‹ Histoire populaire de l'affaire DreyfusChapitre 63 sur 67 · n'y a qu'un dossier secret. — La « pièce secrète » de · texte numérisé non relu

n'y a qu'un dossier secret. — La « pièce secrète » de

Pellieux, c'est le « petit bleu». — Cette pièce, et elle seule, a été décrite à Leblois par Picquarl, après la lettre communatoire et frauduleuse de Henry.

On parle toujours de documents secrets, de dossiers secrets : et on confond un peu tout cela- Il n'y a qu'un dossier secret; celui qui contenait cette pièce : « Cette canaille de D... »

Quant à la pièce secrète dont parle le général de Pellieux, c'est tout simplement le petit bleu du dossier Esterhazy.

Je vous ai dit, en commençant, que le commandant Henry m'avait écrit une lettre dans laquelle il me reprochait, au deuxième paragraphe, d'avoir essayé défaire dire par un de mes officiers qu'une pièce donnée était écrite par une personne donnée.

Lorsque j'ai apporté la lettre à M. Leblois, j'ai été bien obligé de lui dire : « Voici une pièce qui se rapporte au commandant Esterhazy et au sujet de laquelle on me fait telle communication. »

Et c'est là la communication secrète dont parle le générai de Pellieux!

Il importe de rétablir les faits.

'.). Reproche de Pellieux Savoir fait perquisitionner chez Esterhazy. - - Il n'y a pus eu île perquisition' — Rétablissements des faits qui ont donné lien u l'erreur de Pellieux.

Maintenant, il y a encore des choses sur lesquelles j'ai à revenir.

J'ai lu la déposition d'hier du générai de Pellieux; dans la partie qui me concerne, j'ai vu des choses qui m'ont frappé, qui m'ont étonné même.

Lorsque j'ai eu ma deuxième entrevue avec le général de Pellieux, le général m'a dit : « Vous avez fait perquisitionner chez Esterhazy. »

J'ai eu le tort d'accepter le mot; car je n'ai pas fait perquisitionner chez le commandant Esterhazy et je tiens à dire d'une façon très Dette <:equi s'est passé à ce sujet.

iiL après la publication de l'article de ['Eclair, au moment ou Esterhazy, à mon avis, était prévenu; il savait certainement, grâce à cet article, que le bordereau était connu.

A ce moment, comme l'enquête ne faisait plus guère de progrès, un de mes chefs me parla de la question de perquisition; j'avoue que je ne trouvai pas le moment opportun; il me semblait que cela aurait dû être fait plus tôt.

Ace moment, si Esterhazy se trouvait prévenu, il avait pu faire disparaître tout ce qui pouvait le compromettre.

Pourtant, désireux de faire ce qui m'était demandé, je parlai de la chose à l'agent qui surveillait Esterhazy et qui connaissait ses êtres.

Je lui dis : « Voilà ce qu'on me demande; je crois qu'une perquisition serait un four... » Je vous demande pardon de l'expression... Il me répondit : « Il y a une chose bifti simple; il est allé à Rouen; mais je ne sais pas s'il a déménagé... je vais m'en assurer. »

Je crois me souvenir qu'il me dit, en outre, qu'il y avait un écriteau indiquant que l'appartement était à louer.

Il alla voir l'appartement, sous prétexte de location, et il me rapporta comme preuve une carte de visite qui traînait à terre et sur laquelle quelques mots étaient écrits ; il me dit qu'il y avait beaucoup de papiers brûlés dans la cheminée, et c'est tout.

Je lui rendis la carte et l'invitai à la reporter à sa place.

10. Prétendu cambriolage de la maison d'Esterhazy: Esterhazy est l'auteur de cette fable.

Lorsque le général de Pellieux m'a interrogé à ce sujet, il m'a raconté qu'on avait cambriolé la maison, qu'on avait fait faire de fausses clefs, que la preuve en était dans une clef qu'on avait trouvée en plus du compte normal, etc., etc.

Je ne savais pas à ce moment d'où ce renseignement était venu au général de Pellieux; mais, au Conseil de guerre, je l'ai su.

G étaient des renseignements donnés par Esterhazy, si bien que les renseignements qui ont été donnés hier par le général de Pellieux sont à peu près exactement les renseignements d'Esterhazy.

Il y a également une question de saisie de lettres à la poste... Mais je termine d'abord pour cette question de cambriolage :

On a, dit-on, cambriolé pendant huit mois... Au Conseil de guerre, Esterhazy a dit également que cela a duré pendant je ne sais combien de temps après.

Si cela a duré après, ce n'était pas ma faute, parce que je n'étais plus à Paris; ce que je viens de dire s'est passé vers la fin d'octobre.

S'il s'est passé quelque chose après, je n'en suis plus responsable.

Pour la correspondance, il a été dit que j'avais fait prendre pendant huit mois la correspondance d'Esterhazy à la poste.

Le petit bleu est du mois de mai; or, par suite d'un deuil de famille, je ne me suis livré à mes recherches d une façon sérieuse qu'au commencement du mois de juillet.

Esterhazj a quitté Paris fin aoùl pour aller aux manœuvres; c'aurait donc été de juillet à la fin d'août... Il est revenu à Paris quelque temps après, fin octobre ou commencement de novembre; je ne vois pas que cela fasse huit mois.

Résumé des enquêtes militaires Picquart et Dreyfus également innocents des faits à eux imputés par leurs chefs. — Le bordereau est d'Esterhazy. — Cette évidence suffit. — Elle dispense de toute autre démonstration.

Après avoir médité cette déposition de Picquart, le lecteur est fixé sur la haute intelligence et sur la moralité supérieure de l'officier qui a dégagé l'innocence de Dreyfus des erreurs des experts Bertillon et Teyssonnières, qui a mis la main sur le véritable auteur du bordereau.

Gomment ce traître, cet espion, fut soustrait à la condamnation qu'il avait méritée comme tel, le lecteur l'a compris, en suivant le récit des manœuvres frauduleuses qui ont trouvé des enquêteurs privés de sagacité en Pellieux et Ravary, et des juges sans défiance dans les sept officiers du conseil de guerre, qui ont sanctionné les conclusions de ces enquêteurs.

Mais l'historien ne s'arrête pas au seuil des formules d'acquittement ou de condamnation. Il les scrute. Il les juge à son tour. Il les met au pilori, quand elles sont iniques.

C'est le cas de la sentence d'acquittement d'Esterhazy, comme de la sentence de condamnation de Dreyfus.

L'une et l'autre sont contraires à l'équité.

En outre, la sentence de condamnation de Dreyfus a violé la légalité.

L'article 101 du Gode de justice militaire prescrit, en effet, la communication à l'accusé de toutes les pièces impliquant sa culpabilité.

Or cette communication avait été omise, en ce qui touche la pièce secrète « Ce canaille de D... » Cette pièce a été appelée aussi le document libérateur, dans la narration du comte Christian Esterhazy, qui en explique l'odyssée à travers les mains de la femme voilée.

La photographie en était, d'après la déposition de Picquart, « extrêmement brouillée », particularité qui fut un des arguments de Picquart contre la prétendue reconnaissance dont cette pièce aurait été l'objet, de la part du lieutenant-colonel Henry, dans une circonstance déterminée.

Mais à quoi bon insister sur la communication illégale de la « pièce secrète » aux juges de Dreyfus?

Le lecteur que cela intéresse particulièrement le trouvera au livre premier d' Esterhazy ? intitulé: « La responsabilité du général Mercier », où cette illégalité est étudiée dans tous ses détails et dans ses conséquences.

Il y verra la procédure indiquée par le procureur général à la Cour de cassation, dans son réquisitoire du 31 mars 1808, pour la revision du procès Dreyfus, dans le cas où la communication de la « pièce secrète » serait déférée à la Cour de cassation par le garde des sceaux.

Mais, pour l'homme de cœur, la question d'équité est beaucoup plus haute que la question de légalité, si grave que soit cette dernière.

Or Dreyfus est innocent, comme l'est Picquart.

Toutes les imputations, dont il a été l'objet au point de vue de la trahison, sont autant de calomnies, sans ombre de preuves.

Il l'est si manifestement, que la réfutation de chacun des chapitres de l'acte d'accusation de Besson d'Ormescheville ne nous a paru nullement nécessaire, tant elle se fait d'elle-même, une fois effondrée l'imputation du bordereau qui, lui, est de toute évidence l'œuvre d'Esterhazy.

L'attribution du bordereau est, en effet, le seul fondement de l'accusation.

Otez le bordereau, toutes les insinuations de l'acte d'accusation de Besson d'Ormescheville s'envolent en poussière.

Cette démonstration a d'ailleurs été fournie dans le Siècle des 9 et 11 février 1898. Elle a été reproduite dans Esterhazy? aux pages 240 à 256 de ce volume; le lecteur peut s'y reporter pour apprécier la force de la démonstration.

Nous avons vu, au cours de la déposition du lieutenant-colonel Picquart, que l'expert Bertillon et le lieutenant-colonel du Paty de Clam avaient, au premier coup d'oeil, reconnu l'identité du bordereau avec les spécimens de l'écriture d'Esterhazy que le colonel de ce dernier avait confiés à Picquart.

C'est en effet l'évidence, et les arguments en ont été exposés par M. Paul Meyer, directeur de l'École des Chartes, avec un bonheur d'expression fort remarquable (1).

Le directeur de l'Ecole des Chartes a mis à néant les trois singuliers experts de l'enquête Ravary, heureux de se réfugier dans le silence dont le Président du procès Zola leur assurait le bénéfice.

(i) Voir Le Capitaine Lebrun- Renault? pages 31 et suivantes et page 69.

Ces trois experts sont des personnages énigmatiques.

On en est à chercher le sphinx qui leur a dicté leurs conclusions.

Il semble qu'il en ait été d'eux, comme de l'avocat général Yan Gassel, quand celui-ci a émis l'opinion monstrueusement absurde, que Picquart était l'auteur de la communication à YEclair du 15 septembre 1896!

Il semble que les trois experts aient écrit des conclusions qui leur étaient dictées par les bureaux de la guerre, comme l'avait été à Van Cassel sa version des indiscrétions de YEclair et du Matin.

Mais, quel que soit le mot de l'énigme des trois experts : qu'il s'appelle « complaisance » ; qu'il s'appelle « corruption » ; qu'il s'appelle « crainte » ; il importe médiocrement; car, quel que soit ce mot, il en est d'eux comme de Yan Gassel, ils pataugent.

Argument énorme des experts- pour décharger Esterhazy du bordereau. — Les deux écritures se ressemblent trop, pour que la seconde ne soit pas le décalque de la première 1

Nous mentionnons simplement à titre de solution de cette curieuse énigme, l'opinion de Jaurès, telle qu'il l'exposa dans la Petite République du 29 août 1898. Elle est d'ailleurs des plus bienveillantes pour le trio des masques :

Il fallait sauver Esterhazy. — Hypothèse du décalque.

Quand sur les instances de M. Scheurer-Kestner le bordereau fut versé à l'enquête, quand le général de Pellieux fut obligé enfin de le faire expertiser, il lui fut très difficile, comme il l'a raconté lui-même dans sa déposition, de trouver des experts, car le péril était grand.

Aussi il n'en faut pas vouloir à MM. Couard, Belhomme et Varinard de s'être arrêtés à une conclusion prudente et transactionnelle.

D'un côté, ils ont sauvé leur renom d'experts, en reconnaissant dans le bordereau de l'écriture d'Esterhazy.

Et d'un autre côté, ils ont sauvé la Patrie, en assurant que ce pouvait bien être là le résultat d'un décalque.

Le bordereau était de l 'écriture d'Esterhazy : mais il n'était pas de sa main.

Cette conclusion tempérée permettait de sauver, au moins pour quelque temps, Esterhazy.

Et après tout, c'était l'essentiel.

L'identité des mots «écriture bordereau» et «écriture Esterhazy» est trop complète pour qu'Esterhazy ait pu la réaliser spontanément.

Comment MM. Couard, Belhomme et Varinard ont-il établi qu'il y avait décalque?

Peut-être Font-ils expliqué à Esterhazy lui-même, avec lequel, selon la déposition de Christian Esterhazy, M. Belhomme s'entretenait pendant la période de l'expertise.

Mais ils n'ont pas mis beaucoup d'empressement à le révéler au public.

Devant la cour d'assises, ils se sont retranchés obstinément dans le secret professionnel.

En vain, le général de Pellieux disait-il que sur la question des écritures il ne voyait pas la nécessité du huisclos.

En vain, le président lui-même, se relâchant un peu de sa rigueur, paraissait-il les autoriser à quelques explications.

Farouchement ils défendaient le huis-clos, et M. Belhomme ajoutait qu'il était résolu au silence le plus complet, sûr le conseil de ses avocats.

Mais après tout, ce que nous savons nous suffit. M. Belhomme, si muet devant la cour d'assises, a été moins réservé avec un journal ami, l'Echo de Paris.

Voici ce qu'il dit dans une interview :

« Nous avons fait photographier non seulement le bordereau, mais des pages entières du commandant Esterhazy.

»Sur ces épreuves-là, les similitudes, les ressemblances obtenues dans le Figaro, et depuis, dans le Siècle, qui a employé les mêmes procédés, disparaissent, et on voit que le bordereau n'est pas d'une écriture spontanée.

» Il y ades surcharges nombreuses, des reprises, des mots liiésmême; car, si on les juxtapose, ils s'identifient parfaitement.

» Or, je défie n'importe qui de tracer deux lettres et, à plus forte raison, deux mots entiers avec des caractères identiques, » Celui qui a écrit le bordereau a imité, calqué, cVsJ mani*

. Vécriture du commandant . Ksterhazy).

» Ce dernier emploie quelquefois, mais assez rarement

en somme, des S allemandes, et dans le bordereau, sur six S, il y en a cinq de cette forme et toutes sont calquées.

» De plus, les mots essentiels par leur sens sont calligraphiés.

» L'écriture est inégale, incertaine.

» Aucune des lettres du commandant mises sous nos jeux n'a ce caractère, mais cette différence n'est sensible que pour nous qui avons vu les originaux.

» Avec des clichés habilement faits, on a pu espérer tromper le public et on y a réussi. »

Pour qu'on ne dise pas que ce n'est là qu'une interview, qui d'ailleurs n'a pas été démentie, rappelons que M. Belhomme a daigné, devant la cour d'assises, laisser tomber une phrase qui se rapporte à son interview : « Le bordereau est en grande partie à main courante, et en partie calqué, »

L'expertise du bordereau par le trio constitue un fait nouveau par rapport à l'expertise de 1894. Cela est cause que le huisclos a été prononcé sur l'expertise du trio. — Sans ce huis-clos, la contradiction des expertises de 1894 et de 1898 aurait milité en faveur de la révision.

Voilà donc qui est acquis. D'après M. Belhomme et puisque les trois experts ont déclaré être d'accord, d'après MM. Belhomme, Varinard et Couard, l'écriture d'Esterhazy se retrouve au moins en partie dans le bordereau, mais elle a été décalquée.

Et après cette constatation officielle, légale, que reste-t-il des expertises par lesquelles a été condamné Dreyfus?

Trois sur cinq des experts du procès Dreyfus reconnaissent dans le bordereau l'écriture de Dreyfus.

L'un d'eux (Bertillon) ajoute que, s'il y a des différences, c'est que Dreyfus a décalqué l'écriture de son frère.

Et il affirme encore que pour dérouter la justice et pouvoir alléguer que le bordereau est un faux, Dreyfus a décalqué sa propre écriture.

Mais voici maintenant que d'autres experts, examinant officiellement le bordereau, reconnaissent, au moins en partie, l'écriture d'Esterhazy.

C'est là un fait nouveau, et, qu'il y ait eu décalque ou

non, les conclusions des seconds experts infirment celles des premiers.

Les experts du premier procès ont expliqué le bordereau tout entier, sans tenir compte de l'écriture d'Esterhazy ; les experts du second procès introduisent dans le bordereau l'écriture d'Esterhazy : il y a contradiction directe, et l'expertise de 1894, qui a condamné Dreyfus, ne tient plus.

C'est bien pour cela que dans la comédie du procès Esterhazy, le 10 janvier 1898, le huis-clos a été prononcé sur les expertises d'écriture.

Si on les a cachées, c'est pour ne pas faire éclater aux yeux de tous la contradiction officielle entre les expertises du procès Dreyfus et celles du procès Esterhazy.

On n'a même pas voulu que le public pût savoir que les trois bons experts avaient reconnu dans le bordereau, au moins en partie, l'écriture d'Esterhazy.

Et le cauteleux Ravary se borne à donner la conclusion brute : Le bordereau n'est pas l'œuvre d'Esterhazy.

Il n'ajoute aucun détail.

Il se garde bien de dire que les experts, malgré leur bon vouloir à l'égard de l'autorité militaire, ont été contraints de retrouver dans le bordereau l'écriture d'Esterhazy, et qu'ils ont dû recourir, pour le sauver, à l'hypothèse du décalque.

Les réflexions de Jaurès sur les expertises de 1898 sont justes.

La controverse de ces écritures survivra comme un monument éternel de mauvaise foi et de bêtise chez les défenseurs de la chose jugée.

Pour un peu, le général de Pellieux y traitait le soleil de faussaire.

Il devenait la personnification inconsciente du vers classique du poète des Géorgiques :

Solem quis dicere falsum audeatl

La spirituelle ironie du directeur de l'École des Chartes l'arrêta seule, sur la pente de son blasphème.

Eh oui! Teyssonniôres ne connaissait ni d'Eve ni

d'Adam Esterhazy en 1896, quand il livra diu Matin son fac-similé de 1894, instrument de l'expertise par laquelle il avait condamné Dreyfus. Teyssonnières voulait tout bonnement donner le coup de massue au syndicat.

Bunau-Varilla, le directeur du Matin, le complice de Teyssonnières dans le « coup de massue», ignorait aussi Esterhazy. Il n'en avait jamais ouï parler.

Alors, c'était le soleil de novembre 1896 qui avait fait le coup.

Il avait changé le fac-similé de 1894 en « écriture d'Esterhazy » !

Coquin de soleil ! Lui aussi, il se mettait du syndicat. C'était le comble du dreyfusisme !

Tel est l'argument, grâce auquel les partisans de la chose jugée, Pellieux duce, prétendaient triompher de l'innocence de Dreyfus 1

Ils sont persuadés d'ailleurs d'y avoir réussi : les apparences leur donnent encore raison à l'heure actuelle.

Mais la vérité est comme le soleil. La comédie de la condamnation de Dreyfus a été l'un des cyclones les plus formidables qui l'aient obscurci.

Déjà les nuages qui ont troublé les consciences commencent à se dissiper.

L'on devine, à maint symptôme consolant, que le soleil va les percer.

Il va inonder de ses torrents de lumière ses. obscurs blasphémateurs, aussi bien qvfe les plus orgueilleux.

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