Esterhazy est l'auteur des articles signés « Dixi
Attendu qu'interrogé, Walsin-Esterhazy a reconnu qu'il avait fourni les renseignements nécessaires pour la rédaction des articles signés « Dixi » , que ce seul fait suffirait à prouver sa culpabilité; que seul l'auteur ou les complices des faux télégrammes incriminés pouvaient en connaître l'existence à la date des 15, 16 et 17 novembre 1897; que ces télégrammes, en effet, n'ont été reçus à Sousse et Tunis que les 11 et 12 novembre et que matériellement personne autre que leur auteur n'a pu les connaître à Paris, étant donné que Picquart, à cette date, n'a envoyé aucun télégramme de Tunisie, et qu'aucune lettre n'aurait pu arriver dans ce laps de temps ;
2. Erreur d'orthographe sur le nom du destinataire du faux télégramme Speranza.
Attendu, en outre, que le télégramme Speranza n'est pas allé directement à Tunis, qu'il a été expédié à Sousse ; que
le nom de Picquart était écrit sans C et que Walsin-Esterhazy reconnaît pour sienne la lettre signée de son nom écrite au colonel Picquart adressée en Tunisie, portant comme suscription le nom de Picquart sans G ;