‹ Histoire politique des États-UnisChapitre 53 sur 126 · Story · texte numérisé non relu

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VUl* LEÇON. CONNECTIGUT, MfiW-HAVEN. 201

La parole de Dieu fut de nouveau proclamée la seale règle des affaires publiques. C'est ainsi qae New**Haven fit son code de la Bible , et prit les saints pour électeurs.

Les Tilles qui s'établirent dans le Yoisinage s'organisèrent sur le même plan; chacune d'elles fut une maison de sagesse , reposant sur ses sept piliers, et aspirant à -être éclairée par la lumière éternelle. Les planteurs se préparaient pour la seconde venue du Messie qu'ils attendaient avec

Cûiiliance, tout en étendant la colonisation dans le fertile pays où rien ne troublait leur progrès.

Cette organisation empruntée de la Bible et qiii nous transporte à tant de siècles en arrière^ est plus sensible dans la colonie naissante de New- Haven que dans l'État de Massachussets; mais à Boston^ comme à Hartford, comme à ISiew-iiaven, c'est le même esprit; le même sentiment religieux.

Dans les trois colonies, par exemple» on avut admis l'égale succession des ûls , suivant la coutume anglaise des terres tenues eu commun socage ou Toturièrement, mais on donnait double port à l'aîné, non point par une idée aristocratique, mais parce que la loi juive l'ordonnait ainsi*

En Massachussets, comme à New-Haven, le droit criminel était emprunté littéralement du Lévitique et de l'Exode.

L'idolâtrie, la sorcellerie, le blasphème, la tra-

m LIVRE I. — COLONIES.

hiflon, te meurtre, te faut témoiguâg^, l*Adiiltaèrt,

la révolte du fils en certiiins cûô, étaient punii de mort y parce que Moïse rayait ainsi ordonne; quant au vol, tes teis de MasflachmsaetB rtfomt de le considérer comme un crime capital , malgré tee prescriptions deg teis anglaises, par natte taisoa ^ eaMl dit , que n(M Hêoni mttrmUFU dm les saintes Écritures.

, Dans iihe eoeiété où la «Bible était la^ loi de

l'État, où le magistral et le prêtre se confondaient, c était une conséquenee toute natarelte que la morale ^ qu'on tie séparait p6itildii eulle, fût dans les attributionB de l'autorité. De là une suite de règlem^nUl touchant la tie privée qui

nous étonnont par leur sévérité, et dont les plus curieux sont restés célèbres sous le nom de Leis

11 n'est point de péché que dans la Nouvelle- Angleterre on ne punît de la main du magiatrat^ on a vu qiie l'adultère emportait la mort* Ce elifttiment, ce n'était pas seulement^ comme dans nos loiS| la teogeanee de Tépoux outragé, c'était eucuie la punition du péché. L*historien de Massaehussets, Hutchinson, nous rapporte» à la date de l'année 1643^ un exemple singulier de cette confasion de la morale et du droite

One femme mariée avait eu deê relations ttfM

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