PRÉFACE
i un gros livre, et le fruit d'un long travail. Plus
trouvera sans doute que le sujet ne méritait pas tant
[M'ine, et que les études approfondies ne conviennent
1 aux littératures classiques. Ceux qui pensent ainsi de-
i'iinent toutefois, si je ne m'abuse, de plus en plus rares.
A force d'ébranler les murs de la vieille citadelle du faux
goût, la critique y a fait sa brèche, et on ne croit plus
inière déroger en passant de la lecture d'Homère à celle des
Niebelungen ou de la Chanson de Roland.
La manière dont j'ai traité mon sujet sera peut-être plus difficile à faire accepter. J'ai cherché avant tout à procéder méthodiquement, à traiter les faits avec un respect scrupuleux, à établir leur caractère et leurs lois. On me reprochera, je le crains, d'avoir bien peu fait pour l'agrément des lecteurs, et je n'espère pas en trouver un grand nombre qui soit disposé à me suivre dans des recherches qui n'offrent au premier coup d'œil que de l'aridité. Il est d'usage chez nous d'égayer davantage la matière» et, particulière-