Allusion à la restitution des villes de la Somme
3. Philippe de Crèvecœur servait alors dans les rangs bourguignons.
4. « Complaincte pour le trespas Madame Marie de Bourgoigne » (morte le 27 mars 1482), Faictz et diclz , fol. 46',°; publiée et commentée par Pli. Aug. Becker ( Zeitchrift fur Romanische philologie, t. XXVI, 1902, p. 6 4 « ). Le manuscrit James de Rothschild (fol. 3 7 vo^ donne cette rubrique : Ichy s’ensuit la Complainte de la mort de la duchesse Marie qui se peult intituler Le Pèlerin. Ms. io5 de Tournai, fol. iS5V0: Complainte sur la mort de Me d’Ostrisse. La pièce est suivie, fol. iqito, du dialogue latin entre la voix de la duchesse et celle du duc, qui se rencontre aussi dans le ms. de Valenciennes 466 et dans les Faictz et diciz.
JEAN MOLINET RHETORIQUEUR
une sorte de voyage où l’on trouve des auberges qui sontou pleines de gens ou bien fermées. Ainsi Jean Molinet frappa successivement aux portes dans une ville franche où il y avait plusieurs beaux hôtels, pensant qu’il pourrait s’y loger Au noble escu de France :
Mais l’hoste estoit rioteux et sauvage,
c’est-à-dire que le roi Louis XI ne se montra pas sensible aux compliments et à la rhétorique de l’écolier, alors parisien. Puis il heurta à l'huis Aux trois luppars, c’est-à-dire chez le roi d Angleterre. L'hôte paraissait riche d’avoir et lourd de bagages ; mais, chez lui, les pauvres gens n’avaient guère le moyen de se faire écouter. Le voyageur aperçoit alors VÉcu de Bretagne , une maison très haute et renommée. Le pauvre Molinet, qui n'avait vaillant une châtaigne, ne peut arriver à se faire ouvrir le logis, et il n’obtient meme pas une chandelle. Ce n'est qu’à VEcu de Savoie, c’est-à-dire chez Amédée I\, âme charitable et sainte, que Molinet devait trouver un abri. Là, le logement était bon. Hélas ! le bon hôte devait mourir à Yerceil, en i472 ; et voici, une fois de plus, Jean Molinet à la recherche d'un hôtel. Il va pour se loger à VÉcu d.’ Artois :
Mais le logis estoit plain de gens d’armes,
Et le propre hoste *, humble, sage, courtois,
Ne possedoit que une chambre et ung toiclz Qu’il deffendoit encore a force d'armes :
Et quant je veiz tant d’armes, de guisarmes,
Je me garday de bien passer par la :
Car trop envis meurt qui apris ne l’a2.
C’est-à-dire que Molinet trouva la guerre déchaînée entre Français et Bourguignons. Au loin, il apercevait Vhostel de Ravestain 3; mais quelqu'un d informé lui apprenait que,
r. Charles d’Artois, comte d’Eu, lieutenant général du royaume.