LE COMITÉ SPÉCIAL DU KATANGA
fonctionnaires de l'Etat et de deux représentants de la Compagnie. En Afrique, le Comité fonctionna successivement sous la direction des commandants Wcyns et Tonneau et du major Wan- ^crmée. Du fait de cette arrangement, l'Etat qui, en 1890, avait été amené à faire d'importantes concessions à l'initiative privée, arrêtait à son profit toute action ultérieure de celle-ci, (M1 morne »cmps qu'il assumait la responsabilité des événement qui, avec sa participation, allaient se produire dans ces, parages.
Les Anglais de la Rhodésie n'avaient jamais perdu de vue la région minière du haut Katanga. En 1889, les agents de Cecil Rhodes avaient essayé de s'y établir et d'y acquérir des droits politiques. Il existe de cette époque une carte de Bartholomey, qui annexe purement et simplement la région à la colonie anglaise. Les expéditions de la Compagnie du Katanga aidèrent puissamment à sauver la situation politique compromise. Or, au moment même où l'Etal du Congo débattait avec celle-ci la constitutidu du «Comité Spécial», il entamait des 'négociations en vue de la prospection du pays par un groupe anglais, celui de la «Tanganiyka Concessions»,, dirigé j)ar un ingénieur habile et entreprenant,
208 LES DÉBUTS DE L'aBSOLUTISME.
M. Robert Williams. Par la convention du 8 décembre 1900, le Comité lui concéda le monopole (les recherches minières dans le haut Kataijga. L'exploitation et la jouissance des gisements (|ui seraient découverts se feraient encon nuin dans les conditions suivantes : 50 p. c. pour chaque groupe dans le capital ; 60 p. c. des bénéfices au Comité et 40 p. c. à la Tanganiyka» ; partage des places tiadministrateurs ; enfin, la nu:)ilié, au moins, des sociétés d'exploitation, à créer auraient leur siège à Londres.
Pendant les années qui suivirent, les concessionnaires explorèrent et prospectèrent avec la plus grande activité et intelligence la région minière de l'énorme territoire qui leur avait été dévolu. Les missions (ïrey et Holland (1901), parcoururent le pays ; les ingénieurs Faurell et Buttgenbach apportèrent des détails sur la richesse des mines de cuivre, confirmant ceux c[ui avaient déjà été fournis i)ar Cornet. Le premier déclara que les gisements ])rospeclés étaient les plus riches (jui existent ; le second, ((u'il y a, au Kalanga. une quantité de cuivre i)ouvant alinu'nler le monde j)endant un siècle. Dans le couranl de I aniuk* 1901. plusieurs gisements turt-nl mis en exploitation ; d'autres, renfermant de 1 or.
LF COMITÉ SPÉCIAL DU KATANGA. 209
fiirciil r(>c()mius, à Ruwe, de l'étaing, à Busanga v[ (la lis les environs.
Le rôle de la Compagnie du Kalanga s'était prolonge de 1891 à 1900. Il est dominé maintenant par celni dn Comité spécial^ c'est-à-dire de l'Etat.