‹ Histoire poétique du quinzième siècleChapitre 143 sur 183 · Ibid., fol · texte numérisé non relu

Ibid., fol

5. Ce rondeau est publié dans le Jardin de Plaisance. La rubrique du manuscrit James de Rothschild (fol. 24vo) ne laisse pas de doute sur cette attribution.

6. Ms. fr. 2376 : ramboreux. — Ms. de Tournai io5: remboureur.

7. Ces deux pièces dans le manuscrit James de Rothschild, fol. 24-a4V0. La

HISTOIRE POÉTIQUE DU XVe SIECLE

Alors Molinet déclarait ne plus apprécier que la chaleur du feu, le bon vin, dragées et cotignac. Et il se rappelait que François Pétrarque avait dit que l'Amour haïssait les vieillards1.

Jean Molinet a deux fils2; il vit avec son parent Jean Lemaire, qu'il forme à la rhétorique, et qui chante, près de lui, à la Salle-le-Comte, benedicamus 3. Jean Molinet est veuf, car maintenant il est chanoine.

Il est vrai qu'une femme qui l'asservit « par longue saison » l'avait fait citer devant Jean Voisin4 :

Chief de justice et de pité...

Pour ung enfant nouveau venu...

Mais Jean Molinet se défendait devant son juge et le flattait dans une charmante épître 5. Et, bien gentiment, il demandait miséricorde. Il disait, une fois de plus, sa misère :

Le [s] petis enfant[s] a présent Me mettent a confusion.

De chevance me treuve exempt :

Amour veult et raison consent D’eulx faire administration.

Ainsy, pour conclusion,

Dieu me rend, par mon fait, confus:

Qui paouvre est, chascun luy court sus !

Et, maintenant qu'il voyait clair dans sa conscience, Jean Molinet l’avouait :

Se j’eusse sceu en ma jonesse Ce qu’a présent voy et congnoy,

Le povreté et la simplesse,

Les fortunes et grans rudesse

deuxième pièce a été publiée par Marcel Schwob d’après le ms. fr. 2875, fol. i23TO: Le Parnasse satyrique du quinzième siècle, p. 1 43-i47- Plie se lit dans le ms. de Tournai io5, fol. 1 46.

1. Marcel Schwob, Parnasse salyrique, p. 161 (Bibl. Nat., ms. fr. 287b, fol. 5i).

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