Bibl. Nat., Réserve Ve 4i, 4a
\ HISTOIRE POÉTIQUE DU XVe SIECLE
Petit 1 et chez Jean Longis2. Arnoul Langelier, en i54o, reproduisit le texte précédent dans une édition de petit format, imprimée avec de jolis caractères ronds3. Un prologue disait encore l’estime singulière dans laquelle on tenait ces poésies, en louait les termes exquis et les sentences, les « dicts» fructueux et joyeux, au point qu’il semblait que l’auteur eût fréquenté les Muses sur le Mont Parnassus et l’Hélicon.
Et tout cela est un enseignement, à cinq siècles de distance. Ne nous hâtons pas de juger !
La destinée a de ces ironies. Le chanoine de Valenciennes, conservateur de Part réaliste des Flandres, a nourri chez lui, formé à sa discipline Jean Lemaire4, l’inventeur de mètres nouveaux, celui qui usera des tercets à l’italienne, l’ami des arts et des artistes, le chantredes Troyens5, celui-là qui devait, à Lyon, sur la colline de Fourvières, que l’on disait le forum Veneris, édifier le temple païen de Vénus, rédiger le discours de l’archiprêtre Genius6 7. Et c'est une autre affaire que lr Temple de Mars :
De ce haut temple et merveilleux oracle,
Les autels sont de lis 1res bien parez,
Encourtinez pour éviter spectacle.
Les chappes sont de draps bien figurez :
Le propre encens est d’odeur naturelle,
Les benoistiers, des vaisseaux corporelz.
El Genius, au moment où s’éteignait le vieux Molinet, parlait ainsi à ses dévots ’ :
i. Bibl. Nat., Réserve Ye i 3 3 <» .
а. Bibl. Nat., Réserve, fonds Salomon de Rothschild.