‹ Histoire poétique du quinzième siècleChapitre 99 sur 183 · Fol. 122. - 5. Fol. I 2 2V · texte numérisé non relu

Fol. 122. - 5. Fol. I 2 2V

6. Fol. i 2 2V0. — A la fin de cette ballade on remarque les signes qui entrent quelquefois dans la signature de Fr. Robertet.

7. Parmi les pièces qu'il faut absolument rejeter de l’œuvre de Henri Baude figure le « Débat de la Dame et de l’écuyer », attribué à notre auteur par Anatole de Montaiglon [Recueil d’anciennes poésies françaises, t.IV, p. 151-179). Ce long morceau n’est pas dans la manière de Baude et l’expression « laissez buissoner Baude » est proverbiale. Ce n’est nullement une signature. [Ibid., p. 175.) Baude est d’ailleurs un nom courant de chien. Voir la poésie de Charles d’Orléans (Éd. J. M. Guichard, p. 399).

8. On pourra remarquer dans le ms. fr. 1721 ces maximes : ExtoUit virtus nobili talque viros :

Qui est gentil ne peult estre vilain,

Qui est vilain ne&t pas ait gentilhomme.

HISTOIRE POÉTIQUE DU XVe SIÈCLE

nous avons pénétré clans un coin du cœur de la France, tendre et recueilli, dans ce joli Bourbonnais où un héraldiste de ce temps1 a dessiné beaucoup de villages ceinturés de murailles et dominés par d'imposants castels, de petites cités (on y voit Moulins2 où naquit Bande; le château d’Usson où Jean Robertet fut bailli3; Montbrison4, d’où les Robertet tiraient leur origine bourgeoise, là où ils dormiront noblement leur dernier sommeil, dans cette admirable campagne déployée au pied de la montagne forézienne qui verra naître l’Astrée). Et tant de vers, recueillis par les bons serviteurs de cette maison, nous ont permis d’évoquer le milieu littéraire et artistique qui entoura la maison de Bourbon.

Mais les cahiers poétiques des Robertet dépassent ce petit cercle : c’est tout un monde, c’est tout un temps, le moins défini et le plus bigarré, qu'ils évoquent.

La Flandre bourguignonne y est installée, en alliée sinon en conquérante, avec Georges Chastellain, le très « clair orateur », le maître de Jean Robertet qui écrira sur sa mort une longue complainte5. Nous y trouverons toutes les pièces politiques relatives à la querelle du Lion rampant et du Cerf volant6, tous les dialogues de France, d’Angleterre et de Bou rgogne7; et aussi les épigrammes et les traînes qui suivirent le désastre de Nancy où hnit, avec le Téméraire, cette splendeur exaltée8 *. Et nous rencontrons Molinet !l, correspondant de François Robertet, Molinet de Valenciennes avec le Trône d’Honneur écrit à la mort de Philippe le Bon10, la Complainte de la Grèce11, le Temple de Mars1-, les chansons

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