I. Macnilay, Ihe tf«ffory &f ÊngèKnd^ chap. m
XI* LEÇON. Ma(iY£LL£-A|iGL£T£RRE. 889
et elle lit la révolutiou. Ce fui elie qui, après avoir tué le monarque i, clq;radé la uoblewe et ruiné VÉî^lise, ûnit par donner à Cromwell une autorité plus que royale. Aussi , à ia^ JEestauratiou^ Ttt*on reparaître Thorreur des années penna-
neutes. La seuli; force iuiiKic que reconnut la loi y ce fut la milice, espèce de iaudwehr fournie et entretenue par les propriétaires , et qu'on exerçait quinze jours par au. Les beaux esprits du temps , les courtisans qui , dans leur exil , avaient admiré les troupes régulières de Louis XIV, ne se faisaient faute de railler ces paysans maladroits, et il n'est pas d epigramme contre notre garde nationale que Dryden n'ait dite deux siècles plus tôt contre la milice anglaise ^ mais cela n'empêchait pas cette institution d*être populaire par excellence. On avait trop soufiert des habits rouîmes d'Olivier, et on redoutait trop l'exemple de la France, j)our vouloir de ces armées qui euijièchaieut la liberté.
C'est ce qui explique comment le prince d'Orange, avec une poignée d'hommes, renversait Jacques 11 , et comment Charles-Kdouard espérait reconquérir la couronne de ses pères avec quel* ques milliers de Français et d'Espagnols. Toute