‹ Histoire politique du Congo BelgeChapitre 98 sur 110 · L'AVÈNEMENT DU ROI ALBERT · texte numérisé non relu

L'AVÈNEMENT DU ROI ALBERT

Le nouveau roi. le prince Alherl de Fielgique. fi!s de feu le comte de Maiidre el neveu de Léopold II. prèla le serni iil c;)nsliluti{)nnel e! prit possession du Irône. le 2',i décenil)re 11)0!).

Le discours qiril prononça devani les nienil)res des deux (Chambres l'ul accueilli par des salves répétées d'ap])laudissemenls et i)roduisit. dans (ouïes les fractions de Topinion publique, la meilleure impression. 11 tranchait par ses déclaralions netlement constilulionnelles. sur les actes de la lin du reloue précédent. Le jcnine souverain a di' ses dcNoirs l'idée la jjIus noble : il entend avant tout développer les forces ni;)rales cl intellectuelles de toute la nation ; il place son idéal dans l'avancement social du pays. La B<'l(/!<jnc est riche, a-t-il dit, mais la richesse crée des

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de noir S mlx peuples comme aux indfw'dus. Seules les forces intellectuelles et morales d'une nation fccondent sa prospérité » .

Parlant du Congo, il déclara :

« La Nation, de son plein consentement, désireuse de mener à bien l'œuvre de son roi, ir'enf d'assumer la souveraineté des territoires du Congo. Avec la conscience de ses devoirs, avec fermeté aussi^ elle a tracé la politique coloniale qu'elle entend suivre. C'est une pplilù/ue d'humanité et de progrès. Pour un peuple épris de justice, une miss'on colomsatrice ne peut être qu'une mission de haute civ'lisation : en l'adcejitant loijalement Un petit pays se montre grand.

)^ La Belgique se gouverne elle-même par des institutwns 'dont d'autres Etats ont empr'unté les principes ; et quand elle prend l'engagement d'appliquer au Congo un programme digne d'elle, nul n'a le droit de douter de sa ^parole».

Le Roi, en un langage élevé, complétait ainsi ses déclarations antérieures. La force et la conviction avec lesquelles il s'exprima impressionnèrent l'assemblée, au premier rang de laquelle

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