RES TE NU RL TETE
Le P, Jogues fit l'expérience, pendant s1 captivité, de tous les raffinements de cruauté que savaient inventer les Iroquois. Après avoir été forcé, à plusieurs reprises, de défiler avec les autres captifs entre deux lignes de guerriers qui, armés de bâtons, les frappaient à coups redoublés, on commanda à une algonquine chrétienne, captive depuis quelques mois, de lui couper le pouce de la main gauche. Il passait les nuits, avec ses compagnons de captivité, dans une cabane où les jeunes gens et les enfants s’amusaient à jeter sur eux des charbons ardents. Ses bourreaux poussèrent même la cruauté, un Jour, jusqu’à le suspendre par les bras à deux poteaux plantés en terre, et ses souffrances étaient telles qu'il en serait mort, si un jeune iroquois touché de pitié, ne l’eût délié. Seul au milieu des Iroquois, depuis que son compagnon d’infortune, Réné Goupil, avait été assommé à ses côtés, le P. Jogues passa encore près d’une année dans un esclavage pire que la mort dont on le menaçait sans cesse. Mais l'heure de la délivrance approchait. Se trouvant au mois d'août 1643, près du fort qui est aujourd’hui la ville d’Albany, le commandant hollandais le fit avertir que les Iroquois avaient résolu de le tuer, et que, s’il voulait s'échapper, on laisserait une chaloupe au moyen de laquelle il pourrait pendant la nuit s'embarquer sur un vaisseau moui lé au milieu de la rivière. C'est ce que fit le P. Jogues, après quelques heures d’hésitation, Le gouver-
LU
mm 90
neur de la colonie le fit ensuite conduire à New- York pour prendre passage sur un vaisseau qui le transporta en Angleterre, Le patron d’un bateau à charbon le conduisit sur les cotes de la Bretagne où il débarqua misérablement vêtu, et n'ayant qu'un bonnet de nuit pour toute coiffure. Il arriva enfin chez ses confrères de Rennes, le $ janvier 1644, rêvant déjà de reprendre le chemin de ses chères missions.
Racontez la captivité et la délivrance du P, Bressani, en 1644 ?
Comme le P. Bressani montait au printemps de 1644, au pays des Hurons, il fut attaqué à six lieues au-dessus des Trois-Rivières, par une bande de trente iroquois qui le firent prisonnier et l’'emmenèrent dans leur pays avec les hurons qui montaient le canot. Le P. Bressani fut soumis à tous les supplices qu'avait subis le P, Jogues ; son corps fut torturé avec le fer et le feu depuis le sommet de la tête jusqu’à la plante des pieds, et il n’attendait plus de délivrance que de la mort, lorsque les chefs de la nation le donnèrent à une vieille femme qui, désespérant d'en tirer aucun service, le céda peu après, pour quelques cents francs, à des hollandais qui l’accueillirent avec la plus grande bienveillance. Lorsqu'il fut rétabli, ils le dirigèrent sur La Rochelle où il arriva au mois de novembre 1644. Le P. Bressani s'étant ensuite rendu à Rome, le pape Innocent X le reçut comme un apotre, et
LR nes
OR ne ie Res ds
à Neweau qui on d’un es de la vêtu, et coiffure, nnes, le le che-
e du P,
ntemps 1é à six ar une sonnier hurons ani fut s le P, r et le plante vrance tion le spérant s, pour ui l’aclance.
a Ro-
pme, le )tre, et