LE PROJET A LA CHAMBRE
Davignon déclare que les puissances sont favorables à l'annexion et que le gouvernement belge entend rester fidèle aux engagements contractés à la Conférence de Berlin.
Puis, pendant trois semaines, les orateurs se succèdent, développant les raisons qui, selon eux, militent pour ou contre le projet de loi en discussion. M. Renkin, ministre de la justice, s'en fait l'ardent défenseur et déjà l'on entrevoit que Léopold II lui offrira le portefeuille du futur département colonial. MM. Tibbaut et Carton de Wiart. de la droite, Franck, Hymans et Mecbclynck, de la gauche libérale, l'appuient, ces derniers en discutant toutefois les modalités du traité. Quant aux gauches radicale et socialiste, dont, d'une part, MM. Lorand, Jouret et Janson, d'autre part, MM. Bertrand, Denis. Vandervcldc, Royer et Destrée, se font les interprètes, elles le combattent. Toutefois, M. Vandervelde déclare que s'il vote contre le traité cpii doit entraîner des charges onéreuses rendant plus difficile la réalisation des réformes, il est favorable à la reprise, par commisération pour les indigènes opprimés. M. Janson. également annexionniste, refusera irréductiblement sa voix au projet, à cause des compensations que le gouverne-
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mcnl rôcIniiR' en faveur du roi pour ral)an(l(ui (k- la Foiulalion do la (Couronne. Il déclare que les charges imposées par l'Acte additionnel sont injustifiables et demande des explications sur 30 millions de dette congolais? qui se sont volatilisés. M. Léon de Lantsheerc. rapporteur, estime (fuil imporle de sortir de l'union personnelle qui a, finalement, produit un mélange de responbilité et d'irres])onsabililés inextricable. Il insiste sur le grand devoir que la 'ielgiciue a à remplir vis-à-vis des indigènes parmi lesfpuds ils sont établis. S'il y a des abus au Congo, le meilleur moyen d'y mettre un terme consiste à y instaurer un régime qui satisfasse les aspirations modernes. M. Beernaert partage cette manière voir. Il estime que les difficultés sont surmontées, que le traité jirimilif a été amélioré, qu'en somme, une loi convenable a été élaborée et. t'onfiant dans les promesses du cabinet, il émet le vœu de voir les partis voter l'annexion, la main dans la main.
La Chambre se sépara le fi mai. renvoyant à une session spéciale, après les élections législatives, la suite de la discussion congolaise. Le résultat des élections, (pii réduisit la majorité de droite, diverses interpellations à la Chambre an-