infini ; un choix , en un mot , do tout ce que les différentes relations présentât Se plus piquant. Nous n'aurons ou, du reste, dans ia préparation de ce travail , que îe mérite de [a patience , et si nous sommes parvenu à rendre accessiltle à tous l'élude des voyages , si féeondc en enseignements précieux, et à fournir ainsi un aliment profitais à cette ardeur d'apprendre qui depuis quelques années embrase tous les esprits, nous aurons atteint notre but et

nous noua croirons suffisamment récompensé.

L E'CGâltE IÏATIN.

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