‹ Histoire populaire de la peinture (volume 2)Chapitre 80 sur 90 · LES POLITIQUES DE VILLAGE · texte numérisé non relu

LES POLITIQUES DE VILLAGE

un aspect de l'école anglaise s'arrête brusquement, ou qu'elle retourne simplement à la virtuosité. Mais nous en disons déjà trop long à ce sujet, puisque nous parlons de raveuir quand nous nous sommes interdit de parler du [irésenl même quand il est une lin d'évolution. 11 ne nous reste donc qu'à résumer, avec une brièveté inévitable, vu le médiocre intérêt du sujet, la peinture d'iiisfoire et de genre, depuis la mort d'Hogarth, jusqu'au mouvement si admirable et si raffiné que l'on a surnommé préraphaélite, dont nous pourrons du moins énoncer le point de départ elles aspirations.

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On ne sanrailsV'xplninor comment la plupart des peintres d'histoire anglais du. xviii'' siècle et du commencement du xix'se montrent si secs et si i)lals. alors (fuc les portraitistes et les paysagistes leur donnent l'exemple de la belle couleur et de la riche matière. Il y a un abîme entre eux. Bien (jne cela ne vaille guère la peine d'en reciicrclier la raison, p('ul-('li(' s"esl-il pi'oduil pinir eux ce (pic Delaci'oix a\ai( Cduslalé cliez \\ilkii': « .l'ai été clic/ M. Wilkic d je ne l'ap-

DAVID WlLKlli. — FETE DU VILLAGE.

précie que depuis ce moment. Ses tableaux achevés m'avaient déplu, et dans le fait, ses ébauches et ses esquisses sont au-dessus de tous les éloges. Comme tous les peintres de tous les temps et de tous les pays, il gâte régulièrement ce qu'il fait. » Si le jugement de Delacroix s'était limité aux peintres anglais, ce serait parfait, car on ne peut dire que les Hollandais du xvii° siècle ou ax'ant eux Van Eyck et Memling ou encore les grands Italiens aient « gâté leurs esquisses et leurs ébauches ». En tous les cas, cet accident est constant chez les Anglais dont nous passons les noms en revue, et peut-être une des supériorités de

IlISTOIRI': POPULAIRE DE LA PEINTURE.

Heynolds, deRomney, de Gainsborough, de Constable, de Turner, dans leurs plus heureux morceaux, est qu'ils ont su profiter de leur verve et s'arrêter à temps.

Benjamin ^^'est (1738-1820) savait incontestablement dessiner et composer, encore que d'une façon un peu apprêtée et guindée : son tableau de la Mort du général Wolfe en est une preuve ; c'est également un mérite pour l'époque, d'avoir traib' des sujets contemporains autres que des scènes de mœurs ou des

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