Fol. 64. — 23. Fol. 64. — 24. Fol. 64vo. — 26. Fol
26. Fol. 65vo. — 27. Fol. 66. — 28. Fol. 66. — 29. Fol. 66vo. — 3o. Fol. 67.
3i. Fol. 68. — 3a. Fol. 69. — 33. Fol. 70. — 34. Fol. 7a.
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HISTOIRE POÉTIQUE DU XVe SIÈCLE
petits oursons 1 ; l’unicorne2 ; les trois sages3 (Adam, Salomon, La Sibile); les trois forts4 (Gédéon, Samson, David); les trois riches5 (Alexandre, Octavien, Charlemagne). Mais il y a lieu de remarquer que certaines de ces pièces sont données à Baude par François Robertet suivant l'autorité du manuscrit français 12/190 (le gorrier de cour au pied du poirier6; le Cordelier île religieux]7; le fauveau8, le nocher9. Quant aux autres cahiers de Robertet, ils renferment un assez petit nombre de pièces de Henri Baude.
Le manuscrit français 1717 contient seulement deux rondeaux (fol. 54v0-55) de notre poète : l'un paraphrase le verset : Initium sapientie timor Del ; l'autre commente le mérite qu’il y a à faire peu de promesses et à les tenir. Quant aux Bons dictz movaulx pour tapis ou verrieres de fenestresi0 qui se lisent aux folios 57ro-5Svo, rien n’indique que ces petites moralités sur Justice, Pitié, Vérité, Charité, Humilité, Conseil, Paix, Fidélité, la fusée, l’amant douloureux, etc., soient de maître Henri Baude.
Le manuscrit français 1721 est le troisième et dernier cahier de Robertet, et l’on a pu y écrire jusque vers 1624; il contient huit rondeaux de maître Henri Baude10 (fol. 22vo-25). Parmi ces pièces d’amour on remarque deux pièces très libres recueillies dans le Parnasse Satyrique11 .
Nous avons déjà parlé, à propos de François Robertet, puis à propos des tapisseries de Baude, du manuscrit français 12 490. Il convient de signaler que ce recueil contient également un certain nombre de pièces attribuées à Baude qui ne se rencontrent que là : le « galifrede Baudas»1-; l'homme qui pense nagerà plaisance13; l’homme qui dort équipé d’espérance 14 ; le
1. Fol. 72. — 2. Fol. 72vo. — 3. Fol. 73. — 4- Fol. 73T0. — 5. Fol. 73v0.
6. Fol. 73vo. — 7 . Fol. ii8V0. — 8. Fol. 119. — 9. Fol. 119™.
10. Fol. 22V0 : Souvieigne vous ce dit Baude, de moy. Fol. 23 : Baude que pence tu ? — J’escoute. Fol. 23vo : Le bon lymier qui est sur erre ; — Dame si j’ay les cheveulx gris. Fol. 24 : A l'estourdy éans y veoir goutte. — Mon juge fait de l’entendu. Fol. 24™ : Cons barbus, rebondis el noirs. — Si j’ay parlé aucunement. Fol. 25. J’entens bien ce que vous me dites. — 11. Marcel Schwob, op. cit., p. i63-i64.
ia. Fol. 119. — i3. Fol. 1 1 970. — i4. Fol. ii9T0.
MAITRE HENRI B AU DE , ELU DES FINANCES ET POETE 3o3
pèlerin 1 ; les ânes sur les mules * ; les ânes habillés en avocats3 ; les deux femmes4; le tombeau de beau langage5 et enfin la ballade faite pour Monseigneur de Dammartin contre Charles de Melun 6.
Ces pièces appartiennent-elles à notre auteur? 11 semble que oui. Mais le recueil formé par François Robertet paraît bien avoirété préparé avec moins de soin que les trois cahiers de Jacques Robertet et l'attribution de ces pièces demeure un peu moins certaine7.
Et peut-être n'aurons-nous pas perdu tout à fait notre temps à tourner les feuillets de papiers jaunis où ces clercs, les Robertet, ont oublié les tracas de leurs affaires administratives, manifesté leur amour pour les imaginations nouvelles et montré leur souci à conserver le beau langage de France. Car ils nous ont permis de dire l’ascension d’une famille vers la fortune, vers la noblesse8, vers cette forme nouvelle de triomphe que devenait, en ce temps-là, la gloire littéraire.
Grâce à eux, nous avons surpris quelque chose qui finissait; et quelque chose aussi, qui s’est fané depuis, mais qui venait de naître alors et que paraît, en cette heure, le reflet d’une aurore : plus que l'adolescence de la Reauté paienne, c’en était la prime jeunesse et la gracilité. Et par eux aussi,