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dre VI accordait aax eouroonea unies de Casiille et d'Aragon toutes les tares déeouyertés et à déeou- Trir au delà d'une ligne imaginaire tracée d un pèle à Tautre^ cent lieues à Touest des Açores; rest était la propriété des Portugais.
Cette donation , contre laquelle Grotius se croyait encore obligé de protester^ au nom de l'Évangile, n'était pas faite parce que le pape se reconnaissait pour le maître du monde, et prétendait distribuer en sourerain les terres du nouveau contiiient : c'était comme chef suprême de la catholicité que le pape disposait ainsi de nations plongées dans les ténèbres de r idolâtrie. Ces païens, ces infidèles n'avaient aucun titre à la souveraineté du sol qu'ils occupaient depuis si longtemps , et ce n*était pas trop récompenser une pieuse croisade que de donner ces riches pays à ceux qui devaient, ou convertir les sauvages, ou exterminer FidolAtrie. La concession était donc faite (ce sont les termes de la bulle) ut fides catkoHea et chmtiana religio noitri» prœsertim lemporibus exaltetur, etc., etc., oc barbare mliones deprimantur et ad (idem ipsam reducantur*
Cette générosité du pape disposant* d'un pays qui ne lui appai'teuait pas eu faveur des Espagnols et des Portugais I qui n*y avaient pas plus