SI
les lue Corsuble; déroute des païens (v® A). Éloge unanime d’Ogier (B). Charles va à Rome; le pape le reçoit à grand honneur (120 r® A); il va en Comhardie, puis retourne à Paris (B). Il donne à Naime la terre que lui avait enlevée son oncle Cassile, et va en Bavière avec lui (v® A) ; le pays reconnaît Naime; fêtes (B). Éloge de Naime (121 r° A). Portrait de Charlemagne d'après Turpin (B). Voyage de Charlemagne en Orient d’après la légende latine (121-124 r® B).
(Ce livre n’est pas terminé. Il y a un feuillet et demi en blanc, puis vient le Livre troisième. D’après les premiers vers de ce livre (1 25 r® B) : .
Quant Charlemainc fu en France repériez D'Aspremont où il ot moult esté travelliei,
on devait y raconter, après la fin du voyage d'Orient, la guerre d’Aspremont. 11 est fâcheux que rette partie manque.)
Livre troisième. Girard suit ici le Pscudo-Turpin, en le délayant à sa manière Nous remarquerons seulement les endroits où il en diffère.
F* 125 v° B. Dans Turpin, Charles prend d’abord Pampeliuie; ici il prend auparavant Barcelone et Terrassonue.
K° 127 r® A. Au lieu d énumérer d'après Turpin les villes prises par Charlemagne, Girard dit :
.... Ge n’ai pas pooir que soient recité Les nons de tous les liex, quant bien y ai visé ;
Par quoi leirierement m'en sui outre passé.
Pour ce que li non sont plain de grant oscurté.
F» 127 v* B. Il y avait avec Charlemagne trois rois: Salomon de Bretagne, Ogier, qui venait de reconquérir son royaume, et Gondcbeuf de Frise ; et dix-huit ducs 1 : Roland. Naime, Fstuus de Langres, Richard de Normandie, le duc de Dijon, Samson, duc d'Orléans, Guineman de Bourges, Orson de Beauvais, Morant de Rivier, Galerans de Touraine, Herchembaut de Montfort, deux frères ducs de Liège et de Brabant, Raimond, Girard de Vienne, qui servait volontiers Charlemagne
Et si nt il esté grant temps son mal voiüauz,
Ainssi con moult de genz truevenl en ces rommaiu ;
Mes li abregemenz Challemaine parlanz N’est pas de tous ses fez, ançois est entendait/
. A parler de plus granz;
Milon de Pouille, Arnaud de Beaulandc, père d’Aimcri, Renier de Gènes, père d'Olivier.
F® 143 r® B. Après ht mort d'Agoland, Charles vient à Saint-Jacques, où il fait élever une splendide église ; puis il parcourt l’Éspagne, où Agolaud avait encore bien des amis :
Mes moi Gyrart d’Amiens no sui pas entendaus Que por sa mort fust nus a Châties conbatans,
Gtrtrd du qtrinst, mais il en énumère trois de plus.
APPENDICE
Ne inonslrer seulement qu’estre en deilst dolans ;
Quar encontre Challon n'catoit Ion nus vivons Qui en Espaigne fu, ne rov ne amustans,
De conbatre à Challon ue fust lor nntipuissans;
Et ce dist sains Lyons qui nous en est garnis,
Qui de Chai! es sot bien toui les fez apparans.
Par quoi décret en llst, qui nous est descleirans Les fez que Challes fist : traiz est en ce romans ;
Et est lait au conmant au frère au roy des Frana,
Le conte de Valois, qui estre ramembrans Veut de si nobles fez où tous est apendans Le bien de toute honneur en touz bons ccnvenans.
Et ge Gyrart d’Amiens, qui tout sui desirans De fere son plesir de cuer liez et joians,
Ai fet cest livre ci dont fel me fu conmans.
Et de quoi l'estoire est et beie et soulisans
De plaire & prince grant qui veut estre emprenans, etc.
F” 165 r° A. Au milieu de l’énumération des sépultures des morts de Roncevaux, empruntée à Turpin, Girard ajoute :
Et moult d'autres barons, dont ja nommer ne quier Les terres ne les nons, qu'il ne doie ennoier A moult de genz qui n’ont volenté tfalongicr Les choses, s'on les peut par reson abregier 1 .
Ici il quitte Turpin. Pendant que Charles était eu Espagne, les Scsnes avaient fait roi Guitequin, fils du premier Guilequin. CeGuitequin prit une belle femme, qui fut depuis amie de Baudouin, frère de Roland, comme l'a raconté Jean Bodel *.
Quand Charles est revenu de Saxo, il se repose dans son pays, le parcourant et faisant rendre bonne justice (165 v» A). 11 va à Vienne voir Turpin qui y était resté (B), et se confesse à lui (166 r» A). Girard reprend alors le récit de Turpin, et le suit jusqu'à la mort de Charlemagne. Il y ajoute (168 r" B) son enterrement et sa place dans le caveau d'après les Chroniques de Saint-Denis.
L’auteur déclare en terminant avoir surtout puisé aux chroniques d'Aix :
Et moi Gyrart d’Amiens, qui toute l’ordenance Ai es croniques pris qui en fonl ramenbrauce.
Par le commandement le frère au roy de France,
Le conte de Valois, ai pris cuer et plaisance A recorder les fez Challon
Fin (P* 169 r» A).
1 Sage précepte, que notre interminable euleur sursit dù mieux observer.
1 Voyet le passage où il perle do Bodel, cidessus, lie. n, ch, lv, p. *90.
APPENDICE
PASSAGES QUI SE RAPPORTENT A L'ÉPOPÉE CAROLINGIENNE dans le manuscrit de la Bibl. imper, fr. 5003.
(Voy. page 104.)
F0 91 v°-92 v». — Histoire de Perte d'après Adenès.
F» 98. — La reine Sibile
F® 95 v®, puis 97 r°. — Le début d’Ogier, finissant ainsi : « Le roy se reffraigny et tint Ogier lonc temps comme son serf. »
F® 97 v®. « Les François oricntels firent conspiracion contre le Roy par l’amonestement du conte du pays nommé Hardré, dont le roi fist moult grant justice. Ce Hardré estoit frere du Roy de par mere aultre *, et cro ni(|ucs dirent qu'il fut ncpveu de Guenes, et fut filî de la femme qui fut baillée à Pépin quant on luv cbanga la Royne lierthe. »
Id. — Le roi avait beaucoup de bons chevaliers, « et auxi avoit le Roy Cannes de llaultcfucille, Alory et Guion ses frères. Gucnnesfut sire de Hautefueille e.n Champaigne, qu'on nomme à présent Moymer, et avoit moult de parens et de grans liguages, dont il y ot de moult vaillans hommes et de bons; mais Gucnnes fut un homme moult bel langager, cault et malicieux, et l ama moult le Roy, et creoit moult ce qu’il iuy disoit. »
FMOOV. — Suite de l'histoire d'Ogier. « Quant Oger vit qu'il ne povoit résister à l'empereur qui le tenoit assegé à Pavie s, il monta sus son cheval Broïcfort.... etsailly sur l’ost de l’empereur, et il fist moult grant tempestc d'oceire gens, et passa oultre, et s'en ala droit à Cliastiaufort.... De ce est dit ou livre qui parole de Oger: Sainte Marie, dist Karles, où prent Oger tel gent, qu'ilz ne se remuèrent pour pluies * ne pour vent *? » —
F® 101 r®. — Le lianap queTurpin fil faire pour Ogier est encore à Laon. « Brobicr se vint loger assés prés de Laon, et eu la place où est à présent assise une petite ville fermée nommée Bruhicres. »
F® 101 v®. — Histoire d'Aymer etd'Emais d'Orléans*.
F® 102. — Histoire de Hue de Bordeaux, où il n’est pas parlé d'Obéron.
* Voyez la Préface du Macairt- de M. Gue*sard.
1 Mi -prret évidemment par erreur.
1 Le texte de Raimbert ne parle pas de ce siège ; voy. ci-details, p. 309, et cf. page 330, note S.
* Ms. plaies,
4 On reconnaît là deux vers alexandrins, dont le premier c*t un peu sltèré ; ils se rapportent à an trait du siège de Castelfort que raconte aussi le texte de Baimbert (br. vi).
• Voy. ci*deasus, p. 403.
APPENDICE
F0 102 v>-109r°. — Ees quatre fils Aimon.
F° 109 yo-HOr0. — Histoire des fils de Ilenaud.
K° 1 10 r>-l 12 r°. — Voyage en Orient, d'après la légende latine.
F" 112 r“-l 13 r*. — Première partie du Pscudo-Turpin.
F° 113. — Mort de Renaud à Cologne.
F» 121 r”.— Prise de Narbonne, après la fin de la guerre d’Espagne d'après Turpin.
F” 121 v*. — Histoire des impôts qu'on veut lever sur les Francis F* 122 r°-123 r°. — Résumé de la chanson de Richer, fils de NaimeV
> Voy. ci-d«Mus, p. 389. * Voy. ci-deuaa, p. 313.
APPENDICE