‹ Histoire politique des États-UnisChapitre 16 sur 126 · DIVISION DU COURS. S · texte numérisé non relu

DIVISION DU COURS. S

nouveau piaa qui ne vaudra pas mieux que 1 aacien; cette machine , on ia fait produire. Eu peu de mots , laiidis que nous sommes coiniiie un malade qui &e retourne sur son lit de douleurs sans trouver le repos , et qui essaye de tous les remèdes sans que le changement fasse autre chose qu'aigrir sa souffrance, TAmérique jouit de son gouvernement , comme un homme bien portant jouit de ia santé et de ia vie, et eu use au lieu d'^ BODger.

Que n en sommes-nous là? le problème serait

résola et la France tranquille. Le but suprême de la politique j nous Toublions toujours ^ ce n'est pas de changer la nature humaine , de poursuivre d impossibles chimères ou de fatiguer lesprit et Tactivité d'un peuple par ces débats constitutionnels aussi ridicules et aussi stériles que les querelles théologiques du Bas-i^mpire, c'est de donner à chaque citoyen le libre usage de ses forces, j)arce que ce libre usage est pour Tindividu comme pour l'État la condition du bien-être et du progrès. Voilà ce que les Américains ont senti : ils n'ont demandé à l'État que ce que les formes politiques peuvent donner > une sérieuse garaotie de la liberté. Rien de plus , rien de moins. Cette garantie, ils Font obtenue plus complète qu aucun des peuples anciens ou modernes « et c'est là ce qui rend si Instructive Tétude de leurs institutions.

Cette imporlance , cette utilité reconnues y le principal objet de notre enseignement est donc de vous faire coiuiaître, par une analyse fidèle, et dans son entier, la oonstitution des États- Unie, en y rattachant, paf lenra resseniblanees et leurs différences, les chartes des Etats paiv iiculiers. Mon but est de vous faire apprécier l'esprit de ces institutions, qui ont exeroé, qui exercent encore une action si puissante sur les destinées de T Amérique , qui dès leur naissance ont ébranlé l'Europe , comme on en peut juger par Thiâtoire de notre révolution, et qui aujourd'hui nons touchent d'autant plus que les deux civilisations se ressemblent davantage et que la démocratie a pris pleine possession de la société française et sans retour.

Mais, vous ne l'ignorez pas, on ne peut comprendre et juger une constitution sans connaître les idées, les mmtirs, le génie du peuple qui l*a faite, en d'autres termes, sans connaître l'histoire de ce peuple. Nous ne sommes plus au temps où Ton s'imaginait qu'une constitution sort de la tète d'un Loiume eoiiiuie la Minerve s'élançant tout armée du cerveau de Jupiter> au temps où Tbomae Paine prétendait qo*une constitution n'existait pas tant qu'on ne pouvait la mettre dans sa poche.

Ces constitutions de papier ne durent guère , nous en avouâ fait la rude expérience. Pour

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