LA CHRONIQUE DE WEIHENSTEPHAN
(Voy. page 294.)
Par une distraction singulière, nous ayons oublié de donner au chapitre VIII du livre P' les renseignements nécessaires sur ce document souvent cité. C'est une histoire de Charlemagne^ en prose allemande du quinzième siècle, dont le manuscrit^ actuellement à Munich, appartenait auparavant à Fabbaje de Weihenstephan ou Saint-Etienne en Bavière. Le texte original était du quatorzième siècle, mais on ne Ta pas retrouvé. Cette curieuse compilation repose en partie sur la tradition orale, plus spécialement bavaroise (comme dans le passage cité p. 294), en partie sur Turpin et quelques autres textes latins, mais surtout sur un récit, demeuré jusqu'à présent inconnu, de la jeunesse et de diverses aventures de Charlemagne, récit auquel le Stricker semble avoir aussi puisé quelques pages qu'il a mises comme introduction à son Karl. Les huit premiers chapitres de la chronique de Weihenstephan, et l'analyse sommaire des autres, ont été publiés par von Aretin, dans son livre intitulé : Très-ancienne légende sur la naissance et la jeunesse de Charlemagne, On «trouve à V Appendice de cette publication l'extrait d'un chroniqueur allemand du quinzième siècle, Ulrich Fûtrer, qui a()araphrasé à la mode de son temps le récit de la vieille chronique.
C'est par erreur, page 244, que nous avons attribué au Stricker certains traits relatifs à l'histoire de Mainet, qui ne figurent en réalité que dans la chronique ; cette erreur est d'ailleurs sans importance, puisque les deux textes avaient la même source, et que c'est à celle-ci que s'applique le jugement porté. La seule dijfférence consiste dans quelques détails supprimés dans le récit abrégé de Stricker.