X<trtk Am, M/mêW, ocl
m 1« modémiit h midaîeiil bienUmlt mm
daoger.
CertMy rian n'Mt phn ridieule qa*iiae ki fn
proscrit les perruque» «t les longs cheveux, défend l'usage du tabac cumoie une impureté, ou s'occupe d'autres détails non iMine puérils. Rien n'est plm biaarre que celte mascarade juive uu le gouvemeur de Gonneeiiettt derrieoi lê juge du Nouvek-hrûéif oà }es mastistrals de New^Haven smI les sept piliers de la maison de sagesse^ mais ce u est là qui' Tapparenee, la forme extérieure^ te Tètement de k secte puritaine. Sous ce vêtement ^ diuu la coape antique et auranuée iait rire rohsarTatour anperftciel y se cachait un véritable Mpitt de l&arlé. Gb sont y on le répète ^ ces maaiercâ formalistes qui, en déteignant sur les mM^rSi. m donnant au hft* bitudes de la vie ur>e austérité particulière, en proscrivant le relâchement et le hue, en déaaz^ manien quelque s<Nrte TamUtieiii ent permis tans les exeès de la liberté politique, les mœui-s y laisatent nn perpétndi eantref«ida qui enpjèchait la balance de ]>erdre Véqnilibre.
Mtenrs ou lois, il faut que 1 esprit humain sott eentenu. L'homnid n*a plua besoin d'antotiti quand il est sorti deVeii^auce, parce quil esta lui-même sa règle et asn avtMilé. Ainsi en MtFÎt du corps politique^ la Uberté et la moralité se tiennent, et l'une est d'autant plus grande que Tautre est plus étroite. FalitîqMMenI pMlaiit,
V1U« LEÇON, CUttjK£(lïiGU)\ |Mi;W-HAYË£4. ttti
1^ 0)€eurs n'ont qu'un int^t seoondaire dans BAO moiwobio ^ai^U(uée coioioe ^tait celie cie liOiiis XIV ; ellei goAt toUt dans une républiqut.
Ce liinuuiibiue subsi^U? encore duiàb U Nouvellô- Aagivtem > et lui mmtwQ 90a oaractèro^ Taadis que dans le sud roBelavage altère les i»<Bura» lu oord a jusqu'à ce joui* deiendu ^ usages ; ausai «airil mlé le piiieç de la démeeitttie. Le respect de la religion, la sanctiiuution du cUuianche, la lee-^ ture dâ la Bibla^ domieai eiicore ai^urd'liui aux mœurs une sévérité qui , dans l'habitant de Boston, permet de reconnaître l'ancien puritain, et c^est ainsi qu'en empêchant jusqu'à l'apparence dn luxe et du désordre, la tradition maintient l'esprit d'égalité sans lequel il n'y a pas de république possible.
C'est ce qu'on oublie trop dans des pays où des habitudes moins austères font du pouvoir une proie plus désirable, en y attachant de plus dangereuses séduclions» On sent bien qu'une république n'est point possible sans l'égalité; on comprend moins que ce sont les mœurs bien plus que les lois qui la donnent. L'égalité devant la loi « il y a soixante ans que nous l'avons; mais la sévérité de la morale publique, nous Tatteudons encore. Nous en approchons, je le crois, et le moment n'est pas loin où Topinion , sans t»tro aussi exigente que dans la Nouvelle-Angleterre , sera cependant bien plus rigide que par le passé. C'est ce qu'il est facile
d^obserrer an théâtre et dans la société. L'im-
gnerie, le jeu^ le duel, l'adultère ont cessé d'être de bonne compagnie; le luxe des dernières années de la monarchie a contribué À sa chute ; évidemment nous en arrivons» sinon à la sévérité, du moins à la jalousie puritaine; la mcuralité publique n'y gagne, dit-on , qu en apparence, mais l'apparence, soutenue par ropinion, ânît bientôt par deyenir la vérité, et c'est toujours une eredl^te chose que Tintérét et la vertu soient d'accord. .