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X1V« LEÇON. — PENSYLYANIE. 37i
En deux mots » ce (|ue Tutopie était pour Thomas Morus et Salente pour Féiielon, la Pensylvaiiie rétait pour Voltaire, qui seulement donnait à la philosophie une force que la reli^^ion avait le droit de revendiquer. À cela près, il avait raison; la république cpi'il montrait en exemple à l'Europe endormie sous un despotisme énervant , ce n'était pas un gouvernement imaginaire , mais un État véritable» et quand il glorifiait cet asile de la tolérance et de la liberté , on ne ponvait point lui reprocher 9 comme à Tacite ^ de prêter des ver* tus aux Barbares pour écraser d'autant la corruplion de ses compatriotes. Les lois dont Voltaire ftisait Téloge étaient des lois vivantes, et elles ont duré sans altération jusqu'à Tindépendance de TAmerique; preuve gl(|rieusequ*en religion comme en politiqitte le suprême ressort : c'est la liberté.