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FRANÇOIS r'' Eï SA SŒUR.
inléricurs indéterminés. Malgré son voyage d'éducation en Italie, malgré les prix élevés atteints par ses œuvres de son vivant, il demeure un médiocre peintre. John Singleton Coploy (1737-1815) est de même que West, de naissance américaine et d'éducation anglaise; il a traité des sujets analogues à ceux de West : la i¥o// du major P/erson, le Couronnement de Jane Greij, le Résurrection de Notre-Seigneur, etc. Copley a plus de licliessc, de couleur et compose plus fortement que West, son Dernier discours du comte de Cliatham est une page d'une très belle et très puissante allure. On classe dans l'école anglaise un peintre suisse de naissance, Henry Fiiessli, dit Fuseli (1741-1825). Son œuvre
lie scènes historiques et ilc sujets sliakespeariens, Tllania cl Bollom, est un
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BÛ.N.NINGTON.
FRANÇOIS l--, CHARLES-yUlN-T ET LA DUCHESSE d'MAMPES.
de ses tableaux les plus connus, mais une œuvre prétentieuse et ennuyeus
se.
William Etty (1787-1849), un des mieux doués, mais « gâtant » tous ses tableaux par cette facture mince et satinée qui fait un contraste si pénible avec
BONNINGTON. — BOLOGNE.
la riche et crâne exécution de Gainsborough, et qui est commune à la plupart de ces peintres, a accusé nettement le travers de l'école. « J'ai toujours voulu,
ÉCOLE ANGLAISE
u-l-il écrit lui-même, dans mes tableaux les plus importants, poindre quelque grande moralité : dans le Combat, le licaulé du |iardnii ; dans Judith, le patriotisme; dans U/i/sse et les Sirènes, le devoir de résister aux séductions des sens... » et Cidera. .Malheureusement, si belles (jue soient ces intentions, il n'y a guère d'exemple qu'en art elles aient jamais enl'anlé des œuvres de qualité supérieure.
BONNINGTON.
11 faut s'y résigner, et pour moraliser ses semblables, recourir à d'autres procédés que la peinture ; c'est un métier différent.
James Northcote (174G-1831) avait d'autres mais non moindres prétentions ; la fréquentation assidue de Reynolds ne l'avait pas rendu meilleur peintre, mais elle lui avait mis en tête d'écrire sur la peinture et de mettre en formules éloquentes l'art qui ne fut pas envers lui reconnaissant. 11 suffit de mentionner pour mémoire ses tableaux d'histoire et ses portraits sans prendre la peine d'en signaler particulièrement.
Wilkie est une figure beaucoup plus importante, autant par la situation qu'il a occupée dans son pays que par son œuvre elle-même. C'est du moins un
homme passionné pour son art, doué de très belles qualités et qui a laissé des tableaux qui peuvent se regarder. Né en 1783, dans le Fifeshire, il lit son éducation artistique à la « Trustées Academy » d'Edimbourg et vint à Londres en 1805. De 1803 à 1823 il se consacra exclusivement à la peinture de genre, et il y remporta des succès. En 1825, il visita la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, et les œuvres du Corrège, de Rembrandt et de Yelazquez l'ayant vivement frappé, il revint dans son pays peintre d'histoire et de portraits. Peintre du roi en 1830, à la mort de Lawrence, fait chevalier en 183G, il fit un nouveau voyage en 1840, en Orient cette fois : de Constantinople il se rendit en Terre Sainte et en Egypte; mais tombé malade en voyage, il expira à bord du steamer, en quittant Gibraltar. On sait quelles grandioses funérailles lui a faites Turner,
peignant de rêve son ensevelissement dans les flots.
Ses tableaux de genre sont pleins de mouvement et d'ingéniosité sinon de sentiment bien profond et surtout de couleur bien aeréable. On dirait une sorte d'Isack Van Ostade anglais, dépourvu d'harmonie. Malheureusement ils sentent plus l'arrangement que la vérité. Toutefois on regarde sans ennui et sans répugnance ses toiles de genre telles que la Fêle du vil/ayc, le Bedeau de la Paroisse, Colin-Maillard, les Politiques de village, etc., etc. Quanta ses tableaux d'histoire, il en est un parmi eux qui serait bien près d'être un chef-d'œuvre de composition et d'expression : le Prêche de David Knox, de qui le geste passionné émut vivement Delacroix.
Après ce beau peintre on peut citer encore William (lollins (1788-1849) qui s'adonna au paysage et à la peinture de genre, et dont les tableaux ont été populaires, et popularisés encore par d'innombrables reproductions. Peintre aimable, il voulut comme ^^'ilkie, après un voyage en Italie, faii'e du « grand art », et il y échoua complètement.
Charles Robert Leslie (1794-1839) est représenté à la National Gallery par un tableau qui est peut-être la meilleure et la plus spirituelle peinture de genre de toute l'école anglaise, puis par des tableaux tirés de Bon Quicltolle et du Coihus de Milton (pii ne valent point, il s'en faut, celle excellente scène de VO/icle Tobij avec la veuve, l'épisode du Tristrain Shandy de Sterne. Au musée du South Kensinglon, Leslie figure avec une nombreuse série de tableaux traduisant des scènes de Shakespare et de Molière, Joyeuses commères de Windsor,.
WILLIAM ETTY. — ALLÉGORIE.
KCOLE ANGLAISE.
Winlcrs taie, lo Bourgeois genlilliommo, les Femmes mcantcs, etc. C'ost un esprit exlrèiiicincnt iugf'nioiix cl spiriUicl, un dessinateur habile, un excellent régisseur Je lliéâlre. C'est grand doniniage qu'il soit vemi dans un temps où le beau métier de peintre semblait se perdre en Angleterre, et où d'ailleurs les plus mauvaises |iratiques de peinture régnaient dans toute l'Europe, enlin, qu'ayant connu Reynolds et Constable et excellemment rciil IcniMio, il se montre trop