‹ Histoire poétique du quinzième siècleChapitre 82 sur 183 · PI. XVII · texte numérisé non relu

PI. XVII

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Faveur et les ânes volants

iBibl. Nat., ms. fr. 24461. fol. 61 1

où nous retrouvons la plus grande partie des tapis de Baude : l'aveugle1, le pauvre homme sous le roc2, le cheval et l’âne3, les dangereux degrés4, l’âne et les bêtes5, la toile d’araignée6, la chandelle ”, la pirouette8, l’homme qui rompt les anguilles9, le cheval et le bœuf10, le chat, le mâtin et le lévrier11, Faveur et l’âne mitré1’, les pourceaux devant les marguerites13; l'homme qui réveille le chat qui dort14, etc. Une deuxième collection nous offre la représentation pompeuse des femmes des différents pays15, une symbolique des couleurs16, la suite des sibylles17, le profil des nobles Grecques et Romaines où l’on croit reconnaître les portraits des dames de la cour du temps de Louis XII !8... On y voit enfin, de profil, à cheval, Charles de Bourbon '9, le seigneur et patron de François Robertet, les emblèmes et devises de sa maison20, et aussi un médaillon de François Ier ajouté postérieurement21.

Quant aux armes de François Robertet, dont la main se reconnaît souvent sur les pages du recueil, on les voit pendues aux branches d'un arbre formant un motif du paysage où le terrible Hercule est enchaîné par Cupido22. C’est donc lui qui forma la collection de ces images (car il ne serait peut-être pas prudent de n’y voir que des cartons de tapisseries). Traditionnel recueil dont l’origine pourrait remonter au célèbre Etrille Fauveau, dont nous retrouvons précisément ici l’image23, qui fit la joie des lecteurs du treizième et du quatorzième siècle, et dont on pourrait suivre l’évolution, suivant la mode, à travers les Emblèmes d’Alciat ou VHéca-

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