‹ Histoire politique des États-UnisChapitre 125 sur 126 · Ce soQi les Selectmtn · texte numérisé non relu

Ce soQi les Selectmtn

tttdê de dteettter, de déiîbértr el de juger des afiTufes fku*

bliques, ça été dans cette étendue de viHesou districts que

les scnliments du peuple se sont formés piuiiiièreniLiit, et que leurs résolutions ont été pnst s, depuis le commeiicemeut jusqu à la lia des débals et de la guerre.

* jt«Les églises sont des sodétésreligieasaB qui compreonent le peuple entier. Chaque distirîet contient use paroisse et une église. La plupart n'en ont qu'une, et quel-> ques-uns en ont plusieurs. Chaque paroisse a une iiiaisoii d'assemblée et un ministre entretenu a ses propres dépens. Les constitutions des églises sont extrêmement populaires, et le cler^^é a peu d'influence ou d'autorité , è l'exception de celles que leur propre piété, leur vertu, leurs lumières leur donnent naturellement, ils sont choisis par le peuple de leur paroisse et reçoivent leur ordination du clergé voisin, ils sont tous manés, ont des familles et vivent avec leurs paroissiens dans une perfidie amitié et ialiaiité. Ik vont voir les malades, eKereenl la charité enven les pau^ ma, assistent à tous les mariages et entareaMOla el pié» chent deui folf chaque dimoache; la OMiadve rapgaoha ftil à leur caractère moral leur Aiii ptrdro ic«r infloinea et leur nuirait à Jamais. De sorte que ce sont dsa horniia sages, vertueux et pieux. Lem aantimealB sont en géné» ral adaptés à ceux du peuple, et ils sont amis jalon dt la liberté.

« 3* 11 y a des écoles dans chaque ville; elles sont éta* blies par une loi expresse d# la colonie; chaque ville consistant en soixante ftmilles est obligée, sous peine d'amende, de maintenir constamment une é^le et un mettre qui enseigne à lire , à écrire , rarithmétique et les principes des langues latine et grecque. Tous les enfonts des habitants, ceux des ridies comme des pauvres, ont le droit d'aller dans cette école publique. On y forme les étudiants pour les collé^'es de CLiuibridf^e, de New-Huven, de Warwich et de Darthmouth, et dans ces collèges on élève des maîtres pour ces écoles, des ministres pour l'é- I. 34

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glise, des docteurs en dioit et en médecine, et des magistrats et officiers pour le gouvernement du pays.

« 4*' La milice comprend tout le peuple. En vertu des lois du pays, chaque habitant mâle entre seize et soiianle ans est enrôlé dans une compagnie et régin^ent de milice complètement pourvu de fous ses oHIcters. Û est obligé àe tenir toujours dans sa maison, et à ses propres dépens « un mousquet en bon ordre, une corne & poudre, me livre de cette poudre, douze pierres à feu, vingt-quatre balles de plomb , une boite à cartouches et un havre-sac. De sorte que toute la contrée est prête è marcher à sa défense au premier signal. Les compagnies et ré{;inients sont obligés de ^'assembler à un certain tenips de l'année, sur les oruii s de leurs ofticiers, pour la Visitation de leurs armes et munitions, et de tiure leurs manœuvres.

« Voilà, Monsieur, une petite esquisse des quatre sources principales de cette sagesse dans les oonsëls, de cette habileté, de cette bravoure militaire, qui ont produit h révolution américaine, et qui, j'espère, seront saintement conservées comme les fondements de la liberté, du bonheur et de la prospérité du peuple. S'il est d'antres parti* cnlarités sur lesquelles je puisse vous donner des informa^ lions, vous me ferez l'amitié de roc le faire savoir. J*ai l'honneur d'être,

1782. ioHlf AdaMS.

FIN m PREMIER VOLIME.

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