Tocqeentlléy 1, St
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autre était excommuniée pour avoir critiqué le prix d*un ouvrage d'ébénisterie.
La paresse et Tivrogaerie n étaient pas moios surveillées. Quand un étranger entre dans Tune des deux liôlelleries de Boston, nous dit un écrivain du xYii*" siècle y il est suivi par un homme qui a cette charge spéciale, et qui se joint à lui sans invitation. Si Tétranger demande a boire plus qu'il n'en peut sobrement porter au jugement de l'officier public, ce dernier contremandera la boisson demandée et n en laissera pas dooner une goutte de plus que la quantité qu'il aura jugé conveiiuble. Sancho n'était pas mieux gardé dans son gouvernement de Barataria.
Dans cette voie de réglementation , il n'y a pas de limites, surtout quand Topinion pousse les magistrats. Au dernier siècle les philosophes ne pouvaient assez tourner en ridicule les prescriptions auxquelles les jésuites avaient soumis les Indiens du Paraguay. Mais assurément elles étaient raisonnables en comparaison des ordonnances puritaines.
L'assemblée générale de 4624 à Boston s'occupa de rhabillement des deux sexes, et ordonna entre autres choses que nulle personne, homme oa feniiiie, ne pût porter de vêtements qui eussent plus d'un crevé à chaque manche; les ceintures d'or et d^ai^ent, les chapeaux de castor furent défendus comme un luxe coupable. Quelques an-
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nées après, en 1639, ou dti'endit de porter des toasts, sous peine de douze deniers par chaque offense. On rendit en même temps une nouvelle loi somptuaire par laquelle il était détendu de porter de la dentelle ou du point. 11 était défendu aussi de faire des manches courtes découvrant les bras, et elles ue devaient pas avoir plus d'une demi-aune dans leur plus grande laideur*.
£niin, on appelait la réforme des liauts-decfaausse de largeur immodérée, des rubans, des nœuds d'épaule, des collerettes et des manchettes, et les esprits avancés de Tépoque, les purs, formaient à Boston une association pour prévenir le luxe des longs cheveux.
On entre dans ces détails, non pas pour jeter quelque variété sur Texposé un peu aride de l'his* toire coloDiale (ce qui après tout serait permis), mais parce que cette peinture de mœurs fera mieux saisir le caractère formaliste des puritains, et permettra de comprendre comment au XVII* siècle, en Amérique comme en Hollande, on pouvait prendre pour principe de gouvernement la liberté politique la plus grande, sans que la société fût troublée un seul instant. (Vest que la sévérité des mœurs, la régularité des habitudes, la rigidité de la morale reUgieuse, ne laissaient à la liberté qu'un champ des plus limités, et