‹ Histoire populaire de l'Eglise du Canada [microforme]Chapitre 14 sur 29 · MURRAY · texte numérisé non relu

MURRAY

Administrateur :

Sir IRVING (1766).

Pendant combien de temps le siége épiscopal || de Québec resta-t-il sans titulaire, après la mort || de Mgr de Pontbriand ?

| Après la mort de Mgr de Pontbriand, le siége épiscopal de Québec resta sans titulaire jusqu’en

Quels furent les administrateurs des affaires ecclésiastiques jusqu’en 1763?

Les administrateurs des affaires ecclésiastiques jusqu’en 1763, furent pour Québec, l’abbé Briand, vicaire général ; et pour Montréal, l'abbé Montgolfier, distingué par ses talents, ses connaissances et ses vertus.

Sur qui tomba le choix du chapitre de Québec, lorsqu'il se réunit, le 18 septembre 1763 pour donner un successeur à Mgr de Pontbriand ?

Le choix du chapitre de Québec tomba sur l'abbé Montgolfier dont la nomination fut vivement combattue par le général Murray, et que l'Angleterre refusa d’agréer, exigeant même qu'il renonçât à son titre de grand vicaire.

Voyant cela, l'abbé Montgolficr qui était passé en Angleterre pour faire accepter sa nomination, fit connaître au chapitre les difficultés insurmontables qu’il rencontrait, et envoya sa démission qui fut acceptée,

Quel nouveau titulaire choisit alors le chapitre de Québec ?

Tout en se plaignant de l'intervention du gouvernement, le chapitre de Québec choisit alors pour évêque, l'abbé Briand, recommandé par l'abbé Montgolfier lui-même, et dont le général Murray avait fait à ses supérieurs l'éloge suivant : “ L'abbé Briand, vicaire général de ce gouvernement, a toujours agi avec une candeur,

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une modération, un désintéressement qui le proclament un digne et honnête homme, et je ne connais personne de sa robe qui mérite aussi justement la faveur royaie.” Désireux d’affermir le maintien de la religion catholique au Canada, l'abbé Briand s’inclina devant le choix du chapitre, et passa immediatement en Angleterre pour solliciter la permission d'aller en France, afin de s’y faire sacrer après avoir reçu ses bulles du Saint-Siége.

Comment la demande de l'abbé Briand futelle accueillie en Angieterre ?

La demande de l'abbé Briand rencontra certaines difficultés suscitées par un moine apostat du Canada, qui s'était rendu en Angleterre, ainsi que par la position cmbarrassante dans laquelle les lois pénales contre les catholiques plaçaient les ministres, Mais, indirectement, le gouvernement fit savoir à l'abbé Briand que s’il se faisait sacrer, on n’en dirait rien, et que l’on fermerait les yeux sur ses démarches. Ainsi renseigné sur la meilleure voie à suivre, l’abbé Briand se rendit en France. (1)

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(1) L’Angleterre exigeait pour reconnaître l’évêque de Québec : 1° qu’il ne dépendrait d’aucune puissance étrangère, et n'aurait aucun rapport ni avec Rome, ni avec la France ; 2° qu’une fois ses bulles reçues, il serait censé tirer son autorité de son siége.

Enumérez les principaux évènemonts civils et politiques qui se passèrent pendant la vacance du siége épiscopal de Québec (1760-1766) ?

Les principaux évènements civils et politiques qui se passèrent pendant la vacance du siége épiscopal de Québec, furent: 1 © la formation d'un conseil de sept officiers, en 1760; 29 le traité de Paris, la substitution des lois anglaises aux lois françaises, l'imposition du seru.nt du test, la formation d'un nouveau conseil de douze membres, en 1763; 3° l'insurrection de Ponthiac, à la tête des sauvages de l'Ouest, contre l'Angleterre, en 1765 ; 4° le rappel du gouverneur Murray, parce qu'il n'avait pas exigé le serment du fesf, ni la remise des armes, en 1766.

Septième Évèque de Québec :

Mgr JEAN OLIVIER BRIAND,.

Gouverneur :

Sir CARLETON (‘766-1770 et 1774-1778) Administrateur :

© AMAHÉ (1770-1774), Lieutenant-Gouverneur :

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