‹ Histoire politique et militaire du peuple de Lyon pendant la ..., Volume 3Chapitre 163 sur 217 · CHAPITRE XXiV. â9i · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXiV. â9i

Art. XXIV.

Organisation de la force départementale dans les districts.

» La force départementale, fournie par chaque district, s'élèvera au nombre de quatre cent quatre-vingts hommes, et formera un bataillon; elle sera organisée et disciplinée d'après les mêmes principes que celle de Lyon; les cinq bataillons réunis composeront deux régiments et une brigade. Le chef-lieu du district est désigné pour le rassemblement général du bataillon.

Art. XXV.

» Les oDIciers et 80us-ofl9ciers resteront constamment au lieu du rassemblement pour s'occuper de rinstruction, des exercices, marges et évolutions militaires.

Art. XXVI.

» Les citoyens-soldats, au nombre de cent, se rendront alternativement au^lieu du rassemblement, et, sous Finspection des chefo, se livreront entièrement à l'étude de la tactique militaire, pendant l'espace de quinze jours consécutifs.

Art. XXVIL

« Il sera fait très-prochainement, dans chaque chef-lieu de district, un rassemblement général de tous ceux qui se seront fait inscrire, et il sera procédé à l'organisation des bataillons et compagnies.

Art. XXVIII.

> La force départementale de Rhdne-et-Loire sera soldée et les émoluments déterminés par la commission, sur le rapport du comité militaire.

Art. XXIX.

Fortnaiion du comité militaire.

» Il sera formé un comité militaire pour diriger la force départementale de Rhône^t-Loire. Ce comité sera composé ainsi qu'il suit : le général, adjudant^général-major, Fadjudant général, le commandant de la force armée de Lyon; le chef d'artillerie et de cavalerie, un chef de brigade, un colonel, deux lieutenants-colonels; un commissaire des guerres, six membres de la commission populaire cboi-

392 HISTOIRE DE LYOPf. — 1793.

sis dans les six districtis; un administrateur du département, deux membres de la commune provisoire, un secrétaire, un commis.

» L'assemblée s'occupa ensuite du remplacement du citoyen Morillon, et nomma Buiron-Gaillard à sa place.

» La séance a été levée à midi, à trois heures de relevée.

» Signé GlUBERT, président; • Raymond, Dutrorct, Loyer, Gras, et Florentin Petit, secrétaire. »

C'était, comme on le voit, un cartel à outrance entre la commission populaire républicaine du département de Rhône-et-ïx)ire, et la Convention nationale, duel à mort qui, pour témoins, avait d'un côté la France fédéralisée, et de l'autre lés armées de la nation et les nombreuses recrues forcées ou volontaires. Aux délibérations de la commission du peuple de Lyon la Convention répondit, le 12, par un décret qui déclarait le député Biroteau, les administrateurs, officiers municipaux, fonctionnaires publics, officiers civils et militaires, tous ceux enfin cjui avaient convoqué et souffert le congrès départemental, traîtres à la patrie et mettait Biroteau hors la loi (1). Par un autre décret du môme jour devaient être punis de mort tous les citoyens qui seraient convaincus d'avoir arrêté ou retenu à Lyon les convois militaires destinés aux armées de la République.

Sur ces entrefaites, le quatrième anniversaire de la prise de la Bastille se représenta. C'était' une occasion pour les Lyonnais de faire une nouvelle démonstration en faveur des idées républicaines, qui, plus ou moins franchement, animaient les insurgés; aussi célébré* rent*ils Cette année la fête fédérale avec beaucoup de pompe. Toutes les communes du département y envoyèrent des représentants, soit en gardes citoyennes, soit en officiers municipaul, pour assister à ime grande revue, où toute l'armée lyohnaise manœuvra comme de vieilles phalanges.

Après avoir prêté les trois serments civiques proposés par la commission populaire, le citoyen Gilibert prononça le discours suivant, qui devait clore ses fonctions de président, dont il se démit le len* demain au sein de l'assemblée.

(i) Voir les pièces justiûcalives.

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