‹ Histoire poétique du quinzième siècleChapitre 85 sur 183 · Ibid., op. cit., p. 5a. — 5. Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., op. cit., p. 5a. — 5. Ibid., p

coup trop usé d'inversions d'un comique parfois bien involontaire. Enfin, le temps a marqué durement une œuvre d’actualité, qui abonde en traits personnels, dans laquelle les allusions sont difficiles à entendre, comme chez Villon. Mais Baude a bien sa valeur et son originalité. Sàchons-lui gré de n’avoir point fait le gracieux, le larmoyant, l’amant désespéré comme tous les snobs de ce temps.

Sans doute, maître Henri s’était montré galant auprès des dames parisiennes qui tenaient boutique, comme la belle Heaulmière, et les charmantes dames de magasin du Paris de sa jeunesse 1 :

J’entens bien ce que vous me dites.

Vous m’aviez promis et juré

Que plus que nul autre m’amez :

Ce ne sont que toutes redites...

M ais les rondeaux d'amour, qui rappellent tant la facture de l’école de Charles d'Orléans, et sont donnés comme des œuvres de Baude, ne me paraissent pas devoir lui être attribués2. L’amour précieux a tenu peu de place dans sa vie. On sait que Baude s’était marié, peut-être un peu à l’étourdie3. On voit madame Anne, en 1 46g , faire opposition à la vente des biens de son mari 4 : et, si nous nous reportons au «Bondict de la nature d’une femme», on trouve que Baude avait, sur la conduite du mari envers son épouse, des idées tout à la fois sages et libérales 5 :

Femme doibt estre en liberté honneste

Contregardée sans trop la prés tenir...

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