CHAPITRE XV
Boy de la Tour,
Assez riche pour offrir 6,000
V« Debrosse,
AUendii qu'elle n*a point encore fait de sacrifice pour la pairie, elle aura le plaisir d'offrir 10,000
Claudine Allard
Offrira sans se faire prier 5,000
J. Griffe cadet
Est peu fortuné; mais si on lui dit que la patrie est en danger , qu'elle a besoin de ses secours, il n'est pas besoin de fixer
son patriotisme; sa générosité est assez connue 00,000
Nantas et Motte T
N'ont point agioté; le citoyen Nantas est père de plusieurs enfants, et sans fortune; néanmoins il partagera avec la patrie. 3,000 J. ViAL et COMP.
Garçon et fort économe, donnera volontiers 3,000
Les citoyens de Lyon ne devaient pas se trouver heureux d'offrir seulement leur fortune à la révolution, ils devaient encore se réjouir de lui faire le sacrifice de leurs enfants; car c'était parmi eux que les agents du Comité de salut public prélevaient de préférence, par des réquisitions forcées, les hommes destinés aux bataillons qui devaient aller combattre l'insurrection vendéenne. Les Jacobins appelaient cette levée militaire, une dime aristocratique. Il arriva souvent que, dans le même jour, deux mandats impératifs furent remis à la même personne. Nous avons donné le modèle du mandat de la confribution forcée; voilà celui de la levée des quatre mille neuf cents hommes :