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leurs privilèges de colons et leurs droits de dtoyoQs anglais. « Est-ce que yous tous imagines que les lois anglaises tous suivront an bout da monde? disait un juge à un accusé qui invoquait Vh€^}eas corpus. — Vous n^aves d'autre privilège que de n*être pas vendus comme esclaves , m répondait un des commissaires à un planteur qui réclamait ses droits K Voilà ce que la restauration avait fait de TAmérique.
Un pays habitué à trente ans d'indépendance ne pouvait accepter une telle situation , et sans doute une sédition eût éclaté, quand tout à coup la nouvelle de la révolution atteignit la colonie* La ^auve]le-An^leterre se souleva tout entière et redemanda sa charte. Cette conduite fut approuvée par le roi Guillaume ; mais les plantaCiofts ne retrouvèrent pas leur ancienne liberté. Au lieu du despotisme des StuartSi on rencontra la souveraineté du parlement > la jalousie d'une aristocratie commerçante; et alors s'eftgagea entre l'Amérique et la métropole une lutte où la Nouvelle*An{^terre devait jouer le principal rôle, et qui eu moins d*un siècle devait ameneri avecl*aide de la France, l'émancipation glorieuse des colonies^ la fondation du puissant empire des États-Unis.