Baneroft, n, U
3. Penn l'â?aithlen entendu ainsi, car dans les insirucfions rédi*
gées par Furly son agent en Hollande, pour être répandTjes rn Europe, on trouve le j;»au8ge tulvaol t— ^Je garde la vieille UraducUea française — ).
• Les émigraoti itroal fegardéi comt mk liibItaBlis ili «wott
droit de sunrage, noD-Mulement pottr réleetlon des nitgistralt da
Heu où ils demeureront, mais aussi pour celles des membres àâ conseil de la province et de l'assemblée générale, lesquels deux ca!îéges, conjoinlemenl avec le gouvet j^ ui , foui la souveraineté, tt ce qui est bien tlavanlage, ils {murrool ùlre eius pour exercer quelque charge, si la comaïupaaté du Heu où Ils résideront les eu juge a- Hbles, et cela de quelque nation ou religion qu'ils puissent être.
« l.cs mn;;fs!r:i!s de ces deux sniiverriiTts roîlrjf^. s^vnfr le conseil d'Étal ei r.issemblée générale qui se fera tous les ans h jour prrfiï, sans qu'il snli nécessaire pour cela d'aucun mandement spécial du gouTemeur, seront élus par les communautés tant des bourseois du ville* que dct bablUotti de la cavspagnet ee qui i« rera pw M«
m* LSQOlf « FB1ISTLYA1IIE. 987
Au Maryland, le Conseil était nommé par lord Baltimore, enPensylyaiiie il était élu par le peuple. Au Maryland, le choix des magistrats et des moia* dres fonctioniiairefl appartenait aux propriétaires; en Pensylvanie, Penn ne pouTait élire ni un juge ni un constable; le gouverneur seul était à sa nomination, mais oe gouverneur ne pouvait rien faire sans le Conseil élu par le peuple; enfin lord Baltimore avait un droit personnel sur l'exportation du tabac, et la colonie était grevée d'im» pôts, tandis que Penn refusa un semblable revenu , et qu'on ne connut point de percepteurs dans sa province.
Tel fut le gouvernement de la Pensylvanie. w 11 est très-beau, disait près d'un siècle plus tard le grand Frédéric j il est très-beau , pourvu , aJon«> tait-il et non peut-être sans quelque ironie, pourvu qu'il dure^ n
Voltaire avait plus de confiance, et dans ses Lstires philosophiques , publiées en 1727 à son retour d'Angleterre, il parle avec éloges des quakers de la Pensylvanie* On sent un admirateur sin-
lotes(e'eil-l-direau fcratiii lecrtl), 4« lorto qm 1« habitanli celte colonie ne ponrrool evoir aucuM louTeniliif nagWraU que
ceux même qu'ils auront choisis, et cela d'une certaine minière que lant les élus que les exclus ne pourmiu point savoir ce qui aura été fait en leur faveur ou contre eux, alia d'obvier par là aux haines et animosilé» qui en pourraient naître. El si quelqu'un ^e comporte mal pendafii Tannée de ton ailmiolsirailon, on en peut ehokir un meilleur Tannée suivante. > (Ce dernier paragraphe est le premier chapitre de la cnnstiiuiionde PeaajflvauieO I. Baocron, 11, m.
11VII8 f. — COLmtIBB.
eère sous ce masque aanioiuque qui, presque teojoiDts » «ebe «ae Ame paMiOBiiée pour la iolé*
raace et la liberté !
« J aime les (;ankers. Oui, si la mer ne me faisait pas trfl mnl inf^iipportable , ce serait dnns ton sein, 6 Pensylvanieî que j'irais finir le reste de ma carrière, s'il y a du mie. Tu es située au 40* degré, dtas ieeliroat le (te dfMtt el te plue fiifonble; te» eempegnee eoiit fevlile«i tes maisons cooimodémeot bâties, tes babitants industrieex, tes manufactures en honneur. Une paix éternelle règne parmi tes citoyens; les crimes y sont presque inconnus, et il n'y a qu'un seul exemple d'un homme banni du pays : il le méritait bien, c'était un prêtre anglican qui, s'étant fait quaker, fut indigne de l'être. Ge milieimB f^t sans doute possédé du diable, car il osa prôelier ilntolérance ; il s'appelait Georges Keilh. On le chassa; je ne sais pas où il est allé, mais puissent tous les intolérants aller avec lui !
< Aussi, de trois cent mille habitants qui vivent heureux chez toi, il y a deux cent mille étrangers. On peut pour dOQse guiiiées acquérir cent arpents de très^bonne terre ; et dans ces cent arpents on est véritablement roi , car on est libre, on est citoyen. Vous ne pouvez faire de mal à personne et personne ne peut vous en Cairo^ vous penses ce qu'il vous platt et vous le dites sans que personne vous persécute ; vous ne connaisses point le fardeau des impéft oontinaellement redoublés ; vous n*aves point de oonr I faiie; vous ne redoutées point rinsolence d un subalterne méprisant*. •
Dès que la nouvelle se répandit en Europe que 1. Diet,phiU, V* Quakm,
XIV* LIÇON. ^ PENSYLVANœ. 3»§
QuUiiiMMFÉiiii f le quaker, tmit mwmt m ifii«
aux paoTres et mx opprimés de tonte nation S dèi qu'on y coqduI les conditions libéFaies du concee» aiouuttire , il se Si une émigration ecmaîdénkMe de l'AnglelerFe, de l'Ecosse, de l'Irlande et sorlout des bords du Rbin , où Penn lui-même avait répandA par m prédioation h dœtrine 4es Amie. Celte dep* nière émigration fut assez nombreuse pour qu*en 1750 on se demandât laquelle dee deux races Vm* porterait dans la colonie, et si depuis cinquante aû& 1 Ouest a détourné le courant de Témigration , il n'cB est pas moins resté à la BBnsjWaaie m et«» racfère germanique des plus pronoocés.
Avec une pareille affluence, les progrès do la colonie furent bien autrement rapides que ceux de la Nouvelle- Angleterre où Tintolérance effrayait lemi^ graticm. Pbiladeipiiie ou la ville de la £raternité, dont PtaB avait lm*mème fixé la situation pour en fiûre
une f^rande ville comineicialc, lu plaçant entre deux rivières, la Schuylkill et la Delaware; Philadelphie qui, en août i683, consistait en quatre misérables cabanes, avait trois ans plus tard fait des progrès plus gnmds que New-York en un demi«sièele. Ce fut le meanent le plus benrenx et le plu» gloriewi de la vie de Penn : « Je puis dire sans vanité, écrivaiMl, que j*ai fondé en Amérique la plus
1. Penn fât>aiL des conditions pins favorables aux pauTres français prolefiMis, qu'aux énlgratils mteM anglais, et cala sasi dlsUnctton d'alise. {Amer. angUf^, m.)
UVRE L — COLORIES.
grande colonie que jamais homme ait établie avee son crédit priTé» et c^eet parmi nous ijue se troayeDi
iea»plus heureux commencements. »
Le gouvernement organisé» une paui durable établie ayee les Indiens , la constitution adoptée^ les cours de justice instituées, la mission de Penn était accomplie. 11 fit ses adieux à la colonisi comme ces anciens législateurs grecs qui dispa* raissaient) leur œuvre achevée.
< Mon amonr et ma vie sont à vous et avec voua. 1*^ h
mer n'éteindra ma tendresse, ni la dislance ne la finira. J'ai été avec vous, j'ai veillé &ur vous; je vous ai servis avec un amour ûncôre et vous m'êtes cbere au delà de toote expression. Je voua bénis au nom et par le poov(Hr du Seigneur, et puisse Dieu vous bénir en vous donnant la justice, la paix et Tabondance. — Vous êtes venus sur une terre tranquille; la liberté et i autorité sont dans vos in.ùiis. Gouvernez au nom de celui que les princes reconnaîtront un jour pour le guide suprême* £t toi » Philadelphie « établissement vierge , nommée avant ta naissance» quel amour, qud soin, quelle peine, quel travail il a fallu pour te mettre au monde! Paisses-tu être gardée du nud qui t'opprimerait, puisses-tu, fidèle au Dieu de merci , persister dans la voie de justice pour être sauvée à la ûn ! Mon âme prie Dieu pour lot pour que tu puisses être droite au jour du jugement, que tes eniîmts soient bénis du Seigneur, et ton peuple sauvé par son pouvoir. — - Chers amis, mon amour tons
salue tous »
11 retonma en Angleterre^ laissant la colonie se