‹ Histoire politique des États-UnisChapitre 60 sur 126 · A^lottnTliiil irtie m noiMie Vorit · texte numérisé non relu

A^lottnTliiil irtie m noiMie Vorit

SSO LlYEE I. — COLONIES.

pas, pour réaliser celle imaginaliou d un vieillard. La guerre civile ruina i>ientôt les derniers projets de cet iiilaligahle promoteur de la colonisation américaine. Fait prisonnier en 1645, à la reddition de Bristol aux troupes parlementaires , sir Ferdinand mourut peu après, ne laissant à son iieriUer que des procès sans nombre avec d'autres conoesp sionnaires, et surtout avec un adversaire redoutable, ie Massachussets.

En 1652, cette colonie réclama la plus grande partie du territoire du IMaine , comnie étaut cuuipris dans les limites de sa patente , et elle établit son empire sur TÉtat naissant, malgré la protestation du gouverneur, et la résistance d*uae partie des habitants.

En 1665, après la restauration, les commissaires envoyés pa.r Charles 11 dans la Nouvel le- Angleterre déclarèrent que le roi prenait le Maine sous sa protection, et instituèrent une administration pro- Tisoire; mais à peine avaient-ils quitté TÉtat, que les puritains du Massachussets , soutenus dans la colonie par une minorité résolue , rétablirent leur autorité par la force des armes.

On fit alors revivre en Angleterre le droit du premier propriétaire, et à la requête de Ferdinaodo Gorges, petit-fils du fondateur de la colonie, la province de Massachussets tut citée devant ie roi. Les droits de Gorges furent formellement reconnus; mais les puritains n eiitendaient point se dessaisir

IX* LEÇON. — NEW.HAMPSBIRE, HAINE. SSM

du MaiDe^ et leurs agents avaient reçu Tordre de traiter avec sir Ferdinando dans le cas où la décision lui serait favorabie. Ces agents saisirt'nL habilement roccaaion, et achetèrent les droits du propriétaire pour la somme insignifiante de douze cent cinquante livres sterling (trente mille francs). €e fut une vive contrariété pour les habitants du Maine; ce ne fut pas un moins grand cluplaisir pour le roi. Il avait rêvé qu'avec le Maine et le New-Hampshire on pourrait faire un apanage et presque un empire américain pour le duc de Mon* mouth son fils naturel % ce prince qu'une folie ambition conduisit à l*écfaafaud.

Après cet achat , le Massachussets » laissant de côté ses anciennes prétentions, et agissant désoiv

mais comme cessionuuirc du prupriu luire primitif, comme seigneur féodal» établit une administration séparée pour le Maine, qui jusque-là avait été considéré comme un district » une portion de l'État. Le Bfassachussets fut le souverain du Maine comme avant 4789 Berne était le souverain de Vaud. Ce furent les puritains qui nommèrent le président et le conseil , conune eût fait le roi ou le seigneur ; les habitants eurent seulement le droit é*élire rassemblée générale.

En 4691 , quand sous l'empire d'une charte nouvelle le Massachussets devint province royale.

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