CI-DEVANT DE LA CORBIÈRE
« Il faut, journalier Fain, que tu aies bien..., mais j'dis b
» faim, pour alimenter platement comme tu le fais à la journée l'im- » bécile et mercantile aristocratie de cette ville pestiférée.
» Il faut que l'expérience t'ait bien appris qu'un j... f n'a rien à
» craindre d'un brave homme.
» Il faut que tu saches bien que le mépris des honnêtes gens est la » sauvegarde de tes pareils.
» Sans cela aurais-tu osé insulter à ces moustaches respectables » qui, comme tu en conviens, sont l'effroi de tous les mauvais citoyens » tels que toi.
» Non, gredin, je ne suis point venu pour défendre les commissaires ». des atteintes des aristocrates; vous êtes tous trop lâches pour atta- » quer personne à découvert. Les trois républicains dont la présence » te donne la fièvre, n'ont donc contre vos pièges souterrains d'autres » ressources que leur courage et leur dévouement à la chose publique.
» Tu es un grand sot ou un grand ignorant, ou pour mieux dire » l'un et l'autre, de vouloir empoisonner ce que je fis, il y a quelques ^> jours, au spectacle.