‹ Histoire politique de l'EscautChapitre 14 sur 136 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Louis de Maie essaya de ramener les esprits en concédant aux marchands hollandais le droit de venir avec leursbiens et leurs navires à Anvers, afin d'y « tenir étape de toutes « sortes de marchandises grasses, savoir : beurre, fromage, « huile, peaux, œufs, graine de navette, graine de colza, « grajne de moutarde, graine de chanvre, miel et cire. » Cet octroi, qui ne faisait que consacrer des rapports déjà établis, ne satisfit personne. Le comte, irrité de l'attitude hostile des habitants du marquisat, leur retira leurs privilèges, confisqua les biens de divers bourgeois, prononça quelques sentences de bannissement, et inaugura un. système de répression qui rendit son administration odieuse, et plongea l'opulente cité d'Anvers dans un éiat de marasme dont elle paraissait ne plus devoir se relever. Tandis qu'une garnison flamande occupait la métropole commerciale du Brabant, le duc Wenceslas, tout entier à ses plaisirs, se consolait, au sein d'une cour luxueuse, des malheurs que son incapacité avait attirés sur ses États. A sa mort, la situation s'améliora, grâce à une administration plus sage et plus éclairée. La duchesse Jeanne, mieux conseillée, témoigna plus de sollicitude pour l'avenir du commerce brabançon, et, entré autres travaux utiles, lit exécuter quelques ouvrages afin de faciliter la navigation et l'écoulement des eaux du Démer. On touchait, d'ailleurs» à une crise politique, qui devait avoir pour résultat do relever la fortune chancelante d'Anvers, en lui préparant d'éclatants triomphes et des succès désormais assurés.

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