I S A C K VAN O S T A D E . — LES PATINEURS
trop se rebuter du premier aspect un peu factice de ces compositions, on reconnaîtra à Hondecœter de fort belles qualités ; il dessine largement et peint grassement.
Les œuvres d'un autre animalier, qui chercha un peu plus le drame, autre manière d'apparat, fui Abraham Hondius (1638-1695), dont les œuvres sonl fort peu répandues. Le musée de Rotterdam peut donner nue excellente idée de son genre, en deux petites toiles de chasse, très mouvementées et très jolies de couleur, représentant des luttes désespérées entre un sanglier d'une part, un ours de l'autre, et des chiens tout à l'ail courageux, qui nous parurent, un dimanche, en ce petil el curieux musée Boymans, attirer toute l'attention ei mériter les éloges des petits enfants hollandais.
Faute d'une meilleure classification, nous terminerons cette sommaire esquisse des annexes à la peinture de la vie proprement dite par deux liés bons peintres
ÉCOLES FLAMANDE ET HOLLANDAIS];
qui sonl à la lois un peu des spécialistes, et mieux que cela. L'un est Isacli \ an Ostade, le frère d'Adriaan (1629-1649). Isack est plutôt considéré comme un peintre de mœurs et de paysages, e1 nous souscrivons volontiers à cette désignation. Dans ses excellentes scènes rustiques, fermes, auberges, haltes de voyageurs, patineurs, enfin le répertoire commun à tous ces petits maîtres mais que chacun a joliment varié par sa touche el par sa couleur, l'animal n'occupe pas une place secondaire ; il \ a au moins autant d'importance, el a notre gré plus