‹ Histoire politique des États-UnisChapitre 59 sur 126 · XKW-BJUinfllU, HAIRS · texte numérisé non relu

XKW-BJUinfllU, HAIRS

Pour compléter Tbistoire de la colonisation de la Nouvelle-Angleterre 9 il nous reste à parler des dfux provinces de New-Hampsliire et de Maine ; c'est un récit de peu d'intérêt , mais indispensable pour achever nos connaissances en ce poinL

244 UVBl L OOliOllIES.

€es deux éUbiissweaU se soai formés aoua um double ÎDfluenoe, el en qnelqoe C^çon par nii double cuuraiit d'émigration. D uue part il y a eu eo&eeMioQ £aite par k roi à de grandi propri»laires ^ qui entreprenaient à liura frais la ooloaiâatiouy eu tiraat d'Angleterre des ^eiis que i intérêt et non la mligion pooiaait au delà des mers ,

et qui pour la plupart appartenaient a l'Eglise établie* D'outre part y il y a eu des eeeaima d'émi* forants qui eont sortie du Massaichusseta pour occuper iibrement ces territoires déserts, et y fonder des communautés indépendantes, communautés qui, tard, en se réunissant, se sont rattachées à la grande colonie puritaine dont elles propageaient ks croyances , les lois et les mœun.

Cette seconde émigration, plus considérable que la première^ a donné à cès provinces leur véritable caractère , et a décidé ainsi do leur destinée; elles ont toujours été des appendices , des satelliiet do Boston ^ des membres de la Nboveilo-

Angleterre.

Voici en peu de qiots Thistoire des eonoessions du New-Hampshire et du Maine :

En parlaut de la première plantation du Massachnssets» noUs avoD^ dit que le grand coineil

de Pljnioulli, après (pielques essais infructueux de colonisation, avait fait argent de sa patente, en tendant des territoires. Parmi cenic qtii se présenté

rent pour entrepretidrc ces eipediUons clianceuses,

IX* LEÇON. — nEW^HAMPSimi, MAINE. M

den des plus pe^éTérantt férait le captutte ttâr

son et Sir Ferdinando Gorges , tous deux membres du grand conae&l de Plymouth. iiéuiiis avec d*au- Ires aa&ociéB, sonft le litr«de compagoie de Laeo^ nia (c'était le nom qu ou âvait doiaié au nouveau lemtDiie ), ib essayèrent, dès i 622, d'un pfemidr élablîseement; les Tilbs de l>over^ Bmtol , PoHs<^ mouth» furent ainsi fondées par des émigrants aiipartenant à l'Église établie^ et à ce titre mal Tues des puritains du voisinage.

Ën 1635» le grand conseil fmrtagea la proTinee de Laconia entre Gorges et Mason* On attribua au premier la partie située à l e&t de la rivière Piscaiaqua , et qui , dans la langue du pays ^ s'appelait

Sagadahoe^ ; c'est ce qu'on a uoniniu [>lus tard le Maine, en rboaaeu»de la reine Henriette S liile de Henri IV, femme de Charles L'ouest du pays fut accordé à Mason, qui l'appela New- Hampdiirei du nom du eomté qu'il habitait en

Angleterre.

Mason mourut dès la première année de Tentreprise, et sa Tettve, hors d'état de continuer une affaire coûteuse et diilicile, abandonna rétablissement aux ouvriers qui avaient suivi son mari en Amérique. Dès lors , ni roi , ni propriétaires , ne s'inquiétèrent y au moins pour quelque iemps, du

1. U relee mil mm douta mtliu« droit oe quelque ilrt féodal te la proYiaee fraatatoe du Haloa , nuls Je n'ai Irouté aueono Indteattootcaimal.

216 UYEë i. ^ C0L0K1E&.

New-Hampshire, qui fut abandonné au pranier occupant.

Ce fut du Massaehu886t8 que lînreBt les émi*

grants. Â la suite de la querelle et de lexil des antinomiensy un des sectateurs les plus ardents d'Anne Hulchinson, John Wheelwrlgt, acheta des

Indiens une étendue de terce considérable, sur 1^ quelle il fonda la yille d'Exeter. C'était une petite république de plus dans le désert, éLablie, comme ses sœurs , par un contrat mutuel entre les premiers habitants*

De nouvelies communautés indépendantes se fixèrent bientôt sur ce territoire sans maître , chacune d'elles se gouvernant selon ses lois particulières; mais comme elles se trouvaient trop faibles pour résister aux Indiens , ou pour se défendre contre les prétentions possibles du premier concessionnaire, elles demandèrent leur annexion à la colonie de Massachussets, qui du reste, en vertu de sa charte assez mal définie^ se prétendait légitime souveraine du Nev?-Hamp8hire.

Cette offre fut acceptée, mais après uiuie délibération; et en effet il y avait une difficulté sérieuse, c'était la différence des religions. Le système exclusil du Massachussets n'était point de mise pour un pays où Ton trouvait des puritains, des an^i^licans el des sectaires. l*^utin, en IGVi, la

cour générale décida l'incorporation du New-Uampshire au Massachussets, mais avec cette réserve

IX* LBCOH« — NEW-HAMPSHIRE, MAINE. il7

qu*oii n'exigerait ni des électeurs , ni des députés

du New-Hampshire , d'appartenir a rÉu;lise j)uritaine. Ainsi fut établie l'union ^ quoique la dilTérence d'origine distingu&t longtemps les deux provinces.

Cette annexion amena entre la colonie et les héritiers de Mason d'interminables procès qui pour nous n'ont aucun intérêt. Tout ce qu'il nous importe de savoir, c'est qu'en 1679 Charles 11, qui \oulail raviver les druilh des propriétaires du rsew- Bampshire et du Maine, pour faire rentrer la colonie BOUS sa suzeraineté, et favoriser, dit-on, un projet du diu de Monmouth sépara le New- Hampshire du Massaohussets, et en même temps décida que la concession laiLo à Mason ne comprenant pas le droit de souveraineté, c'est à la couronne qu'appartiendrait désormais le gouvernement de la colonie.

New-Hampshire devint donc province royale. Ce fut la première qu'on établit dans la Nouvelle- Angleterre , et elle garda ce caractère jusqu'à la révolution de 1776. C'était le roi qui nommait le président et le conseil chargés du pouvoir exécutif. Quant au pouvoir l^islatif , il était exercé par le président» le conseil, et un certain nombre de représentants élus par la colonie. Du reste, Taction de ta royauté était faible, car les lois votées et les

U Bancroft, II, 70*

tit Lmi L CiLOMIES.

taxw imposées par l'assemblée , a:\ aient pleine rigueur tant que le roi ne leB aimtl poiot elnagé»

nu annulées ; et à Londres on fut bien longtemps avant de a oecujper des piaataiuHU* Laur obacunla même faisait leiir liberté.

le ne dis riea de la législatioii m des usages du New^Hampahire ; le fort de la popalatkm élMl puritain; e*était donc le même esprit, les whom coutumes t ies mêmes lustitutions qu'au MassaohusMlB. Quand le pays deyiut provinoe royale, le premier acte de l'assemblée nouvelle fut de voler deB remercîmeots au Massachussets» et de lui do* tnander des prières pour dit frères tèi^é» de Iman frères ; le second fui une déclaration de droits qui fut rejetée en Angleterre oomme ineouTonante et

absurde, car le premier articlti portait cette assertion toute républicaine :

«Nul acte, loi ou ordonnanee.ne seront valides sinon qu ils soient faits par rassemblée et approuvés par le peuple, n

La seule différence qu'il y eût entre le New- Uampsbire et l'État dont il était sorti , fut tout i ravaotage de la colonie royale. La liberté de conscience y fut accordée à tous les habitants. On n'excepta que les catholiques ; c'étaient les moins redoutables de tous les dissidents , mais rÉglise d'Angleterre les poursuivait de cette haine toute particulière qui anime Fusurpateur contre l'héritier légitime, et comme si elle redoutait un voi-

IX' LEÇON. — MeW.HAMPSHIIlE, MAINE. 219

iinage qat eût ttahi la nasemblanee dee deux

communioDs.

L'histoire dM Maine est à peu celle do New*Haiiipthm.

Tandis que, sur ia demande du graud couaeil de nymoutbi le roi concédait à Hason le tenri^ toire de U première colonie , il créait sir Ferdiiiando Gorges lord palatin de la province de H^Iaine, avec tous les pouvoirs , juridiction et droits royaax appartenaul à l évêque du comté palatin de Durbam. La charte était Adte sur le modèle commun» mais elle réservail la snceraineté de la 'couronne, et stipulait;. expressément en faveur de i li^lise anglicane. *

Sir Ferdiiiando Gorircs envoya son neveu Tho- . mas Gorges prendra ia direetion de la colonie; et' en 1 640 on tint une cour générale à Saco, soue les auspices du lord propriétaire, qui avait dressé ui\. pian de gonveniement complet stir papier, avec des députés et des conseillers, un trésorier, des chanceliers , tout Tappareil d un empire pour une poignée de paysans! La même année, un bonrg de trois cents haiitants devint la ville de Georgiana', et on lui donna toujours sur le papier Forganisation de Londres : maire , aldermen , cour de chancellerie, sergents, huissiers, et le reste. U eût lallu plus d'un siècle « et une émigration qni n^exislait

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